Alfred Henry Mortier, né Mortjé le à Baden-Baden (Grand-duché de Bade) et mort à Paris 17 le Acte de décès n° 2193 (vue 1/31). Archives de la Ville de Paris en ligne, état-civil du 17ème arrondissement, registre des décès de 1937., est un journaliste et écrivain français.

Naturalisé français en 1900, il fut autorisé par ordonnance à modifier son nom de famille. Son cousin Pierre Mortier, directeur du Gil Blas de 1911 à 1917, put faire de même.

Biographie Jeunesse et œuvres Né de père hollandais et de mère française, Alfred Mortier a longtemps habité Nice où ses parents s'étaient installés en 1874.

Après avoir fait ses études au lycée de Nice (Lycée Masséna), il étudie le droit à Paris.

Il se lance alors dans plusieurs domaines dont le journalisme, la poésie, la musique, écrit de nombreuses pièces de théâtre et devient critique de théâtre.

Le , à Nice, il épouse Aurélie Octavie Gabrielle Antoinette de Faucambergue, connue en littérature sous le nom d'Aurel, qui tiendra un salon politico-littéraire à Paris de 1915 à sa mort.

Alfred Mortier collabore à L'Éclaireur de Nice et du Sud-Est puis fonde Le Petit Monégasque dont il est directeur pendant plusieurs années.

Il est encore l'un des fondateurs de Mercure de France et, en 1895, président-fondateur du Cercle Artistique à Nice.

Décès Il meurt le en son domicile du 20 rue du Printemps.

Famille La pianiste Jane Mortier est l'épouse de son frère, le peintre Robert Mortier.

Postérité A Paris, une plaque lui rend hommage sur la façade de l'hôtel particulier du 20 rue du Printemps et indique : « Alfred Mortier - 1865-1937 - Le poète du Temple sans idoles, du Souffleur de bulles, de Marius vaincu, de Sylla, de Penthésilée, du Divin Arétin, de Machiavel, l'érudit de Ruzzante - travailla dans cette maison depuis 1913 et y mourut - "Ici fut un juste et l'un de ces doux souriants qui possèderont la Terre" »

Son nom a été donné à une rue de Nice, sur l'insistance de sa veuve qui avait obtenu les mêmes honneurs pour son premier mari, le peintre paysagiste Cyrille Besset. Le souvenir d'Alfred Mortier est également rappelé sur la façade du n° 20 de l'avenue Jean Médecin par une plaque pas très lisible indiquant « Ici vécut Alfred Mortier (1865-1937) noble écrivain - grand poète dramaturge - érudit - auteur de La vaine aventure, Le temple sans idole, Le souffleur de bulles, Marius vaincu, Sylla, Penthésilée, Ruzzante ».

Œuvre Œuvre poétique 1894 : La Vaine aventure, 1 volume in-18°, éditions Mercure de France 1909 : Le Temple sans idoles, 1 volume, éditions Mercure de France 1929 : Le Souffleur de bulles, 1 volume, éditions Messein Œuvre théâtrale 1896 : La Fille d'Artaban, pièce en 1 acte en prose, au Théâtre Libre 1910 : Marius vaincu, tragédie en 3 actes en vers, au théâtre des ArtsInformations. Nouveau théâtre d'art (Théâtre des Arts). Marius vaincu. Comoedia, 25 mai 1910, p. 3, . 1913 : Sylla, tragédie en 4 actes en vers, musique de scène de Louis Vuillemin, au théâtre de l'Odéon 1919 : Sakountala, pièce lyrique en 5 actes, d'après Kalidasa, au théâtre de verdure du Pré-Catelan 1921 : Galatée, pièce en un acte au Théâtre des ArtsComoedia du 7 janvier 1921. 1922 : Penthésilée, tragédie en 3 actes en vers, musique de scène de Marc Delmas, au théâtre de l'Odéon à Paris et au Théâtre des Arènes à Béziers 1923 : Ruzzante, ou le retour de la guerre, parade traduite du padouan (1529) par Alfred Mortier, au théâtre de l'ŒuvreChronique dramatique. Les Nouvelles littéraires, 2 juin 1923, p. 5, . 1926 : Francesca da Rimini, drame en 4 actes, d'après la Divine comédie de Dante, au théâtre Albert 1er 1930 : Le Divin Arétin, le , au théâtre des Arts, Perina. 1933 : L'Affaire Brock, pièce en 3 actes et 4 tableaux, avec Henri Christiné, au théâtre Albert 1erAu théâtre Albert 1er. L'Affaire Brock. Comoedia, 4 février 1933, pp. 1-2, . 1939 : Galatée, pièce en 7 scènes en prose, au théâtre Pigalle

Distinctions au titre du Ministère de l'Instruction publique (décret du )L'insigne lui a été remis par son cousin Pierre Mortier, commandeur de la Légion d'Honneur (dossier LH 19800035/759/86075 dans la base Léonore).. Commandeur de l'Ordre de la Couronne d'Italie (1925).

Notes et références

Annexes Bibliographie Amélie Fillon, Alfred Mortier, Paris, éditions de la Caravelle, 1938 Aurélie de Faucamberge, L'homme de ma vie : Alfred Mortier, Paris, éditions La Tour du Guet, 1947 Marguerite Isnard et Roger Isnard, Per Carriera, Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Nice, SERRE Editeur, 1994, page 30 https://web.archive.org/web/20140808052720/http://masson-oursel.fcsh.unl.pt/115i-alfred-mortier/

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