Le système éducatif français divise l'enseignement primaire (ou enseignement du premier degré) chronologiquement en deux : l'école « maternelle » prend en charge des élèves âgés de trois — parfois deux — à six ans, et dure trois ou quatre ans ; puis, l'école « élémentaire » prend en charge les élèves âgés de six à onze ans, et dure donc cinq ans.

Depuis la rentrée 2019, l'instruction est obligatoire dès trois ans, que cela soit à l'école ou à domicile. Auparavant, l'âge de début de l'instruction obligatoire était fixé à six ans, soit au seuil de l'école dite élémentaire.

À l'origine, l'école primaire de Jules Ferry n'accueillait que les élèves de 6 à 13 ans et le niveau élémentaire était donc alors appelé « école primaire »« 28 mars 1882 - Jules Ferry rend l'enseignement primaire obligatoire », Site du gouvernement de la France. En France, l'instruction obligatoire est, en majeure partie, dispensée dans les écoles, maternelles et élémentaires. Cependant, ce n'est pas l'école qui est obligatoire, mais l'instruction des enfants. Dès lors, certains parents décident d'instruire eux-mêmes leurs enfants à la maison. En France, il existe différents types d'écoles différenciées par leur mode d'administration (secteur public, secteur privé sous contrat ou secteur privé hors contrat). L'enseignement primaire est décomposé en trois cycles:

Le cycle 1 des apprentissages premiers, appartenant à l'école maternelle : première année : petite section ou PS (3-4 ans) deuxième année : moyenne section ou MS (4-5 ans) troisième année : grande section ou GS (5-6 ans)

Le cycle 2 des apprentissages fondamentaux, appartenant à l'école élémentaire : Première année : cours préparatoire ou CP (6-7 ans). Deuxième année : cours élémentaire année ou CE1 (7-8 ans). Troisième année : cours élémentaire année ou CE2 (8-9 ans).

Le cycle 3 de consolidation, appartenant à l'école élémentaire : première année : cours moyen année ou CM1 (9-10 ans). deuxième année : cours moyen année ou CM2 (10-11 ans).

Histoire vignette| Affiche pour le recrutement d'enseignants des deux sexes (novembre 1794, musée Carnavalet). vignette|École élémentaire du Chesne. Sous l'Ancien Régime, il existait environ écoles. C'étaient des écoles confessionnelles (catholiques) et il y en avait en moyenne, une pour trois paroisses. À la Révolution française, il fut prévu que des premières écoles soient installées dans toute la République pour y admettre des enfants des deux sexes et leur enseigner en langue française ; par le décret du 27 brumaire an III (), il fut alors prévu une première école dès 400 habitants, l'enseignement se faisant par des « patriotes des deux sexes ». Mais la tourmente de la Terreur rendit impossible ce projet et très peu d'écoles fonctionnèrent. Le , la loi Guizot imposa aux communes de plus de 500 habitants de financer une école de garçons. Le , aménagement d'une extension de la loi Guizot aux filles sans obligation communale. Le , promulgation de la loi Falloux sur l'instruction primaire et la liberté des enseignements primaires et secondaires.

vignette|Inscription sur l'ancienne école communale de Bourg-du-Bost.Le , obligation pour les communes de plus de 500 habitants d'avoir une école de filles. Le , ouverture possible de classes enfantines pour les élèves de moins de 7 ans. Le , et le les lois Ferry instituent l'enseignement primaire public gratuit, laïc et obligatoire, pour les filles en 1882. Le , la loi Goblet organise l'enseignement primaire (écoles maternelles, classes enfantines, écoles primaires élémentaires, écoles primaires supérieures, cours complémentaires, écoles manuelles d'apprentissages), et la laïcisation du personnel des écoles publiques.

Au début du vingtième siècle, la population enseignante se féminise en regard à des considérations telles que la crise du recrutement masculin, l'acceptation par les femmes titulaires du seul brevet élémentaire des postes les moins recherchés, les besoins consécutifs aux lois de laïcisation, la mobilisation des instituteurs en 1914-1918. Les femmes bénéficient en 1919 de l’égalisation des traitements. En 1936, la loi Zay sur l'enseignement primaire instaure scolarité obligatoire jusqu'à 14 ans. En 1959, la loi Berthoin, fixe l'obligation scolaire jusqu'à 16 ans.

Jusqu'à l'instauration de la Cinquième République, l'enseignement était structuré par ordre. D'un côté les élèves de l'enseignement primaire restent dans le primaire du début jusqu'à la fin de leur scolarité. Les meilleurs élèves qui choisissent de ne pas préparer le certificat d'études primaires suivent des cours primaires supérieurs, organisés par les écoles primaires qui leur permettent d'atteindre le brevet. D'un autre côté les élèves de l'enseignement secondaire suivent les cours élémentaires de la onzième à la septième organisés par le collège ou le lycée au sein duquel ils continuent jusqu'au baccalauréat.

Même si des passerelles ont existé, elles étaient plutôt rares et peu empruntées. Avant les années 1950, et en particulier pendant l'entre-deux-guerres, les noms des différents niveaux étaient les suivants : PS : MS : GS : CP : CE1 : CE2 : CM1 : CM2 :

Organisation

vignette|École élémentaire d'Albigny-sur-Saône. L'école primaire comprend à la fois l'école maternelle et l'école élémentaire. Parallèlement, elle est partagée en trois cycles et sur le Bulletin officiel de l'Éducation nationale. Cette politique de cycles, mise en place par la loi d'orientation sur l'éducation du et inspirée des mouvements de l'école nouvelle, prend en considération les décalages d'apprentissage entre les enfants dus aux différences de maturité. L'enfant dispose de trois ans pour acquérir l'ensemble des compétences du cycle considéré. Pour ceux en difficulté ou pour les plus précoces, il existe la possibilité de prolonger ou de réduire le cycle d'une année, mais seulement une fois durant l'enseignement primaire.

