Schaerbeek (. ; , ; en bruxellois : Schoerebeik. ou Schoûrebeik.) est l'une des 19 communes bilingues de la région de Bruxelles-Capitale en Belgique.

Au , elle comptait https://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK (Schaerbeekoises et Schaerbeekois), pour une superficie de , soit . Elle est située dans le nord-est de la Région de Bruxelles-Capitale.

Schaerbeek est composée, surtout en sa partie nord et nord-ouest, de nombreux quartiers souvent populaires et cosmopolites. Elle compte quelques sites remarquables comme le parc Josaphat, l'hôtel communal construit en 1887 par Jules-Jacques Van Ysendyck, l'église royale Sainte-Marie, les Halles, la Maison des Arts, ainsi que de nombreuses maisons Art nouveau et Art déco particulièrement bien préservées. C'est également la commune natale de Jacques Brel.

Schaerbeek, surtout en sa partie est (la zone qui comprend le Square Vergote, le boulevard Lambermont, la place Jamblinne de Meux, le quartier Diamant et le parc Josaphat) est aujourd'hui un lieu privilégié par une population aisée pour son architecture et sa situation pratique (près des institutions européennes et du cœur financier de la ville, de l'OTAN, de l'École européenne, de l'aéroport et du « ring », et des autoroutes).

Ce phénomène de gentrification s'étend progressivement à partir du périmètre du parc Josaphat, de manière concentrique, aux rues environnantes, où se sont installées boulangeries artisanales, épiceries fines et autres fromageries ou tables d'hôtes, le parc Josaphat, classé plus beau parc de Bruxelles selon une consultation RTBF, jouant manifestement le rôle de catalyseur.

Schaerbeek est limitrophe des communes de Bruxelles-ville, Saint-Josse-ten-Noode, Evere, Etterbeek et Woluwe-Saint-Lambert. Longtemps, elle a été la seule commune de la région de Bruxelles à ne pas posséder d'armoiries.. C'est pourquoi elle était représentée par les couleurs de son drapeau « Blanc vert », mais finalement la commune s'est dotée d'un blason..

Héraldique

Géographie Coordonnées géographiques extrêmes de Schaerbeek

Étymologie La commune tire son nom d'une appellation locale du ruisseau Maelbeek, composée des racines néerlandaises schaar, signifiant « part de prairie, pré », et beek, signifiant « ruisseau », et qui désigne ainsi un « ruisseau près des prairies communales », c'est-à-dire près des vaines pâtures médiévales où paissaient les schaerbeesten. Le nom du ruisseau est attesté en 1120 sous la forme Scarenbeke, en 1135 comme Scarembecca puis en 1190 comme Scarebeke.

La première mention écrite de Schaerbeek sous les formes Scairbeke et Scarembeca, apparait dans un document de l'évêque de Cambrai Buchard conservé dans le Livre enchainé du chapitre de Soignies, où figure également la commune voisine Evere (Everna), par lequel l'administration et une partie des revenus des églises locales sont confiés au-dit chapitre.

Histoire vignette|droite|« Schaerebeeck » en 1777 sur la carte de Ferraris n° 76B L'église royale Sainte-Marie|vignette Les premières activités humaines localisées à Schaerbeek ont été identifiées à l'âge de la pierre par la découvertes d'outils en silex dans la vallée du Josaphat. En outre, des vestiges romains furent mis au jour lors de travaux de terrassement au . On découvrit ainsi des vases et des poteries datant du règne d'Hadrien sous la chaussée de Haecht à l'emplacement de l'actuel lycée Emile Max ainsi que des «fondations et des voûtes» à proximité de l'actuelle église royale Sainte-Marie sise place de la Reine, attestant selon des auteurs du de l'existence d'un ouvrage de défense romain, une hypothèse qui n'est plus retenueAtlas du sous-sol archéologique de la région de Bruxelles, volume 16, Schaerbeek, Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale, 2006, . Schaerbeek était à une bifurcation de voies romaines venant de Boulogne-sur-Mer par Bavay et allant à Cologne et à Elewijt.

Au Moyen Âge, le territoire de la commune faisait partie du duché de Brabant. Schaerbeek faisait partie de la « cuve », c'est-à-dire la banlieue, de la ville de Bruxelles : le village fut annexé à la ville en 1301.

