L'histoire du cinéma débute dans la seconde moitié du XIXe siècle. Mais c'est durant les années 1930 que sortiront des films esthétiquement moderne comme Becky Sharp (1935) ou Le Magicien d'Oz (1939).
Avant cela, l'imagination des auteurs de l'Antiquité ayant conçu les procédés magiques de projection d'images animées jusqu'aux récits de Jules Verne ou illustrés par Albert Robida, la conception théorique du cinéma s'est progressivement transformée par différentes étapes dès la fin du , parmi lesquelles on peut noter les évolutions de la projection optique, l'invention de la photographie, les diverses dispositifs d'animation mécaniques sans projection ou encore, le développement des caméras exploitant la pellicule film.
Thomas Edison et bien d'autres précurseurs sont à l'origine de différents brevets mais le cinématographe conçu et développé par les Français Auguste et Louis Lumière présenté en public à partir de , marque une étape importante. Par la suite, différentes améliorations naissent ainsi que l'industrie et le commerce des projections publiques. Pour produire les films, des réalisatrices et réalisateurs pionniers sont engagés à contribuer à l'essor des premiers studios. Au milieu du , de très nombreux pays dans le monde voient l'essor des salles de cinéma. En complément du divertissement et dès le début de l'exploitation, différents thèmes cinématographiques sont produits : actualités, documentaires, reconstitutions historiques, reportages, sujets scientifiques ou exploration géographique, etc.
L'arrivée de la couleur, l'écran large ou panoramique, le relief stéréoscopique, la stéréophonie et différents effets spéciaux permettent notamment de concurrencer d'autres médias comme la télévision ou la vidéo. Durant les années 1990, la technologie numérique permet d'améliorer encore la qualité visuelle et sonore des projections dans les salles de cinéma.
Avant les années 1930 Pré-cinéma Si l'animation remonte au moins au , avec le « thaumatrope »https://www.cinematheque.fr/fr/catalogues/appareils/collection/thaumatropeap-94-137.html « Thaumatrope. Lieu de fabrication : Londres, Grande-Bretagne. Année de fabrication : 1825. N° d'inventaire : AP-94-137 ». Site de La Cinémathèque française. 2014. Consulté le ., il faut attendre 1891 pour voir apparaître le premier brevet portant sur l'animation d'images photographiques et la fabrication réussie d'une première caméra argentique. Le spectacle collectif qui pourra en résulter prend naissance quelques mois plus tard.
Dans de nombreux articles et livres, on peut lire encore aujourd'hui et plus spécialement en France, que . Ils mettent au point et font construire une machine permettant d'enregistrer puis de projeter en public des vues photographiques en mouvement, qu'ils ont baptisée le cinématographe. À l'époque, la presse, invitée aux premières projections Lumière, parle, non pas du cinématographe, mais du . Le , quand Auguste et Louis Lumière présentent leur invention aux savants de la Société d'encouragement, ils nomment encore ou leur appareil de prise de vues et de visionnement. L'appareil de prise de vues, inventé par Thomas Edison et son principal collaborateur, William Kennedy Laurie Dickson en 1891, la caméra Kinétographe, la première caméra et l'appareil permettant de voir individuellement les films, le kinétoscope, sont cités en références, preuve de leur antériorité fonctionnelle. L'invention des frères Lumière, ou plus exactement celle de Louis Lumière et de son ingénieur, Jules Carpentier, est à la fois une caméra et un projecteur (et même une tireuse de copies), ce qui va séduire les amateurs fortunés.
Avec la possibilité de voir des vues photographiques animées sur grand écran, les frères Lumière lancent à travers le monde le spectacle des films, antérieurement ébauché par le kinétoscope dans les Kinetoscope Parlors. .
En français, l'apocope de la marque déposée Cinématographe, le cinéma, va s'imposer dans le langage courant en quelques années. Mais dans les autres pays, ce sont les moving pictures, les movies, sans oublier le kino et non pas le cinéma. La Grande Encyclopédie Larousse affirme : . Elle évoque la projection que les frères Lumière organisent à Paris, pour le grand public, dans le Salon indien du Grand Café, au du boulevard des Capucines mais ne représente pas la première tentative d'images photographiques en mouvement projetées en public. Certes, le succès des projections du Grand Café donne un nouveau départ à l'exploitation des films, telle qu'Edison la pratique encore en 1895 avec succès sous une autre forme dans ses nombreux Kinetoscope Parlors, explique avec humour Édouard Waintrop, critique de cinéma et délégué général de la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes. .
Cinématographe . En faire les initiateurs des projections animées sur grand écran pourrait sembler abusif, puisque c'est leur compatriote Émile Reynaud qui, le premier, le , organise devant une assemblée publique payante la première projection animée sur grand écran du premier dessin animé. Quand est évoquée leur paternité exclusive du cinéma, Louis Lumière lui-même n’en revendique pas autant et corrige lui-même l'affirmation le présentant avec son frère comme ses seuls inventeurs, ainsi que le rapporte Maurice Trarieux-Lumière, petit-fils de Louis Lumière et président de l'Association Frères Lumière : Maurice Trarieux-Lumière (entretien avec le petit-fils de Louis Lumière, président de l'association Frères Lumière), La Lettre du premier siècle du cinéma no 7, association Premier siècle du cinéma, supplément à la Lettre d'information du ministère de la Culture et de la Francophonie no 380, du 3 décembre 1994 .
