Freddy Maertens est un coureur cycliste belge, né le à Lombartzyde. Durant sa carrière professionnelle de 1972 à 1987, il remporte 142 victoires dont le Tour d'Espagne 1977 et, à deux reprises, le Championnat du monde sur route. Sa carrière coïncide avec les meilleures années d'un autre coureur belge, Eddy Merckx.. La carrière sportive de Maertens oscille entre des saisons moyennes et d'autres très prolifiques. Sa vie privée est marquée par l'alcoolisme et des dettes. Il lui a fallu plus de deux décennies pour rembourser une dette fiscale.. Jusqu'en , il est le conservateur du musée du Tour des Flandres à Audenarde. Repères biographiques et carrière amateur Vie privée Freddy Maertens est le fils de ce que sa femme, Carine, décrit comme un couple de travailleurs de la classe moyenneCarine Maertens en introduction de . : Gilbert Maertens et Silonne Verhaege. Sa mère est la fille d'un constructeur de bateaux installé dans le port de Nieuport. Elle est gérante d'une épicerie et d'une boutique de presse qui livre les journaux. Son père Gilbert Maertens, qui est le fils d'un travailleur indépendant, est un homme flamboyant et remuant. Il est notamment membre du conseil communal et du club de football de la ville. Il dirige une blanchisserie avec quatre employés, située derrière le magasin de son épouse. Maertens est avec Mario, Luc et Marc, l'un des quatre fils du couple. Ce dernier est également devenu coureur professionnel.. Freddy Maertens étudie au collège St-Bernardus de Nieuport, où il montre un talent pour les langues. Au moment où il passe professionnel, il pouvait se faire comprendre aussi bien en français qu'en italien ou qu'en anglais, en plus du néerlandais, sa langue maternelle. Il a ensuite suivi des études secondaires dans une école catholique d'Ostende. Freddy Maertens et Carine Brouckaert se rencontrent pour la première fois lors d'une soirée organisée par un club de vélo quand elle a . À cette époque, Carine coud des chaussures pour son père, un cordonnier. Les deux font connaissance par le biais de Jean-Pierre Monseré et de sa femme Annie, Carine étant la nièce de celle-ci. Ils se marient en et louent une maison à Lombardsijde. Elle raconte : . Relation avec son père Gilbert Maertens offre à son fils sa première bicyclette. Freddy Maertens la décrit comme . Ce n'est que lorsqu'il remporte une course pour la première fois, qu'il se voit offrir un meilleur vélo. L'auteur, Rik Van Walleghem, décrit cette relation : . Gilbert surprit un jour son fils en train de flirter avec une fille et en guise de vengeance il lui découpa son vélo de course en deux. Par la suite, alors que son fils est appelé pour le service national, il intervient auprès de l'armée pour demander qu'il ne soit pas avantagé à cause de sa réputation. La difficile relation de Freddy Maertens avec son père affectera le reste de sa vie et en particulier sa carrière de coureur. Ainsi, durant sa carrière, il obtient des résultats seulement lorsqu'il se retrouve encadré par une personnalité dominante : d'abord son père, puis Briek Schotte et enfin Lomme Driessens.. Sa femme le décrit comme une personne vulnérable qui accorde facilement sa confiance et qui a besoin de beaucoup d'attention. Carrière chez les amateurs thumb|left|Freddy Maertens en 1971, champion de Belgique. thumb|Michel Pollentier, coéquipier et ami de Maertens. En 1966, Maertens prend part à sa première course à Westhoek alors qu'il a 14 ans. Il se frotte à des coureurs plus âgés, jusqu'à 17 ou 18 ans, dont certains viennent de France. La course est ouverte aux coureurs qui n'ont pas de licence auprès de la fédération belge (la BWB). Lors de cette première compétition, il rencontre des difficultés à rouler en peloton. Sa deuxième course se déroule mieux. Parmi les coureurs présents, il devance Michel Pollentier, qui deviendra plus tard, un ami et un coéquipier chez les professionnels. En 1967, il continue à courir des épreuves réservées aux coureurs sans licence. En 1968, il prend sa première licence avec la FWB, dans la catégorie