Cette situation perdura jusqu'en 1795, lorsque l’administration française fit de Schaerbeek une commune. Les ducs de Bourgogne Philippe le Bon et son fils possédaient en 1425 des terrains situés entre la chaussée de Louvain et l'actuelle rue de la Consolation.

Jusqu'au début du , Schaerbeek reste une petite bourgade où la population passe de 600 habitants en 1526 à en 1800 et en 1850.

À partir de 1819 avec la destruction des remparts côté Botanique et le prolongement de la rue Royale vers la place de la Reine, la ville va progressivement s'urbaniser. En 1835, la création de la première voie ferrée au départ de l'allée verte, la construction de la gare du Nord (place Rogier de 1841 à 1846) puis la prolongation des voies vers Anvers vont définitivement lancer l'urbanisation dans le bas de Schaerbeek. La conjonction des prix abordables des terrains, de facilités en matières de services et de transport en commun vont favoriser le développement de la commune. En 1887, l'hôtel de ville est construit place Colignon et la population a gonflé jusqu'à en 1900.

Le début du voit la création de nouvelles avenues bourgeoises : l'avenue Louis Bertrand et plus tard Paul Deschanel qui préfigurent la fracture sociale et géographique entre le haut et le bas de Schaerbeek. Durant la Seconde de Guerre Mondiale les « Milices Patriotiques », groupe de résistance affilié au parti communiste, furent particulièrement actives à SchaerbeekUn maquis dans la ville : historique du Régiment des Milices patriotiques de Schaerbeek / par Henri Bernard ; illustré par Bizuth ; (pseudonyme de Robert Olyff). - Bruxelles : La Renaissance du Livre, 1970. - 300p.. Une « Amicale des Milices Patriotiques du Front de l'Indépendance de Schaerbeek », fut d'ailleurs créée après-guerre.

Dans les dernières décennies du , les tensions en Belgique entre la communauté flamande et la communauté francophone, particulièrement vive dans la région de Bruxelles, se traduisent à partir de 1971 par l'affaire des guichets séparés de Schaerbeek dans cette commune: une tentative de mettre en place des guichets distincts pour ces deux communautés dans l'administration communale, à l'initiative du bourgmestre, symbolisant ainsi les clivages linguistiques, malgré la législation linguistique de 1963 qui exige le bilinguisme au sein des services communaux. Les forces de l'ordre interviennent en 1976 pour mettre fin à cette séparation linguistique dans l'organisation des relations avec les administrés.

Histoire folklorique : « cité des Ânes » Sous l'Ancien Régime, les Schaerbeekois, qui cultivaient des griottes (ils n'en ont plus, mais il reste un square des Griottiers et une avenue des Cerisiers), avaient obtenu le privilège d'aller les porter à dos d'âne au marché de Bruxelles pour les y vendre aux brasseurs qui en faisaient de la kriek. En les voyant arriver, les Bruxellois s'exclamaient : Hè! Doe zèn die èzels van Schoerebeik (en patois, « Tiens ! Voilà les ânes de Schaerbeek »). L'anecdote se raconte encore, et certains Schaerbeekois se disent fiers d'habiter « la cité des Ânes ».

Démographie thumb|La place Pavillon

Évolution de la population Année 1830 1846 1856 1866 1876 1880 1890 1900 1910 1920 1930 1947 1961 1970 Habitants Index 100 328 562 988 Année 1980 1990 2000 2010 2015 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 Habitants Index chiffres INS - 1830 = Index 100

Graphe de l'évolution de la population de la commune.

Source:INS - De:1806 à 1981=recensement de la population au ; depuis 1990= population au janvier Source : DGS - Remarque: 1806 jusqu'à 1981=recensement; depuis 1990=nombre d'habitants chaque

+ Évolution démographiqueAnnéePopulationÉvolution 1992=index 1001992100,0199399,71994100,01995100,21996101,01997101,61998102,31999102,32000103,22001104,12002105,22003106,62004107,72005107,82006109,32007110,82008113,32009115,52010118,42011122,72012124,72013127,52014128,52015127,92016129,52017129,92018129,92019130,22020129,72021128,32022127,62023127,72024127,32025126,72026126,2

Population belge Nationalité Population. 79 833Source : IBSA Brussels, chiffres au janvier 2025.

Population étrangère De nombreux Schaerbeekois sont issus des immigrations bulgare, marocaine, roumaine et turque (principalement dans les quartiers à l'ouest de la commune). Schaerbeek compte également des minorités originaires d'Albanie, de Pologne et de la république démocratique du Congo.. Schaerbeek est la deuxième commune la plus peuplée de la région bruxelloise, après Bruxelles-ville, et la sixième commune de Belgique, comptant au .

Nationalité Population. 5 649 4 953 4 737 3 801 3 336 3 101 2 907 2 053 2 002 1 329Source : IBSA Brussels, chiffres au janvier 2025.

Quartiers

thumb|Square Apollo.

La commune possède une cité-jardin d'intérêt située dans le quartier Terdelt. Elle dispose aussi d'un « quartier des Fleurs » en bordure du parc Josaphat, agrémenté d'alignements florifères de cerisiers du Japon, couvrant les rues d'un tapis rose au printemps.

La cité des fleurs doit aussi son nom au fait qu'y était autrefois pratiquée l'horticulture et que plusieurs rues portent aujourd'hui des noms de fleurs.

Schaerbeek est composé de quartiers sociologiquement très différents : les quartiers de grand standing, tels que le Boulevard Lambermont et le quartier des Fleurs, les quartiers limitrophes de Woluwe-Saint-Lambert (avenue Herbert Hoover, etc), le quartier Saint-Servais avec l'avenue Louis Bertrand ou encore le quartier Diamant. les quartiers plus populaires, dont la Cage aux Ours, ainsi que le quartier « carré » proche de la gare du Nord, quartier de prostitution.

Malgré cela le contraste entre les quartiers n'est pas si grand et d'une rue à l'autre on peut croiser différentes cultures.

Principaux quartiers et places : Monplaisir ou quartier de la Gare de Schaerbeek Quartier Nord Quartier Josaphat traversé par le ruisseau Schaerbeek Quartier Diamant Quartier Helmet Quartier Huart Hamoir Quartier des Fleurs Quartier Terdelt Quartier Brabant Place des Bienfaiteurs Place Colonel Bremer Place des Carabiniers Place des Chasseurs Ardennais Place Dailly Place de Houffalize Place de Jamblinne de Meux Place Lehon Place Liedts Place Général Meiser Place de la Patrie Place du Pavillon Square Eugène Plasky Place Pogge Place Princesse Élisabeth Place de la Reine Square François Riga Place Eugène Verboekhoven, mieux connue sous l'appellation populaire Cage aux Ours Square Vergote

Voir aussi Liste des rues de Schaerbeek.

Sur le plan policier, Schaerbeek est divisée en 16 quartiers, chacun doté d'un ou deux agents de quartier, répartis entre quatre commissariats (carte) : 6 quartiers pour le commissariat 1 de la rue Rodenbach, 6 pour le commissariat 3 de l'avenue de Roodebeek, 4 pour le commissariat 4 situé à Saint-Josse, rue de Bériot et 3 pour le commissariat 5, au square Victoria Regina (ex-"Tour IBM").

Voir aussi Zone de police Polbruno.

Aires de jeu Schaerbeek possède onze aires de jeu communales : avenue des Jardins avenue Raymond Foucart avenue Huart Hamoir plaine de jeu Voltaire complex sportif Terdelt (2 aires) rue Louis Scutenaire (à l'arrière de la caserne Dailly) parc Josaphat (2 aires) place de la Patrie place des Chasseurs Ardennais

Patrimoine thumb|Le Foyer Schaerbeekois (Architecte: Henri Jacobs - 1899). Les Halles de Schaerbeek La caserne Prince Baudouin L'église royale Sainte-Marie La gare de Schaerbeek L'Hôtel communal Le Mât de Lalaing

Voir aussi : Les monuments classés de Schaerbeek

Espaces verts La friche Josaphat Le Moeraske Le parc Albert Le parc Gaucheret Le parc Josaphat Le parc Lacroix Le parc Rasquinet Le parc Reine-Verte