Dambach-la-Ville (prononcé ; traditionnellement ) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin en région Grand Est et, depuis le , dans la collectivité européenne d'Alsace.
Ses habitants sont appelés les Dambachois.
Elle se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.
En 2026, Dambach-la-Ville représentera la région Grand Est au concours du Village Préféré des Français, organisé par France Télévisions et présenté par Stéphane Bern.
Géographie Localisation La commune est située au pied des Vosges, sur la route des vins d'Alsace entre Blienschwiller et Scherwiller ; elle fait partie de l'arrondissement de Sélestat-Erstein et du canton de Barr.
Dambach-la-Ville se trouve à au sud de Strasbourg (chef-lieu du département), à au nord de Sélestat et au nord de Colmar (chef-lieu du Haut-Rhin).
Géologie et relief
Hydrographie Réseau hydrographique La commune fait partie du bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse.
Elle est arrosée par plusieurs ruisseaux : la ScheerRuisseau la Scheer, le LangenthalRuisseau Langenthal, le ViehgrabenRuisseau Viehgraben, le RothenRuisseau le Rothen..
La Scheer, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Scherwiller et se jette dans l'Andlau, affluent de l'Ill, à Fegersheim.
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Dambach-la-VilleLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Giessen Liepvrette ». Ce document de planification concerne les bassins versants du Giessen et de la Lièpvrette. Son périmètre s’étend sur . Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le Syndicat des eaux et de l'assainissement Alsace Moselle..
La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Vosges » et « Alsace ».. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sélestat à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communications et transports Voies routières La commune est longée à l'est par l'A35 (autoroute des Cigognes ou l'Alsacienne) reliant Strasbourg à Colmar, Mulhouse et Bâle : les échangeurs les plus proches sont ceux d'Erstein (n° 14) et d'Ebersheim (n° 15)
Elle est traversée à l'est du bourg par la route départementale 1422 qui relie Strasbourg à Colmar. Le bourg est traversé par la RD35 qui relie Eichhoffen à Scherwiller et par la D210 qui le relie à Ebersheim en traversant la D1422 et l'autoroute A35.
Chemin de fer La commune est pourvue d'une gare, située sur la ligne de Sélestat à Saverne, ouverte en 1877 (à l'époque du Reichsland d'Alsace-Lorraine), aujourd'hui desservie sous forme de point d'arrêt à accès libre par des trains TER Grand Est.
Gares proches : Gare de Scherwiller. Gare d'Epfig. Gare d'Ebersheim. Gare d'Eichhoffen
Transports Transports en Alsace. Fluo Grand Est.
Voies de communication et transports La commune est située dans une zone de sismicité modérée (niveau 3Fiche communale d’informations sur les risques naturels, miniers et technologiques).
Urbanisme Typologie Au , Dambach-la-Ville est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Dambach-la-VilleUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sélestat, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (49 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (50,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46,1 %), terres arables (28,9 %), cultures permanentes (17,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,9 %), zones urbanisées (2,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,3 %), prairies (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=2.0|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Tambacum, 1125 ; Tanbach, 1135 ; Tambascum, 1190 ; Tamboch, 1192.
Le nom provient probablement d'une ancienne habitation gallo-romaine, avec un nom en -acum. Histoire
Moyen Âge vignette|redresse=1|Vue de la ville en 1663 (par Matthaüs Merian).On y distingue : A-l'église Saint-Étienne, C-la tour d'Ebersheim, F-la porte de Dieffenthal ou Neutor ou Porte Neuve, E-la porte de Blienschwiller, H-la Chapelle Saint-Sébastien
Le château du Bernstein est cité pour la première fois vers 1009J.M. Gall : Bernstein, étude d'un site est l'une des plus anciennes forteresses d'Alsace, voire la plus ancienne.
C'est vers 1125 qu'apparaît la première fois le nom du village sous la dénomination de Tambacum. Au , l'évêque de Strasbourg Berthold Ier de Teck, seigneur des lieux depuis 1225 environ, fait absorber par Dambach, récemment fortifiée, les deux villages aujourd'hui disparus d'Altenwiller et d'OberkirchSource : Hervé de Chalendar, article Villages disparus (6) : Dambach, la ville qui a absorbé ses voisins, journal L'Alsace, 2012.. La chapelle Saint-Sébastien mentionnée en 1285 est l'ancienne église paroissiale du village disparu d'Oberkirch qui était village important situé sur un large éperon. Au l'église Saint-Étienne est construite sur l'emplacement d'une ancienne église.
