Veronica Gambara (née le à Pralboino, en Lombardie et morte le à Correggio) était une poétesse, femme d'État et dirigeante politique. vignette|Portrait de Veronica Gambara, ca 1520
Biographie Née à Pralboino, en Lombardie, Veronica Gambara est issue d'une famille noble, l'une des 7 enfants du comte Gianfrancesco da Gambara et d'Alda Pio da CarpiBiographie de Veronica Gambara. Plusieurs intellectuels font partie de sa famille, dont sa grand-mère Ginevra, sa tante Emila Pia. et sa grand-tante Isotta NogarolaBiographie de Veronica Gambara, sur le site du Brooklyn Museum
Elle étudie très tôt la philosophie, la littérature et les langues humanistes. Elle apprend à lire et à composer des poésies en latin, et correspond à l'âge de 17 ans avec le poète Pietro BemboWomen's Voices, qui deviendra son mentor.
Elle est fiancée en 1508 à un cousin, Gilberto VII di Correggio, comte de Correggio, un homme veuf de 50 ans, et se marie en 1509. Malgré ce mariage arrangé, elle développe de réels sentiments envers son mari et écrit des poèmes sur leur amour. Ils ont deux fils, Ippolito (né en 1510) et Girolamo (né en 1511). Après la mort de son mari, elle exprime sa peine à travers la poésie. Elle s'occupe de l'éducation de ses enfants et prend les charges de son mari. Elle garde des liens très fort avec sa fille adoptive Costanza di Correggio, comtesse de Novellara suite à son mariage avec Alessandro Gonzaga di Novellara.
Elle joue un rôle actif dans la défense militaire de la province de Correggio lors de la guerre entre Charles Quint et . Elle adresse à cette occasion des poèmes aux dirigeants des nations en guerre sur la nécessité de la paix.
Intéressée par les arts et la poésie, elle correspond notamment avec Pietro Aretino, dit l’Aretin, qui lui écrit dans une lettre un sonnet décrivant le portrait de Eleonora Gonzaga della Rovere duchesse d’Urbino par Titien, comme l'hommage aux vertus de la duchesse, à la fois à travers le pinceau de l'artiste et la plume du poète, réalisant ainsi, avec un exemple, la préceptie contemporaine de la "ut pictura poesis".
Veronica Gambara meurt en 1550 à Correggio..
Environ 80 de ses 150 lettres existent encore. La plupart de ses poèmes sont des sonnets, des madrigaux, ballades, et composés de strophes en huit vers. Elle écrit des poèmes politiques, d'amour, religieux, et des louanges.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Massimo Colella, «Cantin le ninfe co’ soavi accenti». Per una definizione del petrarchismo di Veronica Gambara, in Testo. Studi di teoria e storia della letteratura e della critica, 84, XLIII, 2, 2022, pp. 7-36.
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