Bagadoù Stourm (en français : troupes de combat), brièvement appelés Strolladoù Stourm (groupes de combat), est la milice du Parti national breton.
Histoire Création Les Bagadoù Stourm sont créés début 1941 par Yann Goulet, qui cherche alors à encadrer les jeunes de son parti tout en contrant les actions de Célestin Lainé qui cherche à les recruter pour sa Lu Brezhon.
Selon l'Institut français d'histoire sociale, l'unité aurait accueillie des femmes.
Changement de direction thumb|Membres des Bagadoù stourm photographiés vers 1942. Au cours de l'année 1941, la direction du parti charge Célestin Lainé et ses bras-droit de la Lu Brezhon d'assurer l'instruction militaire des du PNB, les Bagadoù Stourm, placée sous la direction de Yann Goulet.
Selon Ronan Caouissin, les Bagadou stourm auraient brièvement pris le nom Strolladou Stourm en 1941 pour que les initiales forment le sigle SS, ceci pour faire plaisir à Célestin Lainé.
Yann Goulet et son adjoint Alan Louarn avaient une autorisation de port d'arme délivrée par les Allemands ainsi qu'un permis de circuler dans les zones interdites de la côte.
Combats Le , des membres des Bagadou Stourm, dont « Alain Guerduel » (un pseudonyme) et Robert Le Helloco, parviennent à infiltrer le réseau de résistance FFI Gallais à Fougères : huit résistants bretons : René Gallais, Raymond Loizance, Marcel Pitois, Antoine Ferez, Louis Richer, François Lebosse, Jules Rochelle, et Jules Frémont sont arrêtés ; ils sont décapités le à Munich..vignette|Yann Goulet (à droite) dans le Bagadoù stourm. Désertions
Jean Chauvel de Guenrouet, Paul Le Magueur fondent le groupe LibertéCommunication de Jean-Jacques Monnier au colloque intitulé Des militants bretons dans la Résistance, Bretagne et identités régionales pendant la Seconde Guerre Mondiale, Centre de Recherche Bretonne et Celtique, Université de Bretagne Occidentale, Brest, mai 2002, .Christian Bougeard, dans la partie "Conclusions" (page 396) de Bretagne et identités régionales pendant la Seconde Guerre Mondiale, Centre de Recherche Bretonne et Celtique, Université de Bretagne Occidentale, Brest, mai 2002, , citant et reprenant la communication de Jean-Jacques Monnier au colloque intitulé Des militants bretons dans la Résistance, .Jean Jacques Monnier, Résistance et conscience bretonne, 1940-1945, l'hermine contre la croix gammée, 400 p., éditions Yoran embanner, Fouesnant, novembre 2007 (300 notes biographiques de militants politiques ou culturels bretons engagés dans la résistance)..
En août, six membres du groupe Liberté participent au camp d'été des Bagadoù Stourm à Saint-Herbot, dans les Monts d'Arrée. Contrairement à ce qu'avance Kristian Hamon, il est relaté que Yann Goulet, le responsable du stage, est arrêté par les Allemands et emprisonné jusqu'en octobre pour avoir affronté la police de Vichy et intercepté un policier qui espionnait le camp. Il est avancé que l'arrestation prétendue de Yann Goulet par les Allemands et sa détention consécutive, jusqu'en octobre 1943, avec une grève de la faim, aurait fait basculer une partie des BS nazairiens vers la Résistance active. Ils auraient donc ainsi rompu avec la branche dissidente collaborationniste issue du PNB qui éclate en plusieurs courants entre septembre et , la majorité étant engagée dans la neutralité ou une opposition modérée à Vichy.
Une partie des membres du groupe Liberté sont déportés à Buchenwald.
À la fin de la guerre, une partie des membres de la milice s'enfuient en Allemagne dans les camions de la Wehrmacht.
Après-guerre Yann Goulet est condamné à mort par contumace en 1947. Il passe le reste de sa vie en Irlande.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie . , édition revue et corrigée par Françoise Morvan.
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