Le rempart La construction d'un rempart en pierre débute en 1323. et s'achève sous le règne de Berthold II de Bucheck (1328-1353), évêque de Strasbourg. Le village est élevé au rang de ville.
Le siège des Armagnacs En 1444, lors de l'invasion par les Armagnacs, Dambach est assiégée et obligée de se rendre après une opiniâtre résistance. Pour empêcher sa destruction, l'évêque de Strasbourg envoie au dauphin deux beaux chevaux. Lors de ce siège, le futur Louis XI est blessé au genou par une flèche.
Culture de la vigne Depuis le Moyen Âge, la culture de la vigne se développe sur la commune qui possède aujourd'hui l'un des plus grands vignobles d'Alsace.
Époque moderne (1492-1789) Révoltes paysannes (1493-1526) En 1493, lors de la révolte emmenée par le schultheiss (prévôt) de Blienschwiller, Jakob Hanser, des habitants de Dambach participent aux rencontres nocturnes sur l'Ungersberg pour préparer la révolte. Elles conduiront au serment de l'Ungersberg, le 23 mars 1493, et à la participation au mouvement du Bundschuh.
Dambach est aussi partie prenante de la guerre des paysans (Bauernkrieg) de 1524-1526 en Alsace centrale. De nombreux habitants de Dambach sont impliqués dans cette révolte et participent à la bataille de Scherwiller sous la conduite d'un certain Gundram.
La guerre de Trente Ans (1618-1648) Pendant la guerre de Trente Ans, Dambach résiste aux assauts des troupes d'Ernst von Mansfeld en 1622, mais est pillée par le parti catholique.
En 1632, la ville se rend aux troupes suédoises et se trouve ainsi épargnée. En 1642, le duc de Lorraine assiège les Suédois mais sans succès.
En 1648, lors des traités de Westphalie, qui marquent la fin de la guerre de Trente Ans, commence la prise de contrôle de l'Alsace par la France de Louis XIV et de Mazarin.
La cour dîmière de l'abbaye d'Etival Il n'y a jamais eu de couvent à Dambach, mais bien une cour dîmière de l'abbaye d'Etival dans les Vosges où un administrateur s'occupait des vignes et des terres de l'abbaye et de rentrer les récoltes puis les faire transporter jusqu'à Etival. Cette cour se situait au sud-ouest de la ville, au bout de l'actuelle rue du Couvent.
Filons métalliques Des petits filons de fer et de manganèse ont été exploités à partir du et jusqu'en 1943.
Époque contemporaine (depuis 1789) Période de la première annexion allemande (1871-1918) En 1871, à la suite de la défaite française dans la guerre franco-prussienne de 1870, l'Alsace, sauf Belfort, ainsi qu'une partie de la Lorraine, sont intégrés à l'Empire allemand (traité de Francfort). Les territoires annexés deviennent le Reichsland Elsass-Lothringen (« territoire d'Empire d'Alsace-Lorraine »).
Le chemin de fer arrive en 1877 à Dambach, avec l'ouverture de la ligne de Sélestat à Saverne.
À la fin de la Première Guerre mondiale, ces territoires, occupés par l'armée française dès novembre 1918, sont officiellement rétrocédés à la France par le traité de Versailles de 1919.
Entre-deux-guerres En 1924, Dambach reçoit le nom de Dambach-la-Ville.
Période de la seconde annexion allemande (1940-1944) Durant la Seconde Guerre mondiale, l'Alsace et la Moselle sont de nouveau annexées par l'Allemagne en décembre 1940, sur une décision unilatérale du régime nazi. Considérés comme Allemands, les Alsaciens âgés de 17 à 45 ans sont enrôlés de force dans la Wehrmacht ou dans les services supplétifs.
Dambach-la-Ville est libérée par les forces alliée à la fin de 1944.
Politique et administration Découpage territorial La commune de Dambach-la-Ville est membre de la communauté de communes du Pays de Barr, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Barr. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux..