Ole Einar Bjørndalen, né le à Simostranda (Norvège), est un biathlète norvégien. Il totalise quatorze médailles aux Jeux olympiques d'hiver obtenues entre 1998 et 2014 et est seulement devancé par sa compatriote skieuse de fond Marit Bjørgen qui a battu son record en 2018.
Il possède le plus grand palmarès de l'histoire du biathlon : huit titres olympiques, dont les quatre mis en jeu lors de l'édition de Salt Lake City en 2002, vingt titres mondiaux, dont onze titres individuels et six gros globes de cristal, trophées récompensant la victoire au classement général de la Coupe du monde. Il est le sportif le plus titré de l'histoire du ski, ayant battu le record de 86 victoires en Coupe du monde du skieur alpin suédois Ingemar Stenmark avec, à ce jour, 115 victoires en comptant les relais. Ses capacités de fondeur lui ont permis de remporter une épreuve de la Coupe du monde de ski de fond en 2006. Sur une décennie, de la fin des années 1990 à 2007, le biathlon est rythmé par sa rivalité au sommet avec le Français Raphaël Poirée.
Les 8 et lors des Jeux olympiques de Sotchi, à l'âge de 40 ans, il remporte le sprint, puis onze jours plus tard le relais mixte avec la Norvège, pour dépasser son compatriote Bjørn Dæhlie avec le plus grand nombre de podiums dans l'édition olympique hivernale. On le surnomme le « roi du biathlon » ou le « roi Ole ». À Sotchi en , Ole Einar Bjørndalen est élu par ses pairs à la commission des athlètes du Comité international olympique, dont il devient membre pour une période de huit ans. Dix ans plus tard, en 2024, il obtient une médaille supplémentaire (en bronze) pour les Jeux 2014, à la suite de la disqualification du relais russe pour dopage.
À 41 ans, il commence la saison 2015-2016 de Coupe du monde par une victoire sur le individuel à Östersund le pour porter son total record à 95 succès.
Il annonce le son intention de poursuivre sa carrière jusqu'aux Jeux olympiques de Pyeongchang et sa démission du CIO compte tenu de son emploi du temps sportif. Il révèle aussi sa relation avec Darya Domracheva avec qui il se marie en . Leur premier enfant, une fille, naît le . En à Hochfilzen, il décroche sa quarante-cinquième et dernière médaille aux championnats du monde, record absolu en biathlon, en obtenant le bronze sur la poursuite.
Ses résultats insuffisants lors de l'hiver 2017-2018 ont pour conséquence sa non-sélection pour les Jeux de Pyeongchang qu'il comptait pourtant disputer à l'âge de 44 ans. Le , il annonce qu'il prend sa retraite sportive. En 2019, tout comme son épouse, il devient entraîneur des biathlètes chinois, dans la perspective des Jeux olympiques d'hiver de 2022. Il se retire à l'issue de sa mission en Chine, qui n'a pas été un succès.
Biographie Première années Né à Drammen, Ole Einar Bjørndalen est le quatrième d'une famille de cinq enfants et a été élevé dans une ferme près de Simostranda, dans des conditions « très modestes » Nick Zaccardi, Ole Einar Bjoerndalen: ‘Boring’ biathlete also greatest Olympian you’ve never heard of, sur nbcsports.com, le 9 février 2014 (consulté le 19 septembre 2014). Ole Einar Bjørndalen commence à pratiquer à la fois le biathlon et le ski de fond à partir de l'âge de dix ans, se concentrant essentiellement sur le biathlon à partir de dix-sept ans Winter Olympics: Six to watch, sur bbc.co.uk, le 8 février 2006 (consulté le 20 septembre 2014), en suivant les pas de son frère Dag, déjà biathlète en activité Portrait - Ole Einar Bjoerndalen (NOR), sur xc-ski.de, le 7 décembre 2009 (consulté le 2 octobre 2014). Principalement skieur en style classique à l'origine, il adopte ensuite la technique du skating, dite du pas du patineur (appelée en compétition style libre) qui est celle qui est utilisée dans le biathlonLes siamois du biathlon, sur liberation.fr, le 11 février 2006 (consulté le 2 octobre 2014). Il justifie son choix de se tourner vers le biathlon en déclarant que pour lui que le Christopher Clarey, Norwegian who keeps going, sur nytimes.com, le 11 mars 2011 (consulté le octobre 2014).
Carrière Débuts en équipe nationale Alors qu'il a dix-huit ans et qu'il est parmi les meilleurs fondeurs en Norvège, il n'est pas retenu par la sélection nationale de ski de fond et est redirigé vers celle de biathlonBjoerndalen: le plus grand de l'histoire, sur rds.ca, le 4 février 2007. Après une première participation aux Championnats du monde junior en 1992, où il décroche une médaille de bronze dans l'épreuve par équipes, il remporte, lors l'édition suivante, trois titres en quatre courses, l'Individuel et le sprint, et la course par équipes. Il est le premier biathlète masculin à avoir décroché trois médailles d'or aux Championnats du monde junior Ole Einar Bjoerndalen, sur teladoiolamerica.net.