des débutants (ou cadets). Il gagne 21 courses et termine 19 fois deuxième derrière un coureur nommé Vandromme. Par la suite, Freddy Maertens demande à son père la permission de quitter l'école lors de sa deuxième année chez les juniors (moins de 19 ans). Il s'impose à 64 reprises dans cette catégorie d'âge. Son père lui fait alors promettre qu'il s’entraînerait peu importe les conditions météorologiques. Il gagne 50 courses chez les amateurs en 1970 et 1971, dont le championnat national à Nandrin. En 1971, il termine deuxième au sprint derrière le Français Régis Ovion (vainqueur également cette année-là du Tour de l'Avenir), du championnat du monde amateurs à Mendrisio en Suisse. Maertens semble le plus véloce sur le final mais il est étrangement enfermé par son propre compatriote Ludo Van der Linden. Les membres de l'encadrement belge lui reprochent d'être trop indépendant. En réalité, Freddy Maertens est victime des mauvaises relations entre son père et certains membres de la fédération belge de cyclisme. Freddy choisit par la suite d'être encadré par son père pour la saison 1972, plutôt que par des membres de la fédération. Il devient professionnel en 1972. Ernesto Colnago et l'ancien champion Ercole Baldini lui proposent un contrat au sein de leur équipe SCIC. Ils l'accompagnent financièrement et matériellement dans sa dernière année en tant qu'amateur, puis souhaitent l'engager comme coureur professionnel dès 1972. Carrière chez les professionnels thumb|left|Eddy Merckx, ici en 1973, restera comme le grand rival de Maertens. Son père, Gilbert Maertens, est plus impressionné par l'homme d'affaires belge, Paul Claeys, qui a hérité de la société de bicyclette Flandria. Flandria a l'avantage d'avoir déjà parrainé le club de Maertens, le CFC Torhout, alors que Maertens lui-même roule sur un vélo de la marque. Les Maertens reçoivent la visite de Claeys avec son chef d'équipe, Briek Schotte, une légende du cyclisme belge. Claeys offre à Gilbert Maertens une concession de vélos Flandria, lui permettant de les vendre sans les acheter. Maertens pousse son fils à signer un contrat de francs par mois en amateur, contrat qui sera doublé lors de sa première année complète en tant que professionnel. La famille a grand besoin de la concession de vélos, Silonne Maertens qui est tombée malade, a fermé sa boutique. Maertens reconnait : . Colnago et Baldini avaient promis plus d'argent et un début relativement calme comme professionnel. Mais avec Flandria, Maertens court plus de 200 courses sur route par an, ainsi que des courses sur piste et cyclo-cross l'hiverProcycling, UK, issue 1. Il souffre de ce qu'il appelle la mauvaise organisation et l'attitude de pingre de Claeys et de la société Flandria. Il se plaint également du poids des cadres Flandria, dont la fabrication est délocalisée en Italie par Gios Torino et qui sont peints avec les couleurs Flandria. Il n'a jamais été payé en 1979, sa dernière saison avec Flandria, qui s'avère être une très mauvaise saisonL'Équipe, France, 9 juillet 2001. Ce fut le début des problèmes financiers avec les impôts (voir ci-dessous). Rik Van Wallaghem dit de Maertens qu'il est un néo-professionnel assez naïf. Le cyclisme belge est dominé par Eddy Merckx (surnommé Le Cannibale) et Roger De Vlaeminck. Maertens ne respecte pas une règle non écrite qui est que les nouveaux professionnels doivent progressivement faire leur place dans le peloton et ne pas essayer d'humilier les coureurs déjà installés. Au lieu de cela, Maertens, âgé de seulement 21 ans, fonce tête baissée et bouleverse les coutumes en exigeant qu'on lui fasse de la place et ceci très rapidement. Van Wallaghem raconte que cette déclaration est tout de suite reprise par des journalistes belges, désireux d'écrire quelque chose d'autre après des années de domination internationale de Merckx. Cela aggrave les relations entre les deux coureurs. Championnat du monde 1973 La polémique Les relations entre les deux coureurs et leurs fans ont atteint leur paroxysme, le , lors du championnat