Dans les premières décennies du , les frères Lumière sont encore présentés comme les seuls inventeurs du cinéma : c'est le cas dans la majorité des articles ou livres sur le cinéma, car pour les Français, le cinéma en son essence consiste en la projection d'un film sur un écran, dans une salle; il en va ainsi pour l'Institut Lumière même, dont on peut citer une phrase de présentation : .. Ces « pionniers magnifiques », le couple Edison-Dickson est pourtant bien à l'origine des premiers films du précinéma, ainsi que l'affirme Laurent Mannoni, conservateur à la Cinémathèque française des appareils du précinéma et du cinéma : les premiers films ont été enregistrés par le . Les « pionniers magnifiques » ne butent pas devant l'impossible : ils ont déjà trouvé, aussi bien Dickson que Reynaud. ..
Il reste bien un énorme fossé technologique entre la création de Louis Lumière (la caméra Cinématographe, marque déposée) et celle du duo Edison-Dickson, la caméra Kinétographe, le prototype de toutes les caméras à venir. Cependant, l'Institut Lumière a quelque peu changé ses affirmations et le fameux hangar du premier film, présenté comme le lieu où a été tourné le premier film de l'histoire, est dorénavant désigné . Ce qui ne réduit d'ailleurs pas le génie de Louis Lumière. Construire la machine appelée le cinématographe ne revient donc pas à inventer ce qui est au cœur du , son essence même, les filmsD'après Dickson, c'est Edison qui, le premier, adopta le mot anglais , qui désigne un voile, une couche, aux œuvres de cinéma, en référence à l'émulsion photosensible couchée sur une face du support.. Pas de films, pas de cinéma, pas d'audiovisuel. Toutefois, toujours pour Laurent Mannoni, et .
Étapes fondamentales Les quatre étapes fondamentales de l'invention du cinéma, donc de ce qui fait l'objet même de la création cinématographique : les films, si l'on excepte l'invention de la gélatine argentiquePhotographie/Émulsions argentiques/La gélatine sur Wikibooks, une émulsion gélatineuse — faite à partir d'éléments d'origine animale — contenant une suspension de cristaux de bromure d'argent, fondement de la photographie argentique, qui concerne en premier chef la photographie, peuvent se classer chronologiquement ainsi : 1888 : L'Américain John Carbutt invente un support souple et transparent, en nitrate de cellulose, le celluloïd, en bandes de de large commercialisées par l'industriel George Eastman pour son nouvel appareil photo (Kodak). 1891 : avant de concevoir en 1893 le film à défilement vertical, à 2 jeux de 4 perforations rectangulaires par photogramme, tel que nous le connaissons encore de nos jours, l'Américain Thomas Edison, secondé par William Kennedy Laurie Dickson, expérimente dès 1891 le format à défilement horizontal et photogrammes circulaires, dont le premier résultat réussi est considéré comme le premier film de l'histoire : Dickson Greeting (Le Salut de Dickson). Les deux hommes mettent au point le kinétographe, appareil de prises de vues animées et le kinétoscope, appareil de visionnement individuel des films ainsi obtenus. Ils enregistrent les premiers films du cinéma et peuvent les montrer en mouvement au public grâce au kinétoscope (et plus tard, en projection). 1892 : Le Français Léon Bouly dépose le le brevet d'un appareil « réversible de photographie et d'optique pour l'analyse et la synthèse des mouvements, dit le “Cynématographe Léon Bouly” ». Cet appareil n'a laissé aucune trace de bon fonctionnement et d'ailleurs, ce motif amène Bouly à accepter d'en vendre la dénomination aux Lumière. Le Français Émile Reynaud conçoit le premier dessin animé du cinéma, qu'il trace et colorie aux encres à l'aniline directement sur une bande souple perforée de de large, d'une grande longueur, faite de multiples carrés de gélatine, protégée par de la gomme-laque, renforcée par des cadres cartonnés et de fins ressorts, au défilement horizontal. Il entreprend, à l'aide d'une machine de sa conception, le théâtre optique, les premières projections publiques d'images en mouvement sur grand écran devant un public assemblé payant, trois ans avant les projections des frères Lumière. Jusqu'en , plus d'un demi-million de spectateurs assistent à ces projections en payant un droit d'entrée, ce qui est un résultat remarquable pour une salle aux dimensions modestes. Reynaud commande la première musique originale composée exprès pour un film. 1895 : le Bisontin Louis Lumière, plus connu sous l'appellation des frères Lumière car un contrat patrimonial lie les deux fils d'Antoine Lumière (Auguste et Louis), synthétise les découvertes de ses prédécesseurs et conçoit à Lyon le cinématographe, un appareil capable d'enregistrer des images photographiques en mouvement sur un film Eastman de de large à 2 jeux de 2 perforations rondes par photogramme (format abandonné rapidement au profit du format Edison) et de les restituer en projection (cet appareil est dit "réversible"). Après quelques projections privées, les deux frères organisent à Paris les premières projections publiques payantes d'images photographiques en mouvement sur grand écran, ou du moins celles qui provoquent le plus grand retentissement mondial, car avant elles, d'autres projections du même type ont eu lieu, à Berlin (Max Skladanowsky et son frère Eugen, avec leur caméra Bioskop) et à New York (Woodville Latham avec son panoptikon), mais sans le succès rencontré par les vues de Louis qui a mis son immense talent de photographe au service de ces vues photographiques animées Lumière.