Le Wade-Giles, parfois abrégé en Wade, est une romanisation du chinois mandarin. Il a été le principal système de transcription dans le monde anglophone au et pendant la majeure partie du , jusqu'à l'apparition du pinyin (système officiel de la Chine et de la plupart des pays sinophones hormis Taïwan qui utilise le zhuyin.)
Il a été conçu d'après un système créé par Thomas Francis Wade au milieu du et modifié par Herbert Giles dans son dictionnaire chinois-anglais de 1892.
Critiques du Wade-Giles et comparaison avec le pinyin Un argument courant contre le système Wade-Giles est la représentation du caractère aspiré ou non de certaines consonnes par des apostrophes : p, p', t, t', k, k'. Les Occidentaux, peu familiers avec le système, enlèvent souvent les apostrophes s'ils ne savent pas qu'elles représentent des informations essentielles.
Le système pinyin répond à ce problème en employant les caractères latins dénotant les variantes sonores (b, d, g) des consonnes sourdes (p, t, k) pour représenter les consonnes non aspirées, la distinction entre sonore et sourde n'ayant pas lieu en chinois. Le système pinyin a également l'avantage important de représenter les tons par des accents ( ¯ , ´ , ˇ , ` ) au lieu des numéros (¹, ², ³, ⁴).
Le Wade-Giles utilise des traits d'unions pour séparer toutes les syllabes (par exemple : Hsi-an () et Hsi-fan ()), alors que le pinyin ne sépare que les syllabes ambigües, avec une apostrophe (par exemple : Xi'an, mais Xifan). Aucun des deux systèmes ne sépare les syllabes des noms d'institutions ou de lieux.
Voici d'autres différences avec le pinyin :
(comme dans , « jade ») a toujours un tréma au-dessus, tandis qu'en pinyin, le tréma est employé uniquement lorsqu'il est absolument nécessaire ; le groupe pinyin est en Wade-Giles (comme gong fu / kung fu) ; Wade-Giles utilise pour transcrire le phonème , ce son étant transcrit en pinyin ; après une consonne, la diphtongue Wade-Giles est écrite en pinyin. , ces deux romanisations, contrairement à quelques autres, utilisent et à la place des syllabes complètes iou et uen ; n'est jamais précédé par , comme en pinyin. La seule exception est dans le nom de lieux, qui sont sans traits d'unions, donc sans un , une ambigüité de syllabe peut se produire.
En français, quelques mots gardent leur orthographe à la Wade-Giles (comme taoïsme au lieu de daoïsme) ce qui entretient des confusions. Par exemple, celle entre le « chi » de tai-chi-chuan et celui de « ch'i kung », alors qu'en pinyin la distinction est évidente : taiji quan et qi gong.
Initiales et finales Les tables ci-dessous montrent les représentations Wade–Giles de chaque son chinois selon la prononciation du mandarin standard (en caractères gras), mis côte à côte avec le symbole phonétique de l'alphabet phonétique international (entre crochets), et les représentations équivalentes en bopomofo et en hanyu pinyin.
Initiales TypeBilabialeLabio-dentaleDentale/AlvéolaireRétroflexealvéolo-palataleVélairenon voiséevoiséenon voiséenon voiséevoiséenon voiséevoiséenon voiséenon voiséeNasale m [m]ㄇ m n [n]ㄋ n Occlusivenon aspiréep [p]ㄅ b t [t]ㄉ d k [k]ㄍ gAspiréepʻ [pʰ]ㄆ p tʻ [tʰ]ㄊ t kʻ [kʰ]ㄎ kaffriquéenon aspirée ts [ts]ㄗ zch [ʈʂ]ㄓ zhch [tɕ]ㄐ jAspirée tsʻ [tsʰ]ㄘ cchʻ [ʈʂʰ]ㄔ chchʻ [tɕʰ]ㄑ qFricative f [f]ㄈ fs [s]ㄙ ssh [ʂ]ㄕ shhs [ɕ]ㄒ xh [x]ㄏ hLiquide l [l]ㄌ l j [ɻ~ʐ]ㄖ r
Au lieu de ts, tsʻ et s, Wade–Giles utilise tz, tzʻ et ss avant ŭ (Voir plus bas).
Finales TypeCoda∅Medial∅ih/ŭ[ɨ]ㄭ -iê/o[ɤ]ㄜ ea[a]ㄚ aei[ei]ㄟ eiai[ai]ㄞ aiou[ou]ㄡ ouao[au]ㄠ aoên[ən]ㄣ enan[an]ㄢ anung[ʊŋ]ㄨㄥ ongêng[əŋ]ㄥ engang[aŋ]ㄤ angêrh[aɚ̯]ㄦ eri[i]ㄧ iieh[je]ㄧㄝ ieia[ja]ㄧㄚ ia iu[jou]ㄧㄡ iuiao[jau]ㄧㄠ iaoin[in]ㄧㄣ inien[jɛn]ㄧㄢ ianiung[jʊŋ]ㄩㄥ ionging[iŋ]ㄧㄥ ingiang[jaŋ]ㄧㄤ iangu[u]ㄨ uo/uo[wo]ㄛ/ㄨㄛ o/uoua[wa]ㄨㄚ uaui/uei[wei]ㄨㄟ uiuai[wai]ㄨㄞ uai un[wən]ㄨㄣ unuan[wan]ㄨㄢ uan uang[waŋ]ㄨㄤ uangü[y]ㄩ üüeh[ɥe]ㄩㄝ üe ün[yn]ㄩㄣ ünüan[ɥɛn]ㄩㄢ üan
Wade–Giles utilise -uei après kʻ et k, ou dans les autres cas -ui: kʻuei, kuei, hui, shui, chʻui.
Dans cette méthode, s'écrit -o après kʻ, k et h, sinon -ê: kʻo, ko, ho, shê, chʻê. Lorsque forme une syllabe par elle-même, elle est écrite ê ou o en fonction du caractère.
Avec Wade–Giles s'écrit -uo après kʻ, k, h et sh, dans les autres cas, elle s'écrit -o: kʻuo, kuo, huo, shuo, chʻo. Giles Pour -ih et -ŭ, voir plus bas.
de Giles, inclus également les syllabes chio, chʻio, hsio, yo, qui sont à présent prononcée comme chüeh, chʻüeh, hsüeh, yüeh.
Syllabes commençant par une médiale TypeCoda∅Médialei/yi[i]ㄧ yiyeh[je]ㄧㄝ yeya[ja]ㄧㄚ ya yai[jai]ㄧㄞ yaiyu[jou]ㄧㄡ youyao[jau]ㄧㄠ yaoyin[in]ㄧㄣ yinyen[jɛn]ㄧㄢ yanyung[jʊŋ]ㄩㄥ yongying[iŋ]ㄧㄥ yingyang[jaŋ]ㄧㄤ yangwu[u]ㄨ wuwo[wo]ㄨㄛ wowa[wa]ㄨㄚ wawei[wei]ㄨㄟ weiwai[wai]ㄨㄞ wai wên[wən]ㄨㄣ wenwan[wan]ㄨㄢ wan wêng[wəŋ]ㄨㄥ wengwang[waŋ]ㄨㄤ wangyü[y]ㄩ yuyüeh[ɥe]ㄩㄝ yue yün[yn]ㄩㄣ yunyüan[ɥɛn]ㄩㄢ yuan
Avec Wade–Giles s'écrit i ou yi en fonction du caractère.
Voyelles et symboles finaux
Consonnes syllabiques Comme Yale et les (SPM II, ), Wade–Giles transcrit les deux types de consonnes syllabiques (; Wade–Giles: kʻung1-yün4; Hànyǔ Pīnyīn: kōngyùn) différemment: -ŭ est utilisée après sibilants écrits à cette position (et cette position seulement) comme tz, tzʻ et ss (Pīnyīn z, c et s). -ih est utilisé après la rétroflexe ch, chʻ, sh, et j (Pīnyīn zh, ch, sh, et r). Ces finales sont toutes écrites comme -ih en tongyong pinyin, comme -i en Hànyǔ Pīnyīn (Donc, distinguables uniquement par l'initiale de comme dans li), et comme -y dans Gwoyeu Romatzyh et Wade simplifié. Elles sont typiquement omises dans Zhùyīn (Bōpōmōfō).
APIʈ͡ʂɨʈ͡ʂʰɨʂɨɻɨt͡sɯt͡sʰɯsɯYalejrchrshrrdztszszSPM IIjrchrshrrtztszszWade–GileschihchʻihshihjihtzŭtzʻŭssŭTongyòng PinyinjhihchihshihrihzihcihsihHànyǔ PīnyīnzhichishirizicisiGwoyeu RomatzyhjychyshyrytzytsysyWade simplifiéchychhyshyrytsytshysyZhùyīnㄓㄔㄕㄖㄗㄘㄙ
Voyelle o La finale o en Wade-Giles à deux prononciations en Mandarin moderne : et .
Ce qui est prononcé aujourd'hui comme une voyelle mi-fermée postérieure non arrondie est généralement écrit , mais parfois , en fonction de la prononciation historique (à l'époque où la romanisation Wade–Giles a été développée). En particulier, après les initiales vélaires k, kʻ et h (et un ng historique, qui a disparu au moment où Wade–Giles a été développée), o est utilisée ; par exemple, est ko¹ (pinyin : ) et est kʻo⁴A Chinese-English Dictionary, . (pinyin : ). En mandarin moderne, après une vélaire (et ce qui a été auparavant ) s'est décalé vers , ainsi, elles sont écrites ge, ke, he et e en Pīnyīn. Lorsque forme seule une syllabe, Wade–Giles l'écrit ou en fonction du caractère. Dans toutes les autres circonstances, elle écrit .
Ce qui est prononcé aujourd'hui comme est généralement écrit o en Wade–Giles, à l'exception de wo, shuo (e.g. 說 shuo¹) et les trois syllabes kuo, kʻuo, et huo (comme dans 過, 霍, etc.), qui contrastent avec ko, kʻo, et ho qui correspondent au pinyin ge, ke, et he. C'est parce que des caractères comme 羅, 多, etc. (Wade–Giles : lo², to¹; Pīnyīn: luó, duō) ne portaient pas, à l'origine, la médiale . En Mandarin moderne, , la distinction phonétique entre o et -uo/wo a été perdue (à l’exception des interjections, lorsqu'elles sont utilisées seules), et la médiale est ajoutée devant -o, créant ainsi le moderne.
APIWade–Gilespopʻomofototʻonolokokʻohochochʻojotsotsʻosoo/êwoZhùyīnㄅㄛㄆㄛㄇㄛㄈㄛㄉㄨㄛㄊㄨㄛㄋㄨㄛㄌㄨㄛㄍㄜㄎㄜㄏㄜㄓㄨㄛㄔㄨㄛㄖㄨㄛㄗㄨㄛㄘㄨㄛㄙㄨㄛㄜㄨㄛPīnyīnbopomofoduotuonuoluogekehezhuochuoruozuocuosuoewo
Il est à noter que les translittérations zhuyin et pinyin écrivent comme ㄛ -o après ㄅ b, ㄆ p, ㄇ m et ㄈ f, alors qu'elles sont écrites ㄨㄛ -uo après toutes les autres initiales.
Références
Liens externes
Wade-Giles Catégorie:Langue mandarine