Le réseau express Hauts-de-France, ou « RER Lille - Bassin minier. » (anciennement appelé « Réseau Express Grand Lille ») est un projet de réseau express régional qui englobe divers aménagements futurs dans l'aire urbaine de Lille et le bassin minier dans la région des Hauts-de-France..

Son objectif est de doubler, aux heures de pointe, la fréquence des trains de l’étoile ferroviaire de Lille à l’horizon 2040. Le projet prévoit notamment de nouvelles infrastructures ferroviaires entre Lille et le Bassin minier ainsi que de nouveaux aménagements et pôles d’échanges dans le secteur de Lille.

Renommé réseau express Hauts-de-France (REHF) en , le projet fait aujourd’hui partie intégrante du service express métropolitain de l’étoile ferroviaire de Lille (SEM). Les études sur le SEM font l’objet d’un pilotage par l’État, la région Hauts-de-France, la Métropole européenne de Lille et SNCF Réseau.

À l'origine, le réseau express Grand Lille (REGL) était un projet de réseau express régional proposé par Daniel Percheron, président du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, en . Il devait relier l'agglomération de Lille au bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, à Hénin-Beaumont, à l'horizon 2025. S'il était réalisé, le trajet de la gare de Lille-Flandres à celle de Sainte-Henriette« Sainte-Henriette » est le nom de baptême de l'ancienne fosse des mines de Dourges, et, par extension, est également le surnom donné à ses terrils et 92. (Hénin-Beaumont) ne prendrait que contre 26 à en 2011 pour rallier la gare d'Hénin-BeaumontSi le TER est direct de Lille-Flandres à Libercourt, puis omnibus jusqu'à Hénin-Beaumont, un trajet dure, en 2011, environ . S'il est omnibus sur tout le trajet, il dure environ , non compris l'éventuelle correspondance en gare de Libercourt.. Le projet, presque plus évoqué durant deux ans, voit une nouvelle avancée le à l'occasion de la saisine de la Commission nationale du débat public par le conseil régional. À cette occasion, un projet plus étendu est évoqué pour un second temps, desservant des grandes villes comme Douai, Lens, Arras, Cambrai, Armentières et la zone de l'Union, via la construction de sections nouvelles et l'amélioration des lignes actuelles. Le projet a fait l'objet d'un débat public du au .

Histoire À l'origine en 2010 Le projet a été annoncé en par Daniel Percheron, lors de ses vœux de la nouvelle année. Quelques mois plus tard, le , il annonce que le projet se prépare. Le projet de tram-train reliant Lille au bassin minier est annulé, le RER Lille - Bassin minier est évoqué.. L'idée d'une telle liaison est inscrite dans le schéma régional des transports qui date de 2006.. Le but de ce RER est de réduire l'utilisation des voitures, car l'autoroute A1 se retrouve régulièrement saturée aux alentours de l'agglomération lilloise..

Daniel Percheron espère obtenir des subventions au titre du Grenelle de l'environnement. Quatre ans de procédure et cinq ans de travaux devraient être nécessaires, parmi ces étapes, on peut citer les études préliminaires, les études d'impact, l'avant-projet, le débat public, l'enquête publique, et le chantier à partir de 2015.

En , l'État ne retient pas le projet de RER, mais les élus continuent le projet.. Le dossier concernant le RER Lille - Hénin est recalé. Sur les déposées dans le cadre d'un appel à projets concernant les transports en commun en site propre, 78 ont été acceptés, mais le dossier concernant le RER a été jugé trop récent et pas assez avancé.. Dans la région, d'autres dossiers comme le doublement de la capacité de la ligne 1 du métro de Lille et la construction de la ligne Béthune - Bruay du tramway Artois-Gohelle ont en revanche été retenus.

