François Rasse des Neuxselon la BnF, mort le , est un médecin chirurgien français.
Fils d'un chirurgien du roi, mort le , il succède à son père dans cette fonctionÉléments biographiques d'après Louis Audiat, Bernard Palissy, étude sur sa vie et ses travaux, Didier, Paris, 1868, p. 275.. D'abord catholique au service de Catherine de Médicis, il se convertit au protestantisme et devient médecin de Jeanne d'Albret. Ami de Bernard Palissy, qui l'appelle « chirurgien fameux et excellent », il possède une bibliothèque considérable ainsi qu'un cabinet de curiosités. Il laisse à sa mort plusieurs volumes de manuscrits contenant des documents politiques, des sermons et des poèmes d'inspiration calviniste. Prosper Tarbé, qui en publia une partie, a fait de lui ce portrait :
L'une des pièces recueillies par Rasse des Neux, La Lessive du temps qui court, se retrouve avec quelques variantes dans une moralité intitulée L'Église, noblesse et pauvreté qui font la lessive, jouée à Rouen avant 1540Émile Picot, « Les Moralités polémiques, ou la controverse religieuse dans l'ancien théâtre français » in Bulletin historique et littéraire de la Société de l'histoire du protestantisme français, vol. XLI, , , 1892, p. 617-620.. Cette moralité, probablement écrite par un membre de la Confrérie des Conards, contient une ballade qui commence par ces vers :
Œuvres Recueillies par Prosper Tarbé : Poésies calvinistes
Notes et références
Liens externes
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