du monde sur route autour de Montjuich, près de Barcelone. Maertens déclare avant la course qu'il n'est pas près de rouler pour Merckx. Ce qui a pour effet d'agacer les partisans de Merckx, qui en représailles, selon Maertens, vont lui jeter de l'eau froide sur les jambes à six reprises .. Merckx est le coureur le plus entreprenant. Il crée la sélection décisive entre les quatre coureurs : Merckx, Felice Gimondi, Luis Ocaña et Maertens. Maertens est le meilleur sprinteur des quatre. Merckx décide de passer à l'attaque lors d'une ascension, à deux tours de l'arrivée. Le Cannibale prend de l'avance, mais Maertens réplique rapidement et revient tout seul. Cet événement sera au centre de toutes les polémiques, les pro-Merckx accusent Maertens d'avoir favorisé les retours de Gimondi et Ocaña en leur servant de point de mire. En contrant l'attaque de son leader, Maertens prouve sa grande condition. Merckx refuse de collaborer avec son compatriote, alors qu'en unissant leurs efforts, le doublé belge semble acquis. Merckx est en colère, car Maertens, à son avis, a saboté ses chances de gagner. Maertens a toujours refusé de reconnaître qu’il avait contré Merckx dans la montée pour le faire perdre, il soutient encore que la seule chose qu'il voulait est un doublé belge et qu'il était disposé à laisser la victoire de Merckx en cas d'arrivée à deux. Les deux coureurs étant repris par Luis Ocaña et Felice Gimondi, Maertens accepte de lancer le sprint pour permettre à Merckx de gagner. Il serait bien récompensé, . Mais Maertens roule trop vite pour Merckx qui n'arrive pas à suivre dans les 100 derniers mètres. Lorsque Maertens se retourne pour laisser gagner Merckx, Gimondi en profite pour déborder Maertens et gagner. Luis Ocaña termine troisième. Le jeune Freddy Maertens est furieux car il s'estime piégé par Merckx dans ce sprint. Le Cannibale reproche à Maertens de l'avoir emmené trop vite. L'inimitié entre Merckx et Maertens dure des décennies. Elle prend fin en 2007, lorsque les deux se rencontrèrent dans un hôtel en France. La guerre des marques Le championnat du monde de Barcelone est compliqué par des intérêts commerciaux. Deux marques se disputent la supériorité mondiale du marché des cycles et ce championnat du monde doit constituer un juge de paix. En effet, le cyclisme professionnel est dominé par le fabricant italien Campagnolo. Un rival japonais, Shimano, a récemment pénétré le marché. Il fournit l'équipe Flandria et conçoit une gamme de composants spécifiquement pour elle. Au sein de la sélection belge, Maertens et Walter Godefroot utilisent des vélos Shimano ; Merckx et les autres utilisent des Campagnolo. Deux jours avant la course, l'équipe belge s'entraîne avec une partie de l'équipe italienne. Maertens raconte que celui qu'il nomme comme le “big boss” [grand patron] de CampagnoloTullio Campagnolo selon - qui est mort depuis - se positionne avec sa voiture à côté du groupe et crie L'Équipe, 9 juillet 2001. Par la suite, Maertens déclare que si Gimondi a gagné, c'est parce qu'il l'a poussé dans les barrières à l'arrivée. Il exige des officiels belges qu'ils portent une réclamation, ce à quoi il se voit répondre : . Championnat du monde 1974 vignette|alt=vue de Freddy Maertens au sein du peloton.|Freddy Maertens au championnat du monde 1974 Maertens prétend qu'un laxatif a été mis dans sa boisson pendant le championnat du monde de 1974, disputé à Montréal. Il lui est procuré, alors qu'il est en tête de course avec Bernard Thévenet et Constantino Conti. Il raconte que son masseur, Jef D'Hont, a demandé à Gust Naessens - le soigneur de Merckx - de quoi ravitailler Maertens. Maertens qui a pris la bouteille parce qu'il avait confiance en Naessens (avec qui il a travaillé de 1981 à 1983) affirmera plus tard : .. À l'arrivée, Merckx devient champion du monde et Maertens doit abandonner la course.
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Na podstawie: Wikipedia — Freddy Maertens · historia autorów.
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