Infrastructure vignette|redresse=2|Le terril , Lavoir Hénin Est, sis à Dourges. La gare de Sainte-Henriette devrait être bâtie à sa base. Les deux gares extrêmes seraient reliées en dix-sept minutes, avec un départ toutes les cinq minutes aux heures de pointe. Le parc serait composé de dix à douze rames de , et la vitesse maximale atteindrait , la ligne longue de trente kilomètres. Le système serait similaire au réseau express régional d'Île-de-France. La ligne, entièrement nouvelle, prendrait naissance sous la gare de Lille-Flandres, près de la station de métro et de tramway. Le premier arrêt serait situé près de l'aéroport de Lille-Lesquin, il y a trois variantes de tracé, et une grande partie sera sous terre. Les autres arrêts seront établis sur les communes de Seclin et Lesquin, le long de l'autoroute A1 et de la LGV Nord. Des vastes parkings seraient construits, dans le but d'inciter les automobilistes à prendre le RER plutôt que d'utiliser l'autoroute. L'autre terminus sera installé aux pieds des terrils et 92, respectivement nommés Lavoir Hénin Est et Lavoir Hénin Ouest la liste des terrils du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, fournie par la Mission Bassin Minier.. Des simulations estiment que à pourraient emprunter ce nouvel itinéraire chaque jour.

L'arrivée du RER sur le site d'Hénin-Beaumont permettrait sans plus de précisions d'y connecter différents réseaux (BHNS, le bus en site propre de Douai). La gare d'Hénin-Beaumont, placée le long de la ligne de Lens à Ostricourt, pourrait être déplacée à proximité du site. La SNCF étudie, via une réunion de comité de pilotage de Sainte-Henriette, la faisabilité technique d'un arrêt TGV sur la zone.

Station Lat/Long Communes desservies CorrespondancesPour alléger le tableau, seules les correspondances avec les transports guidés (métros, trains, tramways…) et les correspondances en étroite relation avec la ligne sont données. Les autres correspondances, notamment les lignes de bus, sont reprises dans les articles de chaque station. o Gare de Lille-Flandres Lille (Lille-Centre) 16px 16px TER Nord-Pas-de-CalaisTGV o Stade Pierre-Mauroy Villeneuve-d'Ascq 16px o Aéroport de Lille-Lesquin LesquinAéroport de Lille-Lesquin o Seclin Seclin o Carvin CarvinDepuis la fermeture de la ligne d'Hénin-Beaumont à Bauvin - Provin, Carvin, qui est une ville d'environ , n'est plus desservie par des trains. Les gares les plus proches sont celles de Bauvin - Provin, sur la ligne de Lens à Don - Sainghin, et de Libercourt, sur la ligne de Paris-Nord à Lille. o Sainte-Henriette Hénin-Beaumont

Budget vignette|La friche Sainte-Henriette, en , vue depuis le sommet du terril , Lavoir Hénin Ouest. Le coût de la ligne est estimé à d'euros hors taxes. Parmi cette somme, d'euros sont prévus pour les ouvrages d'art, pour la voie, son électrification, la signalisation et les gares ; enfin, d'euros doivent être consacrés au matériel roulant, qui serait constitué, au départ, d'une douzaine de rames. En outre, il convient d'ajouter à ce coût les modifications de plusieurs échangeurs autoroutiers et la construction de parkings. En 2020, le montant devrait avoisiner le milliard d'euros. Dans le cadre du Grenelle de l'environnement, l'État pourrait financer le projet à hauteur de cent à deux-cent millions d'euros. Des participations venant de l'Europe, des conseils généraux, des agglomérations et de la région pourront également être négociées. À l'instar du Stade Pierre-Mauroy, le financement pourrait reposer sur un partenariat public privé.

Le budget provisoire a été examiné le , et un arbitrage du ministère des Transports rendu deux mois plus tard. D'autres estimations font état de d'euros.

