Saint-Béat est une ancienne commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie. Le , elle a fusionné avec Lez pour former la commune de Saint-Béat-Lez.
Géographie Localisation vignette|gauche|La Garonne traverse le village.
Commune située dans le Comminges et Petit-Comminges au pied du pic du Gar, dans les Pyrénées, dans le sud du département de la Haute-Garonne, à au sud de Saint-Gaudens.
Hydrographie Saint-Béat est située dans le bassin de la Garonne, et traversée par la Garonne en amont de Saint-Gaudens.
Communes limitrophes vignette|upright 1.8|centre|Communes voisines. Saint-Béat est limitrophe de sept autres communes, dont Argut-Dessous à l'est par un simple quadripointCarte IGN sous Géoportail.
Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, ..
Voies de communication et transports La commune est accessible par la route nationale 125 et par la ligne SNCF (ligne Montréjeau - Luchon) (ligne fermée depuis le ), gare de Marignac - Saint-Béat, ainsi qu'avec la ligne régulière de transport interurbain du réseau Arc-en-ciel (anciennement SEMVAT).
Un tunnel qui contourne la ville pour rejoindre l'Espagne a été ouvert en .
Urbanisme Risques naturels et technologiques Un plan communal de sauvegarde. est émis par la maire au vu des risques majeurs.
Inondation Inondations du .études face aux risques d'inondations.
Séisme La commune a été l'épicentre d'un tremblement de terre de magnitude 4,8, le .
Toponymie
La ville se trouvant sur un rétrécissement de la Garonne, le lieu fut nommé par les Romains le « Pas du Loup » : Passus Lupi.
Saint-Béat serait, outre une tautologie (beatus : bienheureux ou saint), le nom d'un saint très local. Ce saint est aussi connu comme l'évangélisateur de la Beauce où il aurait tué un dragon.
Durant la Révolution, la commune porte le nom dEntremons.
Ses habitants sont appelés les Saint-Béatais.
Histoire vignette|Vue de Saint Béat par Eugène de Malbos, vers 1840.
Dans l'antiquité, le site de Saint-Béat est connu comme un « Passus Lupi » (passage du loup), car le resserrement de cette partie du val d'Aran n'aurait alors permis qu'à des loups efflanqués de passer sans se mouiller les pattes dans la Garonne.
Cette ancienne place forte commandait la vallée de la Garonne. Son importance l'avait fait surnommer la « clé de la France ».
Depuis, Saint-Béat est surtout connu pour ses carrières de marbre blanc, découvertes sans doute en cherchant à élargir l'étroit passage et exploitées depuis l'époque gallo-romaine. La légende locale n'hésitait pas à dire que son marbre avait permis d'édifier la colonne Trajane à Rome, ainsi que tout ce qui était en pierre blanche dans la région. C'est naturellement faux. C'est en revanche en partie avéré pour les colonnettes du couvent de Saint-Bertrand-de-Comminges tout proche, ainsi que pour la majorité des sculptures de la villa romaine de Chiragan, à Martres-Tolosane. Il a servi pour les autels tauroboliques de Lectoure (176, 239 et 241 ap. JC). Le marbre de Saint-Béat fut le matériau utilisé pour les bassins et plusieurs statues du parc de Versailles.
L'existence d'un monastère est attestée dès 1003.
Les armoiries de Saint-Béat, « clef de France », s'expliquent par l'édification d'une citadelle qui contrôle le passage de la vallée de la Garonne.
Pendant longtemps, outre ses carrières, la ville était le site d'une foire où s'échangeaient les ânes et mulets destinés à l'Espagne, contre du bois venant des forêts aranaises et charrié par la Garonne. Cette foire avait traditionnellement lieu à la Saint-Martin.
Une particularité : jusqu'à la Révolution, Saint-Béat (du moins sa partie est, séparée de la partie ouest par la Garonne) formait, avec Melles et Argut-Dessus, une des enclaves languedociennes du diocèse appelé « diocèse civil du Petit-Comminges » (l'un des 24 diocèses civils des États du Languedoc). Sa partie ouest, avec Arlos, faisait partie de la jugerie dite de « Rivière-Verdun » (formée d'innombrables enclaves allant de Verdun-sur-Garonne, entre Toulouse et Montauban, jusqu'à la frontière espagnole). Cette jugerie dépendait de la Gascogne comme le Couserans et le CommingesVoir cartes de Cassini, cartes de Gascogne et de Rivière-Verdun.. thumb|Vue du Pont de Saint-Béat par Eugène Trutat, fonds Eugène Trutat - Muséum de Toulouse.
