, né le et mort le , est un chien de race akita. Il est célèbre au Japon pour avoir attendu, quotidiennement et pendant près de dix ans, son maître à la gare de Shibuya (dans l'arrondissement de Shibuya à Tokyo) après la mort de ce dernier.

Pour cela, il a été surnommé . Une statue, érigée en son honneur à la gare de Shibuya, face au carrefour de Shibuya, est aujourd'hui un lieu très connu de rendez-vous à Tokyo. L'histoire de Hachikō est également à l'origine du regain d'intérêt pour la race des akitas, qui était alors presque éteinte.

Biographie En 1924, le Japonais , professeur au département de l'agriculture de l'université impériale de Tōkyō (l'actuelle université de Tokyo), reçoit un chiot mâle né quelque temps auparavant dans une ferme d'Ōdate dans la préfecture d'Akita et lui donne le nom de « Hachikō » (littéralement, « huitième prince » ; en japonais signifie « 8 » car il était le de la portée et , attaché au nom, est un terme affectueuxL'Histoire d'Hachiko.).

Chaque matin, Hidesaburō Ueno se rend à la gare de Shibuya pour prendre le train de banlieue qui le mène à son travail et Hachikō l'accompagne immanquablement, tandis que chaque soir, le chien se rend à la gare seul et attend le retour de son maître.

Le , Hidesaburō Ueno meurt à l'âge de lors d'une conférence à l'université, des suites d'une hémorragie intra-cérébrale. Malgré cela, Hachikō continue de se rendre tous les jours, pendant quasiment dix ans, à la gare de Shibuya pour attendre son retour.

La fidélité d’Hachiko fut bientôt connue dans tout le Japon grâce à un article écrit par un ancien élève du professeur Hidesaburō Ueno, paru le dans , l'un des deux grands quotidiens nippons et intitulé : . On a tenté de l'adopter, mais il fuguait pour revenir dans l'ancienne maison de Hidesaburō Ueno, ou à la gare.. Beaucoup d'habitués venaient lui apporter de la nourriture lors de son attente à la gare.

Pour ses qualités, Hachikō reçut le surnom de (« chien fidèle »). Il fut fréquemment présenté par les parents et les enseignants comme un exemple de loyauté et de fidélité.

Le , Hachikō meurt dans une ruelle proche du pont Inari sur la rivière de Shibuya, des suites d'une filariose ou d'un cancer des poumons et du cœur. Il est empaillé et conservé au musée national de la nature et des sciences de Tokyo, tandis que le reste de sa dépouille est enterré au cimetière d'Aoyama, à côté de la tombe de son maître.

Postérité Statues vignette|redresse|La première statue d'Hachikō lors de la cérémonie commémorant la première année de sa mort, le .

En , une première statue en bronze est érigée en l'honneur de Hachikō à Tokyo devant la gare de Shibuya, dans l’arrondissement de Shibuya. Hachikō lui-même assiste à l'inauguration. Cette statue est cependant fondue au moment de la Seconde Guerre mondiale, en pleine pénurie de métal.

Une nouvelle statue est inaugurée en devant une sortie de la gare de Shibuya, aujourd'hui connue de tous sous le nom de « sortie Hachikō » (, Hachikō-guchi).

En , à la suite de travaux de rénovation et d'agrandissement de la gare, la statue, qui faisait auparavant face au nord, est tournée vers l'est de façon à coïncider avec la direction de la sortie de la gare. Une cérémonie en hommage à Hachikō y est organisée tous les ans, au mois d’avril.

En 2004, une autre statue de bronze d'Hachikō est érigée à la gare d'Ōdate dans la préfecture d'Akita, ville natale de Hachikō. Dans cette même gare se trouve le .