Le lundi , la commission permanente du conseil régional a voté un budget de deux millions d'euros pour financer les études préliminaires, celles-ci porteront sur les éléments techniques du projet, dans le but de faire passer le projet par la phase prévue du débat public. Daniel Percheron envisage un partenariat public-privé sur quarante ou cinquante ans, avec un grand opérateur privé.. ont été soumises aux élus début .. Daniel Percheron, président du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais rencontre également l'opposition des élus socialistes et écologistes de Lille Métropole Communauté urbaine, mais aussi celle de Dominique Plancke, conseiller régional du groupe Europe Écologie. Toutefois, si le Parti socialiste remportait l'élection présidentielle de 2012, il estime que le dossier pourrait plus facilement recevoir un soutien financier de la part de l'État.

Réactions Gilles Pargneaux, député européen socialiste, estime le que Daniel Percheron aurait pu se concerter avec les divers « représentants de la Communauté Urbaine de Lille, du Conseil Général, des agglomérations, des entreprises concernées, des institutions européennes et de l'État », ajoutant ensuite que « cette procédure est très surprenante et fort regrettable. ». Selon lui, le budget devrait plutôt avoisiner les deux milliards d'euros. Il préfèrerait à court terme que les lignes TER entre Lille et le bassin minier soient cadencées, et que leur capacité soit accrue. Dominique Plancke, conseiller régional du groupe Europe Écologie et président de la commission Transports, est lui aussi favorable à une modernisation des lignes du TER. Toutefois, la ligne de Lens à Ostricourt et la ligne de Paris-Nord à Lille sont parfois saturées, augmenter le nombre de trains risque de poser problème, non seulement à cause des possibles retards engendrés, mais aussi à cause du surcoût lié aux péages à RFF.

À la même date, Cap21 estime que le projet de RER entre Lille et le bassin minier est un pavé dans la mare..

Jean-Pierre Corbisez, président socialiste de la communauté d'agglomération Hénin-Carvin, estime que le SCOT de Lens-Liévin Hénin-Carvin devrait prévoir des réserves foncières afin de ne pas bloquer le passage de transports entre l'agglomération lilloise et le bassin minier d'ici à 2020.

Steeve Briois (FN), conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais et membre du conseil municipal d'Hénin-Beaumont, explique le être favorable au projet de RER, qui relierait efficacement le bassin minier à Lille, mais contre le tracé de la ligne de tramway Hénin-Liévin, en ce sens où celle-ci, dans son tracé actuel, desservirait en priorité la grande distribution dont le centre commercial Noyelles, et délaisserait les centres-villes..

Le projet présenté au débat public en 2013-2014 vignette|redresse=2|Le projet dans sa version de fin 2013. vignette|redresse=2|Le projet dans sa version du printemps 2017. Infrastructure Fin , le projet s'étoffe et se précise. Une ligne doit être ouverte à l'horizon 2025 entre la gare de Lille-Flandres et la future gare de Sainte-Henriette à Hénin-Beaumont, et doit desservir le stade Pierre-Mauroy, l'aéroport de Lille-Lesquin, Seclin et Carvin.. Par rapport au précédent projet, la desserte du grand stade est ajoutée. Par ailleurs, dans un second temps, il est prévu, au sud, à partir d'Hénin-Beaumont, d'ouvrir des branches, soit par la création de lignes nouvelles soit en utilisant le réseau actuel, vers Lens, Douai, Arras et Cambrai. Au nord, à partir de la gare souterraine de Lille-Flandres, il est prévu d'utiliser deux branches : l'une vers Armentières, l'autre vers la zone de l'Union (sur Roubaix, Tourcoing et Wattrelos) puis vers Mouscron. Ce projet s'effectuerait en utilisant en grande partie et respectivement la ligne de Lille aux Fontinettes et la ligne de Fives à Mouscron (frontière)..

Budget Le coût total du projet est évalué à près de 2,11 milliards d’euros. (valeur de ) correspondant : pour 490 M€ à la création de la gare souterraine de Lille-Flandres ; pour 600 M€ à la création du tronçon central entre Lille-Flandres et Hénin-Beaumont ; pour 820 M€ aux raccordements nord et sud au réseau ; pour 200 M€ au matériel roulant qui circulera sur le Réseau Express Grand Lille.