Theobald Hyacinthe, né le à Dublin (Irlande), mort le à Lille, est un général de brigade de la Révolution française.

Biographie Issu d'une famille noble irlandaise, il est le fils de Thomas Dillon Hussey (Château de Chevaux à La Ferté-Saint-Aubin) et Marie Hussey de comté Meath. Theobald était un cousin éloigné de l'évêque Arthur Richard Dillon et du général Arthur Dillon (qui avait aussi un frère nommé Theobald avec qui il est souvent confondu). Le père de Theobald de Dillon s'établit dans la Sologne aux environs d'Orléans alors que son oncle, Robert Dillon, s'installa à Bordeaux.

Avant la Révolution Cadet au régiment de Dillon à partir de 1762, puis lieutenant et capitaine au régiment de Dillon-Infanterie, il participe à la guerre d'Indépendance des États-Unis. Il est notamment à l'attaque de la Grenade le et au siège de Savannah en septembre. Colonel commandant du régiment Dillon en 1788.

Sous la Révolution Maréchal de camp le , il est affecté à l'armée du Nord en 1792 sur la frontière de Flandre, sous les ordres de Rochambeau.

Il est victime de la défiance et de l'indiscipline de ses troupes. Ayant, d'après ses instructions, évité le combat que lui offrait une division ennemie à Marquain, ses soldats croient qu'il trahit et le massacrentBlessé à la tête d'un coup de pistolet tiré à bout portant, Dillon monte en voiture, mais il en est sorti et achevé à coups de sabre et de baïonnette. Les émeutiers jettent ensuite son cadavre dans un feu.L'épisode ici évoqué est rapporté dans des termes différents par le récit de Victor de Chaudelot livré par l'historien belge Charles Terlinden., le , lui ainsi que son aide de camp et le directeur des fortifications, Pierre-François Berthois, qui est pendu aux créneaux de la ville de Lille.

La Convention punit de mort ses assassins et lui décerne les honneurs du Panthéon de ParisRéimpression de l'ancien Moniteur: seule histoire authentique et inaltérée de la Révolution française , éditions Henri Plon, 1862, p.621..

Theobald de Dillon vécut maritalement avec sa maîtresse Joséphine Viefville, pendant neuf ans. La veille de sa mort le , il rédige son testament, où figurent les lignes suivantes : L'Assemblée nationale accorde une pension à sa maîtresse. La décision de pensionner une concubine fait scandaleJean-Clément Martin, Nouvelle histoire de la Révolution française, Perrin 2012 ..

Notes et références

Sources Jules Michelet, Révolution française Jacques Godechot, Chronique de la Révolution française Paul Marmottan, Le général Fromentin et l'Armée du Nord 1792-1794, 1891,En ligne

Annexes Bibliographie

Liens externes

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