Chaque école doit rédiger et actualiser le projet de cycle : document définissant les modalités locales (au niveau de chaque école) de mise en œuvre de cette pédagogie de cycle. Il permet par exemple d'éviter d'enseigner la même période historique plusieurs fois au cours du même cycle. Ce document est toutefois complexe à réaliser et à actualiser, notamment dans les écoles où les équipes changent (par le biais des mutations, départs et congés divers) ainsi que dans les écoles de grande taille (car il est nécessaire qu'il soit accepté à l'unanimité pour être utile)« Du CP à la 3e, l'intégralité des futurs programmes scolaires », Le Monde, 14 avril 2015..vignette|L'école primaire Frédéric-Mistral dans le quartier de La Bergeonnerie à Tours. Le rythme scolaire désigne la répartition des temps pour l'enfant dans la semaine et dans l'année, à l'école et en dehors de l'école. Cette question est centrale dans le débat sur l'école, entre autres parce que les spécialistes des rythmes de l'enfant ont souligné que souvent on impose à l'enfant des rythmes de vie et d'apprentissage qui sont peu adaptés à un bon développement.. Les programmes officiels de d'enseignement ont fait l'objet d'une version consolidée au BO du . La scolarité primaire se déroule à l'école maternelle puis à l'école élémentaire, chaque structure étant placée sous la responsabilité d'un directeur d'école ou bien les deux structures étant regroupées sous l'appellation « école primaire » et placées sous la responsabilité d'un seul directeur. Dans l'enseignement privé, toutes les écoles sont des écoles primaires. Une école d'application est une école élémentaire ou maternelle comme une autre, qui participe en plus à la formation des futurs professeurs des écoles. Les écoles d'application étaient rattachées jusqu'en 1991 aux écoles normales d'instituteurs et les maîtres d'application qui y enseignaient « appliquaient » (mettaient en pratique) ce que les étudiants apprenaient en théorie à l'école normale. Les écoles normales ont été remplacées en 1991 par les IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) qui leur ressemblaient, mais qui depuis 2010 fonctionnent différemment. En 2011, les écoles d'application existent toujours, de même que les maîtres d'application (maîtres formateurs) qui y enseignent. Ce sont des maîtres qui possèdent une qualification certifiée de formateur, qui ont une classe comme les autres mais qui accueillent régulièrement dans leur classe des futurs professeurs des écoles en stage. Ils sont déchargés de classe une partie de leur temps de service sur lequel ils vont visiter leurs étudiants dans d'autres écoles où ils effectuent des stages en responsabilité. Ils leur donnent des cours alliant théorie et pratique, les conseillent et les évaluent. Ce sont en général des maitres chevronnés, à la pointe de la pédagogie, des maitres « modèles ».Les écoles primaires publiques sont financées par les communes. En outre, certaines écoles publiques comprennent aussi des unités d'intégration scolaire mises en place pour permettre de scolariser tous les élèves et de permettre aux élèves en situation de handicap de suivre totalement ou partiellement un cursus scolaire ordinaire. vignette|Cours dans une école élémentaire. Il existe aussi des écoles privées, parfois « hors contrat ». La plupart de ces écoles sont confessionnelles, en général catholiques. D'autres se distinguent par leur pédagogie initiant des démarches novatrices : écoles dites nouvelles, écoles Montessori, école libertaire Bonaventure à Oléron (1993-2001), école de la Neuville en Seine-et-Marne (fondée en 1973), inspirée par les travaux de Françoise Dolto, etc. Une nouvelle loi d'orientation a été promulguée en 2005 (Loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école, du , dite « Loi Fillon »). À la fin de l'été 2005, tous les décrets d'application n'étaient pas encore parus. Certaines mesures sont entrées en vigueur à la rentrée de . Il existe également des écoles associatives, considérées privées parce que non-publiques, dans des langues autres que la seule langue officielle, le français : en basque, avec l'association Seaska en catalan, avec La Bressola en breton, avec Diwan, qui se considère école publique, laïque et gratuite. en occitan, au sein des Calandretas

École maternelle : cycle 1 vignette|Groupe scolaire Jules Guesde à Villeurbanne L'école maternelle accueille les enfants de 3 à 5 ans. C'est une période préparatoire à l'enseignement élémentaire : les objectifs essentiels sont la socialisation, la mise en place du langage, du nombre et du geste graphique. On y prépare l'apprentissage de la vie en groupe, celui de la lecture, de l'écriture et des mathématiques. L'enseignement dans les écoles maternelles est composé généralement de trois niveaux : La première année de cycle 1, appelée aussi petite section de maternelle (PS). La seconde année de cycle 1, appelée aussi moyenne section de maternelle (MS). La troisième année de cycle 1, appelée aussi grande section de maternelle (GS).

Une classe supplémentaire peut parfois accueillir les enfants dès l'âge de 2 ans : la toute petite section (TPS), pour les enfants de 2 à 3 ans. Il n'en existe pas dans toutes les écoles maternelles, mais lorsque c'est le cas, cette classe fait partie du cycle 1. Avant les années 1950, et en particulier pendant l'entre-deux-guerres, les noms des différents niveaux étaient les suivants :

PS : MS : GS :

École élémentaire : cycle 2 et cycle 3 vignette|École primaire de Vianden. vignette|Cour d'école. L'école élémentaire accueille les enfants de 6 à 10 ans. L'enfant entre en CP au mois de septembre de l'année de son sixième anniversaire.