Glisolles. est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Ses habitants sont appelés les Glisollois.

Géographie Localisation Glisolles est une commune du Centre du département de l'Eure. Elle appartient à la région naturelle du pays d'Ouche..

Elle est limitée à l'est par La Bonneville-sur-Iton, au sud, par Gaudreville-la-Rivière, à l'ouest, par La Croisille et au nord par Ferrières-Haut-Clocher.

Lieux-dits et écarts Glisolles est constituée d'un bourg et de cinq lieux-dits : le Bois du Chêne, la Bretonnière, le Bois des Fortières, le Bois d'Oissel, Oissel-le-Noble (ancienne commune rattachée en 1808 à Ferrières-Haut-Clocher) et Grenieuseville (ancienne commune rattachée en 1808), littéralement « domaine rural grigneux », c'est-à-dire qui grigne « fait la grimace » → « triste domaine » c'est-à-dire « où le sol ridé est difficile à labourer » (homonymie avec Grigneuseville, Seine-Maritime).

Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Iton, le Rouloir, des bras de l'Iton. et divers autres petits cours d'eau..

L'Iton, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Mahéru et se jette dans l'Eure à Acquigny, après avoir traversé ..Les caractéristiques hydrologiques de l'Iton sont données par la station hydrologique située sur la commune de Gaudreville-la-Rivière. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 28/07/2024 à 02:05 TU à partir des 51 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/12/2019 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le ..

Le Rouloir, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Ouen-sur-Iton et se jette dans un bras de l'Iton sur la commune, après avoir traversé ..Les caractéristiques hydrologiques de le Rouloir sont données par la station hydrologique située sur la commune de Glisolles. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:05 TU à partir des 114 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/12/2013 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le ..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de GlisollesLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Cinq plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la ballastière, d'une superficie totale de ( sur la commune), la mare aux Cochons (), la mare Binet (), la mare Sausseuse () et les Prés de la Rochette ()..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Guichainville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Glisolles est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Évreux, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (57 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (44,6 %), forêts (39,7 %), zones urbanisées (6,8 %), zones agricoles hétérogènes (4,9 %), prairies (4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme latine Ecclesiola dès 705, puis Iglisoles en 1130 (charte du roi Henri Ier d’Angleterre)., Glisoliæ en 1200 (Gallia christiana), Gliseulles en 1201 (charte de la Noë), Glesol vers 1203 (charte de Luc, évêque d’Évreux), Glissoliæ en 1207 (charte de Philippe Auguste), Glesoles en 1274 (ch. de Saint-Étienne de Renneville), Grisolles en 1469, Grisselles en 1523, Grisolles en 1782..

Ecclesiola au , du bas latin ecclesiolas, dérivé en -olas, probablement un diminutif du latin ecclesia, qui a donné le mot français « église », Iglisoles en 1130 avec le suffixe diminutif -olle.. Dans les diminutifs, la voyelle initiale a tendance à disparaître, d'où Glisolles..

Le passage de /e/ à /i/, puis son amuïssement, s'explique par l'accentuation différente de celui d'ecclesia.

La signification en est donc : la « petite église ». Le -s qui fait penser à un pluriel est purement factice et arbitraire comme ça arrive souvent en toponymie française ; il ne faut pas lui attribuer le sens du pluriel.

Homonymie avec les nombreux , et Eglisolles.

Histoire La seigneurie de Glisolles appartient aux aux familles de Boullenc (cf. Wideville), puis de Longueil. À la mort, en 1731, de Jean René de Longueil, président à mortier au Parlement de Paris, elle est vendue au banquier et financier Samuel Bernard. La seigneurie et le château de Glisolles sont transmis à sa fille, épouse en 1779 du duc de Clermont-Tonnerre, et reste dans leur descendance jusqu'en 1926.

Politique et administration Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Glisolles, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 500 et , le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15..

Une seule liste, menée par Bruno Leveque, maire sortant., est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 43,22 %.. Bruno Leveque est réélu maire le .La liste officielle des maires du département de l'Eure en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons..

Liste des maires vignette|Mairie.

Démographie vignette|Monument aux morts.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments

Église Notre-Dame. vignette|Château, carte postale ancienne. Ancien château de GlisollesLe Journal de Rouen du 7 mars 1938 , coordonnées des ruines

., bâti au milieu du par le président Bernard de Boulainvilliers, petit-fils du banquier et financier Samuel Bernard. Le château se composait d'un vaste corps de logis élevé en brique et pierre sur onze travées et deux niveaux, surmontés d'un comble en brisis. Sur chaque façade, la travée centrale était marquée par un avant-corps tout en pierre et plus élevé, surmonté d'un petit fronton triangulaire. Sur son côté nord, le château était prolongé par une aile plus basse en retour côté cour, comportant, notamment une chapelle. Le château se trouvait au fond d'une terrasse surplombant le bourg de Glisolles sur son flanc Nord, en bordure de la forêt. La fille du président de Boulainvilliers, Anne Marie Louise Bernard de Boulainvilliers (1758-1781), épouse en 1779 Gaspard Paulin, duc de Clermont-Tonnerre. Le château restera dans leur descendance, la branche ducale de la maison de Clermont-Tonnerre, jusqu'à sa vente en 1926 par Aimé François Philibert de Clermont-Tonnerre, duc de Clermont-Tonnerre.

Description sommaire du château : "Le salon, tendu de toile de Jouy, et la salle à manger avec ses larges baies vitrées donnent sur le jardin ; des arbres centenaires abritent des parterres soignés parsemés autour d'un petit pont enjambant l'Iton". (cf. F. Rappazini, Elisabeth de Clermont-Tonnerre Avant-gardiste, 2004, p. 97). Il abrita pendant plus d'un siècle trois célèbres pastels par Maurice Quentin de La Tour provenant du château de Boulainvilliers à Passy (Paris), vendu en 1794 par Anne-Gabriel de Boulainvillers – dont les biens furent partagés entre la Nation et ses deux petits-enfants en 1798, année de sa mort – d'où ils auraient été transportés à celui de Glisolles "dans une voiture à foin traînée par des bœufs" (même référence). Ces portraits comptent parmi ses œuvres les plus ambitieuses" ( Xavier Salmon). Ce sont :

- celui de la marquise de Sesmaisons, née Marie-Louise Gabrielle de La Fontaine-Solare de La Boissière (1738 - Paris, musée du Louvre depuis 2014), nièce de Suzanne-Marie-Henriette de Boulainviliers, seconde épouse en 1719 de M. de Rieux, fils de Samuel Bernard, œuvre exposée au Salon de 1738 et dont l'estampe de reproduction par Gilles-Edmé Petit fut admirée par Edmond de Goncourt ; en le marchand de tableaux René Gimpel en offrit 150 000 francs, mais elle fut vendue quelques mois plus tard au banquier et collectionneur Arthur Veil-Picard (1854-1944) ;

- celui de Gabriel-Bernard de Rieux, dit "le président de Rieux" assis à son bureau (vers 1739-1741 - Getty Museum depuis 1994), qui fut exposé au Salon de 1741, puis cédé au marchand de tableaux (Nathan ou Georges ? Wildenstein ;

- celui de sa seconde épouse en tenue de bal ou "domino" bleue, un masque à la main (1742 - Paris, musée Cognacq-Jay), exposé au Salon de 1742.