Dans leur cahier de doléances, les habitants décrivent le site de la ville, comme un endroit particulièrement déshérité, soumis aux débordements de la Garonne, comme aux chutes de pierres depuis les falaises qui surplombent la ville. vignette|La gare de Saint-Béat Lagerle. De 1914 à 1953, le tramway électrique de Marignac au Pont-du-Roy va desservir Saint-Béat et ses carrièresSite FACS, Les chemins de fer secondaires de France : 31 - département de Haute-Garonne lire (consulté le 19 novembre 2019).
L'ouverture de la station de ski du Mourtis a donné un nouvel élan touristique à la ville, comme plus récemment son festival de sculpture de marbre, qui permet à de jeunes sculpteurs de s'exprimer par leur art.
Le , elle fusionne avec Lez pour constituer la commune nouvelle de Saint-Béat-Lez dont la création est actée par un arrêté préfectoral du ..
Politique et administration Administration municipale Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze...
Rattachements administratifs et électoraux Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes du canton de Saint-Béat et du canton de Bagnères-de-Luchon (avant le redécoupage départemental de 2014, Saint-Béat était le chef-lieu de l'ex-canton de Saint-Béat).
Tendances politiques et résultats
Liste des maires
Population et société Démographie
Enseignement Saint-Béat fait partie de l'académie de Toulouse.
L'éducation est assurée sur la commune par une école maternelle, une école primaire et le collège François-Cazes..
Sports
Écologie et recyclage
Protection environnementale La zone Natura 2000 de la Haute vallée de la Garonne, d'une superficie de , est classée.. :
en zone spéciale de conservation (en référence à la Directive Habitats) depuis 2008 ; en zone de protection spéciale (en référence à la Directive Oiseaux) depuis 2006.
Elle s'étend sur une partie de la commune de Saint-Béat.
La zone Natura 2000 des Zones rupestres xérothermiques du bassin de Marignac, Saint-Béat, pic du Gar, montagne de Rié est classée en zone spéciale de conservation (en référence à la Directive Habitats) depuis 2007 ; avec une superficie de , elle s'étend sur une partie de la commune de Saint-Béat..
Économie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Saint-Béat possède plusieurs monuments : les vestiges préhistoriques ; la carrière de marbre de Saint-Béat appelée brèche romaine'' : carrières de marbre blanc exploitées depuis l'époque romaine et de marbre bleu turquin ; le château fort du et sa chapelle. Le château est bâti dans le défilé de la Garonne (surnommé par les romains « le passage des loups »). Il en subsiste notamment un donjon d'époque romane. La chapelle a été édifiée afin de protéger les habitants lors de l'épidémie de peste de 1855.. l'église Saint-Béat-Saint-Privat, romane du , inscrite au titre des monuments historiques en 1926, puis classée en 1994. Consultée le 28 juin 2010.. Un tombeau y abrite les reliques de saint Béat et de saint Privat ; le musée du Trésor de l'église ; la chapelle de Géry ; la chapelle de Ladivert ; la chapelle troglodytique Saint-Roch ; la maison natale du maréchal Joseph Gallieni ; l'écomusée le Moulin des ArtsLe Moulin des Arts sur le site de la mairie de Saint-Béat, consulté le 23 avril 2013..à proximité : la station de ski le Mourtis ; le col de Menté.
Personnalités liées à la commune vignette|redresse|La statue du maréchal Gallieni à Saint-Béat. Joseph Magdelaine Martin (1753-1815), né à Saint-Béat, général des armées de la République, préfet des Pyrénées-Orientales de 1801 à 1813. Jean Léonard Barrié (1762-1848), militaire français des , est né à Saint-Béat. Dominique Martin (1798-1865), homme politique né à Saint-Béat, député de la Haute-Garonne de 1'''844 à 1848. Jean-François Sacase (1808 à Saint-Béat-1884 à Toulouse), magistrat et homme politique. Romain Cazes (1810-1881), peintre, élève d'Ingres, né à Saint-Béat. Il a réalisé quelques tableaux et de nombreuses fresques allégoriques et religieuses à Bagnères-de-Luchon, Saint-Mamet, Albi, Oloron-Sainte-Marie, Bordeaux et Paris. Il existe un fonds Cazes au musée Ingres de Montauban.
Gérard Marchant (1813-1881), psychiatre, est né à Saint-Béat. Joseph Gallieni (1849-1916), fait maréchal de France à titre posthume en 1921, est né à Saint-Béat. Edmond Rostand (1868-1918), s'est inspiré d'un des balcons de la ville pour une scène de Cyrano de Bergerac.
Héraldique
Pour approfondir Bibliographie
Articles connexes Marbre de Saint-Béat Liste des communes de la Haute-Garonne Lies et passeries
Liens externes
Site de la mairie Saint-Béat sur le site de l'Institut géographique national (archive)
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Commune ayant porté un nom révolutionnaire en Haute-Garonne Catégorie:Ancienne commune en Haute-Garonne Catégorie:Commune sur la Garonne