Joëlle Cœur, née Joëlle Faguet le à Perpignan et morte le à ParisRelevé des fichiers de l'Insee, est une actrice et mannequin de charme française.

Biographie Les débuts Avant de faire carrière sur grand écran, Joëlle Cœur travaille d'abord comme modèle de charme. Elle apparaît dans de nombreux magazines en France (Nous trois , Nature et beauté Photographies sur Tomb it may concern et série pour Nous trois) ou aux Pays-Bas (Chick ) et pose pour des romans photos érotiques aux contenus parfois assez osésComme Le retour de Miss Vaginite ou Les intérieurs de lune (pour adultes). Selon Jean Rollin, elle pratique aussi la peinture en amatrice.

Carrière à l'écran Au cinéma, Joëlle Cœur tourne essentiellement dans des films soft érotiques, très en vogue dans la première moitié des années 1970. On la trouve parfois créditée au générique sous son véritable nomCf. IMDb.

C'est principalement grâce à sa collaboration avec Jean Rollin qu'elle reste dans les mémoires. Il sait tirer parti de sa sensualité dans deux films érotiques (Jeunes filles impudiques et Tout le monde il en a deux) et surtout dans Les Démoniaques où elle interprète Tina, l'égérie perverse d'une bande de naufrageurs. Considérée comme une des plus belles actrices sexys de la période, elle travaille à trois reprises pour José Bénazéraf. Après Black Love, elle tient la vedette de Voir Malte et mourir et Les Lesbiennes, deux films tournés à MalteEdgard Baltzer, Dictionnaire des films français pornographiques et érotiques en 16 et 35 mm, Serious Publishing, 2011, . Elle fait la couverture des numéros 18 et 30 du mensuel Euro cinéma.

En 1976, elle montre ses talents de comédienne en endossant un double rôle dans Et si tu n'en veux pas sous la direction de Jacques BesnardChristophe Bier, Dictionnaire des films français pornographiques et érotiques en 16 et 35 mm, Serious Publishing, 2011, . On la retrouve aussi aux côtés de Michael Lonsdale dans le court-métrage La Nuit du beau marin peut-être. Quand le porno s'impose, elle refuse de tourner des scènes « hardcore » et préfère s'éloigner des plateaux de cinémaJean Rollin sur Joëlle Cœur sur Requiem for Jean Rollin.

Après le cinéma Après 1976, les informations disponibles sur Joëlle Cœur deviennent très rares et contradictoires, au point que son parcours post-cinéma est difficile à cerner. Selon une interview accordée par Jean Rollin au site Nanarland dans les années 2000, elle aurait épousé un kinésithérapeute et aurait émigré aux États-Unis avec ce dernier. Cependant, d'autres sources, dont l'Internet Movie Database, identifient Joëlle Coeur à une certaine Joëlle Faguet, psychothérapeute, épouse du psychiatre Paul Boyesen, le fondateur de l'analyse psycho-organique. D'une manière générale, les témoignages de Jean Rollin doivent être pris avec prudence, car ils sont contradictoires. Ainsi, dans une interview accordée à Norbert Moutier en 1981 et publiée pour la première fois en , Jean Rollin affirme que Joëlle Coeur se serait reconvertie dans l'animation de séances de thérapie de groupe.

Selon les partisans de l'identification avec le docteur Joëlle Boyesen, née Faguet, Joëlle Cœur serait décédée en 2024 (telles sont notamment les informations figurant dans l'Internet Movie Database). Toutefois, cette information doit être étayée par des sources solides. Pour le moment, aucun consensus ne semble exister sur la carrière de Joëlle Cœur après la fin de sa carrière cinématographique.

Il convient cependant de noter que les sources relatives à la psychothérapeute Joëlle Boyesen précisent que cette dernière avait été actrice, avant de devenir professionnelle de santé, et qu'elle pratiquait la psychothérapie de couple. Par ailleurs, toujours dans les témoignages livrés à Norbert Moutier, Jean Rollin a précisé que le cinéma n'avait jamais vraiment intéressé Joëlle Coeur. Cette dernière serait surtout devenue actrice pour financer ses études et ses activités d'artiste peintre.

Filmographie Cinéma Longs métrages 1972 : Jeux pour couples infidèles, de Jean Desvilles : un mannequin 1972 : Je suis frigide... pourquoi ? (ou Comment le Désir vient aux filles), de Max Pécas : Une fille à la fêteUne séquence coupée que l'on peut retrouver dans Girls who like girls, documentaire compilant des scènes érotiques lesbiennes réalisée en 2001 par Pauline Edwards 1972 : Sexana, moyen métrage de Hubert Lacoudre : la victimeCréditée comme Pamela Clark. Dictionnaire des films français pornographiques et érotiques en 16 et 35 mm, 1973 : Jeunes filles impudiques, de Jean Rollin : Monique 1974 : Le Journal érotique d'un bûcheron, de Jean-Marie Pallardy : la belle cavalièreCréditée comme Joëlle Faguet. Dictionnaire des films français pornographiques et érotiques en 16 et 35 mm 1974 : Le Tango de la perversion, de Pierre-Claude Garnier : Irma 1974 : Black Love (ou L'Homme qui voulait violer le monde), de José Bénazéraf : 1974 : Tout le monde il en a deux (ou Bacchanales sexuelles), de Jean Rollin : Valérie 1974 : Le Rallye des joyeuses, d'Alain Nauroy : Vicky 1974 : Les Petites Saintes y touchent (ou Jeunes Filles en extase), de Michel Lemoine : Ursula 1974 : Les Démoniaques (ou Deux vierges pour Satan), de Jean Rollin : Tina, la naufrageuse 1975 : Le Jeu avec le feu, d'Alain Robbe-Grillet : La mariée 1975 : La Grande Blonde avec une petite chatte noire, de José Varela : Camille 1975 : Le Désir (ou Infidélités), de Jean-François Davy : Cécile 1975 : Les Lesbiennes, de José Bénazéraf : Joëlle 1975 : Pleins Feux sur un voyeur, de Pierre-Claude Garnier : Pamela Garland 1976 : Les Week-ends maléfiques du Comte Zaroff, de Michel Lemoine : Anne 1976 : Et si tu n'en veux pas (ou Baby Love, ou Joëlle et Pauline), de Jacques Besnard : Joëlle/Yvette 1976 : Une Garce en chaleur, (remontage avec inserts hard de Voir Malte et mourir, 1974) de José Bénazéraf : Joëlle

Courts métrages 1976 : La Nuit du beau marin peut-être, court métrage de Frank Verpillat : Images d'archives 1987 : Cynthia's Diary, de José Bénazéraf (scènes extraites de Les Lesbiennes et Une Garce en chaleur) 2001 : Girls who like girls, documentaire de Pauline Edwards (scène coupée de Je suis frigide... pourquoi ?)

Notes et références

Liens externes

Joëlle Cœur sur le blog requiemforjeanrollin. Joëlle Cœur sur The Encyclopedia of Lesbian Movie Scene

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