Montmirail est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.
Géographie Situation vignette|gauche|Vue sur Montmirail, depuis La Dorgeaterie. La commune de Montmirail s'étend sur . Elle est située à l'extrémité ouest du département de la Marne, en région Grand Est, à proximité des départements de l'Aisne (Hauts-de-France) et de la Seine-et-Marne (Île-de-France).
La commune appartient à la région agricole de la Brie champenoise.. Elle est parfois qualifiée de capitale de la Brie champenoise.
Par la routeLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes., Montmirail se situe à de Paris., à de Reims., principale ville de la Marne, à de Châlons-en-Champagne., préfecture du département, à de Meaux., sous-préfecture de la Seine-et-Marne voisine, à d'Épernay., sa sous-préfecture, à de Château-Thierry., sous-préfecture de l'Aisne voisine, et à de Sézanne., bureau centralisateur du canton de Sézanne-Brie et Champagne dont dépend Montmirail depuis 2015.
La commune est la ville-centre de l'aire d'attraction de Montmirail, de son unité urbaine et de son bassin de vie. Elle se trouve dans la zone d'emploi de Romilly-sur-Seine..
Géologie et relief Montmirail fait partie géologiquement de la Brie champenoise, moins fertile que la Brie française, mais qui comprend pourtant de bonnes terres à blé. Étant donné son altitude et sa situation sur un éperon, son climat est plutôt rude.
La ville domine la vallée du Petit Morin, creusée dans les sables. On y trouve, dans une « sablière » étudiée autrefois par Georges Cuvier, et un peu partout dans les alluvions, de grands coquillages qui ne se rencontrent que dans les mers chaudes, ainsi que des fossiles d'animaux disparus.
Son altitude varie de .
Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de MontmirailLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Petit Morin, la Dhuis, le cours d'eau 01 des Haras, le Fossé 01 des Egremonts, le Fossé 01 de la Grâce, le Fossé 01 de la Mêle, le Fossé 01 de la Poterie, le Fossé 01 de l'Étang de la Verrerie, le Fossé 01 du Pré Moret, le Fossé 03 du Chatelet, le Petit Morin, le ru Barteaux et divers autres petits cours d'eau..
Le Petit Morin, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Val-des-Marais et se jette dans la Marne à La Ferté-sous-Jouarre, après avoir traversé . Les caractéristiques hydrologiques de le Petit Morin sont données par la station hydrologique située sur la commune de Montmirail. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 21/05/2024 à 02:01 TU à partir des 633 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/03/1969 au 01/04/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..
La Dhuis, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Janvilliers et se jette dans le Surmelin à Celles-lès-Condé, après avoir traversé .
Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Petit et Grand Morin ». Ce document de planification concerne le territoire des bassins versants du Petit Morin () et du Grand Morin () et se répartit sur trois départements (la Marne, l'Aisne et la Seine-et-Marne). Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le Syndicat mixte d'aménagement et de gestion des eaux (SMAGE) - EPAGE..
La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Esternay à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité L'Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense sur le territoire de la commune, dont protégées et menacées..
Montmirail compte une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I, la « forêt des Rouges Fossés (partie Aisne) ». Cette ZNIEFF se trouve toutefois dans le département de l'Aisne et ne fait que déborder très légèrement sur le territoire de la commune..
Elle comprend également deux sites classés au titre de la loi de 1930 : les avenues de Montmirail (sol et plantations) et les anciens remparts et leurs abords.
Urbanisme Typologie Au , Montmirail est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..
Elle appartient à l'unité urbaine de MontmirailUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée..
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montmirail, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,6 % en 2018), une proportion semblable à celle de 1990 (68,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (62,2 %), forêts (25,3 %), zones urbanisées (7,1 %) et prairies (5,5 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Quartiers, hameaux, lieux-dits et écarts Courbetaux, ancienne commune indépendante, au sud-est. Courcelles, hameau, à l'ouest. Hautefeuille, situé à environ au nord, entre le lieu-dit L'Échelle-le-Franc et la commune de Vauchamps) compte environ et ne comporte que deux rues : la rue de Vauchamps et la rue Verte. La Dorgeaterie, à l'ouest. L'Échelle-le-Franc, à la sortie de la ville, à environ au nord, et en direction du lieu-dit Hautefeuille, compte environ . Le Saussat, à l'ouest. Maclaunay, au sud-est. Mondant, semblable à un village, à l'est, dont la population avoisine les . Montcoupot, à l'ouest. La Grâce, au sud-est, emplacement de l'ancienne abbaye de la Grâce-Notre-Dame, aujourd'hui une ferme.
Habitat et logement En 2021, Montmirail compte . Ces logements sont à 77 % des maisons et à 22,4 % des appartements.. Les résidences principales de Montmirail disposent en moyenne de (4,5 pour les maisons et 2,7 pour les appartements)..
Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques indicateurs chiffrés du logement pour Montmirail, la communauté de communes de la Brie champenoise (CCBC), le département de la Marne et la France entière en 2021. :
+ Le logement à Montmirail en 2021 Montmirail Marne France Ensemble des logements Part des résidences principales (en %) Part des résidences secondaires (en %) Part des logements vacants (en %) Part des propriétaires de leur résidence principale (en %)
À Montmirail, 84,8 % des logements sont des résidences principales, 3,9 % des résidences secondaires et 11,3 % des logements vacants. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (3,9 %) supérieure à celle du département (3,4 %) mais inférieure à celle de la communauté de communes (9,3 %) et de la France entière (9,7 %).
Par ailleurs, 53,6 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale. Si cette proportion est proche de la moyenne départementale (52,2 %) ou nationale (57,5 %), elle est sensiblement inférieure à celle de la communauté de communes de la Brie champenoise (69,2 %).
Parmi les principales construites avant 2019, 18,2 % avaient été construites avant 1919, 8,9 % entre 1919 et 1945, 17,6 % entre 1946 et 1970, 38,6 % entre 1971 et 1990, 9,8 % entre 1991 et 2005 et 7 % depuis 2006..
Le nombre de logements a presque doublé entre 1968 () et 2015 (). Le tableau ci-dessous présente l'évolution du nombre de logements sur le territoire de la commune, par catégorie, depuis 1968. :
+ Évolution du nombre de logements par catégorie 1968 1975 1982 1990 1999 2010 2015 2021 Résidences principales 931
Résidences secondaires 80 83 117 139 91 74 60 76 Logements vacants 57 102 101 119 130 163 271 221 Total
Toponymie Le nom de la localité est mentionné sous les formes Castellum quod dicitur Mons Mirellus (1125), Mons Mirabilis (1131), Montmirail (1147), Mons Miralli (1148), Mons Mirail (1154-1159), Montmiralt (1169), Monmiral (1182), Montmiral (1190), Monmirail (1222), Montmirel (1261), Mommiral (1278), Montmirail-en-Brie (1391), Mommirail-en-Brie (1419), Montmiraille (1622), Mon-Mirelle (1778), Montmirail-Marne (1859)Auguste Longnon, Dictionnaire topographique du département de la Marne, Paris, Impr. nationale, 1891, (lire en ligne) .
D'autre part, le roi change en 1716, mais les lettres patentes données à cet effet ne semblent pas avoir été exécutées.
Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en Mont- au sens de « colline, élévation de terrain, hauteur », appellatif toponymique issu du gallo-roman MONTE (du latin montem, accusatif de mons). Le second élément -mirail représente l'ancien français mirail « miroir » → « point de vue, poste d'observation » cf. Montregard. Il s'agit d'un dérivé de mire, suivi du suffixe à valeur superlative -ail (cf. vitrail, etc.).