En 2015, pour les quatre-vingt ans de la mort d'Hachikō, une autre statue lui est érigée ainsi qu'à son maître Hidesaburō Ueno à l'université d'agriculture et de technologie de Tokyo. Réalisée par Tsutomu Ueda, cette statue représente les retrouvailles entre le maître et son chien fidèle, comme si Hidesaburō Ueno était rentré de sa journée de cours en 1925William Plummer, « Tokyo : l'histoire d'amour d'un chien et de son maître immortalisée dans le bronze », Le Figaro, 13 mars 2015..

Minibus de Shibuya vignette|Minibus « Hachiko » dans le quartier de Shibuya.

En 2003, le quartier de Shibuya crée de nouveaux parcours de minibus (des « bus de la communauté »), surnommés les « ». Il y a depuis quatre parcours différents.

Dans la culture populaire Littérature Dans Hatchiko, chien de Tokyo (2003) de Claude Helft, illustré par Chen Jiang HongClaude Helft (auteur) et Chen Jiang Hong (illustrations), Hatchiko, chien de Tokyo, Desclée de Brouwer, Paris, 2003. .. Dans Hachikō au pays de la nuit (2017) de Linné Lharsson, un roman fantastique s’inspirant de l’histoire d’Hachikō et de l’aventure qui s’ensuit dans le monde des morts, relevant de la mythologie japonaiseLinné Lharsson, Hachikō au pays de la nuit, Rroyzz Éditions, 2017, .. Dans Kafka - Les Héritiers (2017) de Xavier Amet, l'auteur imagine que « comme une version high-tech d'Hachikō », un ordinateur attend sa propriétaire décédée.

Cinéma Dans (1987) de Seijirō Kōyama (non diffusé en France) ; Dans Hatchi (2008) de Lasse Hallström, de dont l'action se situe aux États-Unis ; Dans Hachiko (2023) de Xu Ang, remake de , se déroulant en Chine (le chien étant nommé Ba Tong dans le film).

Bande dessinée et manga Dans Nana, Hachikō est le surnom de Nana Komatsu donné par Nana Ōsaki, sa colocataire et amie, en référence notamment à son comportement de « chien fidèle ». Dans le deuxième tome de Kaguya-sama: Love is War, les personnages de Kaguya et Miyuki se donnent rendez-vous devant la statue d’Hachikō. Dans Gals!, la statue de Hachikō est un décor récurrent. Dans Le Collège fou, fou, fou, Rei possède un chien de la même race qu'Hachikō ; cependant, c'est le contraire au niveau du caractère car c'est un chien lâche et infidèle. Dans l'album Spirou à Tokyo, Hachikō prend vie et accompagne les deux protagonistes. Dans de Hideki Arai, Hachikō est mentionné à plusieurs reprises. Dans , le chien nommé « Chouchou » est inspiré de Hachikō. Il continue de veiller sur la boutique de son maître après son décès. Dans , le héros invente une histoire où la clé d'un coffre est cachée sur la statue de Hachikō à Shibuya. Dans (), le héros Onizuka se cache derrière la statue de Hachikō puis, en se relevant, parle directement à celle-ci.

Dessins animés Dans la série (, ), le personnage de Kirino Kosaka fait référence à Hachikō pour décrire le comportement de Kyosuke Kosaka. Dans la série (), Taiga fait référence à Hachikō pour décrire le comportement de Ryuuji par rapport à Minorin. Dans la série Futurama (, : « Ceux qui m'aiment prendront le chien »), le héros Fry et son chien (du passé) connaissent la même histoire. La scène finale montre le chien s'affaisser devant une pizzeria, avec en bande sonore la musique du film Les Parapluies de Cherbourg. Dans la série Scooby-Doo (épisode « Scooby-Doo et le sabre du samouraï »), les héros se retrouvent devant la statue de Hachikō érigée en son honneur.

Jeux vidéo Dans qui se déroule à Shibuya, Hachikō est l'un des du jeu.

Notes et références Notes

Références

Annexes

Bibliographie .

Articles connexes Greyfriars Bobby, chien écossais qui veilla la tombe de son maître pendant quatorze ans.

Liens externes

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