C'est durant la saison 1992-1993 qu'il débute sur le circuit de la Coupe du monde, à l'occasion d'un Individuel disputé à Kontiolahti et qu'il termine vingt-neuvième Bjørndalen fullstendig ute av form, sur nrk.no, le 5 mars 2011 (consulté le 29 septembre 2014). Il termine cette saison à la soixante-deuxième place. L'année suivante, il a progressé à la trentième, disputant également ses premiers Jeux, les Jeux de Lillehamer. Sélectionné au détriment d'Eirik Kvalfoss, il n'obtient pas de résultat significatif durant les épreuves, disputées à domicile, obtenant son meilleur résultat lors du sprint avec une vingt-huitième place Sigve Kvamme, Rike-raseri da Bjørndalen ble OL-uttatt i 94, sur dagbladet.no, le 13 janvier 2010 (consulté le 2 octobre 2014). Cet hiver, il est monté sur son premier podium en Coupe du monde à l'occasion du sprint de Bad Gastein, deux jours après son premier top dix obtenu dans la même localité puis obtiendra deux autres podiums durant cette saison12 Big Moments in Ole Einar Bjoerndalen’s career!, sur biathlonews.com, le 13 juin 2013 (consulté le 29 septembre 2014).
Un an plus tard, il est sélectionné pour ses premiers Championnats du monde qui ont lieu à Anterselva où il prend la quatrième place lors du sprint.
Il continue aussi sa progression au classement de la Coupe du monde, obtenant la quatrième place du classement général de la Coupe du monde en 1995, puis la neuvième en 1996. C'est durant cette dernière saison qu'il remporte sa première victoire en Coupe du monde, lors de l'Individuel de Antholz-Anterselva en Italie devant Vladimir Dratchev, sa trente-et-unième course individuelle dans l'élite.
Lors de la saison 1996-1997, il ajoute trois victoires en Coupe du monde etl termine à la deuxième place du classement général, remportant au passage un premier globe de cristal dans une discipline, le globe du sprint. Il remporte également ses premières médailles en grand championnat, aux Mondiaux de Brezno-Osrblie, avec le bronze lors de la poursuite, remportant également l'argent avec le relais norvégien.
1998-2001 : les premiers titres En 1998, lors des Jeux de Nagano, il termine à la seconde place du relais où il a permis aux Norvégiens de remonter de deux rangs en tant que dernier relayeur Biathlon at the 1998 Nagano Winter Games:Men's 4 × 7.5 kilomètres Relay, sur sports-reference.com (consulté le 5 octobre 2014), relais composé également de Egil Gjelland, Halvard Hanevold, et de son frère Dag Bjørndalen. Il a aussi pris la sixième place sur l'Individuel malgré quatre tirs manqués sur vingt. Auparavant, il avait remporté le titre du sprint , sa première médaille d'or individuelle en championnat international. Cette victoire s'inscrit dans le contexte où, la veille, la course avait été arrêtée en raison des conditions climatiques. Or cette annulation avait été faite au moment où il entamait son dernier tour à ski alors qu'il était en tête à l'issue des derniers tirs Norwegians Triumph in Men's 10K Biathlon Sprint, sur le site nytimes.com.
Après deux nouvelles médailles mondiales à Pokljuka, l'or dans la compétition par équipes, et l'argent lors de la poursuite, il termine pour la première fois en tête du classement général de la Coupe du monde remportant ainsi son premier gros globe de cristal, et également son deuxième globe du sprint.
Lors de la saison suivante, il est devancé par l'Allemand Sven Fischer au classement général de la Coupe du mondeBjoerndalen victorieux à la poursuite, sur rds.ca (consulté le 2 octobre 2014). Lors des Mondiaux de Kontiolahti, il remporte deux médailles de bronze, d'abord avec le relais, laissant le titre aux Biélorusses dans le dernier relais après lui-même commis cinq erreurs au tir Stafett-bronse i Kontiolahti, sur vg.no, le 14 février 2002, puis sur la mass start.
L'année suivante, c'est le Français Raphaël Poirée qui le prive du globe de cristal récompensant le gagnant du classement général de la Coupe du monde. Il remporte toutefois deux globes de spécialité, celui du sprint et de la poursuite. Lors des Mondiaux d'Oslo, il ajoute deux médailles à son palmarès, l'argent lors du relais et le bronze sur la mass start, épreuve remportée par son adversaire français Poirée.
La saison suivante, Bjørndalen termine de nouveau à la deuxième place du classement général de la Coupe du monde derrière Poirée qui remporte son deuxième globe, la victoire finale s'étant décidée à l'issue de la dernière épreuvePoirée remporte la Coupe du monde !, sur sport.fr, le 18 mars 2001 (consulté le 3 octobre 2014). Il a notamment gagné les trois courses qui ont eu lieu à Soldier Hollow, site des prochains Jeux olympiques à Salt Lake City. Lors des Mondiaux disputés à Pokljuka en Slovénie, il remporte deux nouvelles médailles, l'argent sur la mass start, épreuve dont il ne peut disputer la victoire face à Poirée en raison d'une chuteLe livre de l'année 2001, du quotidien l'ÉquipePoirée champion du monde de mass start, sur nouvelobs.com, le 9 février 2001 (consulté le 29 septembre 2014) et le bronze avec le relais norvégien, épreuve également remportée par le relais français.
2002-2007 : domination et rivalité avec Raphaël Poirée La saison 2001-2002 est ponctuée par les Jeux olympiques de Salt Lake City qui sera la troisième participation de Bjørndalen à cet événement. En , il réalise le doublé à Hochfilzen en remportant le sprint puis la poursuite malgré huit tirs manqués Björndalen vyhrál i přes osm trestných kol, sur sport.idnes.cz, le 9 décembre 2001 (consulté le 23 novembre 2014), ce qui resteront ses deux seuls succès avant les Jeux.