Le Stade olympique châtelleraudais, couramment abrégé en SO Châtellerault, est un club de football français fondé en 1914 et basé à Châtellerault dans la Vienne.

Le SOC quitte les divisions régionales pour la première fois en 1949 puis il se maintient de manière durable dans les championnats Nationaux et de CFA de 1959 à 2016 cumulant 34 saisons au troisième niveau national.

Lors de la saison 1987-1988, il dispute le championnat de France de football de deuxième division et participe aux quarts de finale de la Coupe de France.

Le SOC joue ses matches à domicile au stade de la Montée-Rouge et joue en rouge et blanc.

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Histoire Les premières années

thumb|left|La première équipe du Club Athlétique Socialiste Châtelleraudais (CASC) en 1915 et ancêtre du SO Châtellerault.

Le club est fondé le par un groupe de treize ouvriers de la Manufacture d'armes de Châtellerault mené par Charles Pageault, alors conseiller municipal socialiste SFIO et syndicaliste CGT. Dans le contexte de l’Union sacrée, il prend le nom de C.A.S.C, le « casque » (Club Athlétique Socialiste Châtelleraudais) en hommage aux soldats de la Première Guerre mondiale. Les couleurs du club sont le rouge avec une étoile blanche sur le maillot. Au C.A.S.C, il n'y a pas que le football puisque l'athlétisme, la gymnastique, le rugby, le hockey sur gazon et la boxe y sont pratiqués avec des fortunes diverses.

La paix revenue, le C.A.S.C perd sa connotation politique et devient le le Club Amical Sportif Châtelleraudais. Il adhère la même année à la Fédération française de football avec le numéro d’affiliation 111 toujours actifhttps://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/les-anciens-du-soc-mobiliseshttps://www.fff.fr/competition/club/500111-s-o-chatellerault/information.html. De 1924 à 1938, la section football du C.A.S.C évolue au plus haut niveau régional du Championnat du Centre et remporte le championnat d’honneur en 1934 en battant en finale l'Athlétic Club d'Amboise, 2-1. Les joueurs les plus connus sont le gardien Maurice Devergne, Jean Roux et le capitaine Louis Héraud.

Le , la guerre et l'occupation obligent le club à fusionner avec l'US Châtellerault et le CO Châtellerault, les deux autres clubs sportifs de la ville, respectivement de rugby et d’athlétisme, créés durant l’entre-deux guerres. Il prend le nom de CASC-US après cette fusion. Le Stade Olympique Châtelleraudais naît l'année suivante le après changement de nom, au café du Globe, boulevard BlossacMarie-Claude Albert, "Châtellerault sous l'Occupation", Geste, Témoignages, La Crèche, 2005. 358 pages.. Au début, le SOC est un club omnisports (football, rugby, basket, athlétisme, hockey sur gazon) mais la section football est la plus active. À l'époque, ce n'est qu'une formation de niveau départemental championne de la Vienne de division et invaincue en 1942 et en 1943. La hiérarchie régionale est retrouvée en 1945, un paradis perdu depuis 1938. En 1947, un club de supporters est créé : "Allez SOC" mais le club peine à sortir de l'anonymat des compétitions locales..

L'après-guerre entre DH et CFA Avec sa fameuse aile gauche composée d'André Greskowiack dit "Gresko" et de Pierre Matton, joueurs arrivés en provenance du nord de la France, le SOC signe ses premiers résultats probants en 1948-49. Il décroche son premier titre de champion de DH de la Ligue du Centre-Ouest et participe pour la première fois aux trente-deuxièmes de finale de la Coupe de France contre le champion de France 1947, le CO Roubaix-Tourcoing, le à OrléansVoir : Coupe de France de football 1948-1949. Le titre de DH permet au club d'évoluer en Championnat de France Amateurs pour la première fois, alors échelon du football français, où le SOC se maintient deux saisons (1949-51) avec Camille MalvyVoir : Championnat_de_France_amateurs_de_football_1949-1950#cite_note-equipe020550-1. Aller-retour en CFA en 1953 puis en 1959 à la suite de nouveaux titres régionaux. En , le SOC abandonne le stade de Luna Park, situé à l'époque entre les actuelles rues Pierre Fillaud et de Beauséjour, pour évoluer au stade de la Montée Rouge, quelques centaines de mètres plus loin. Le SOC se maintient alors en CFA cinq saisons consécutives avec Manuel Garriga, Claude René et l'entraîneur-joueur Eugène Fragassi. En 1968, l'équipe remonte en CFA mais elle est reléguée la saison suivante par tirage au sort..

Au sommet de l'élite amateur Sous la présidence de René Wittersheim et sous la conduite de Pierre Barlaguet, au club depuis , le SOC est promu en Division en 1971https://m.lanouvellerepublique.fr/chatellerault%252Frene-wittersheim-figure-du-sport-chatelleraudais-est-decede.Brillante, l'équipe de Pierre Barlaguet lorgne jusqu'en 1973 sur la place qui assurait la montée en D2. Le club se maintient finalement dix saisons en D3 avec de bons joueurs du cru autour de l'ancien joueur professionnel du SCO d'Angers et de l'AS Angoulême-Charente, Silvio Sérafin, en fin de carrière, entraînés par Louis Leclerc, Jean-Pierre Turci, Pierre Tordo et Francis Bizot. La descente en D4 provoque le retour à la barre du président Michel Morinet. Le club est alors moribond et chute jusqu'en DH en 1983... Les entraîneurs Jean-Pierre Colin puis Alain Felden font repartir le club de l'avant avec deux montées successives. Le stade de la Montée Rouge connait alors quelques travaux afin d'améliorer l'accueil des spectateurs avec l'érection d'une nouvelle tribune. De plus, le terrain qui appartenait à la gendarmerie est racheté. Repêché à la moyenne de spectateurs en 1986, le club est promu en D2 douze mois plus tard ! Après avoir éliminé les réserves de Monaco et du Paris-SG, le club s'incline seulement en finale nationale pour le titre de D3 face à la réserve de Sochaux.

Alain Felden qui ne pouvait plus concilier sa vie professionnelle avec les exigences d'une formation de D2 préfère alors passer le relais à Prudent Bacquet. Un budget nettement insuffisant (6,5 MF) malgré le soutien total d'Édith Cresson, maire de Châtellerault, condamne le club à faire l'ascenseur en 1987-88. Une petite saison en D2, puis s'en va. 10 victoires, 7 nuls et 17 défaites plus tard, le SOC regagne le troisième niveau pour un seul point malgré une moyenne de par rencontre et les renforts de Lionel Justier, Jean-Louis Garcia, Dominique Carlier, Hector Garcia et Eric Hély. La lutte pour ne pas redescendre fut terrible, puisque sept clubs se tinrent en . En Coupe de France, en revanche, l'équipe passe les obstacles et termine son parcours en quarts de finale, éliminé par le Stade de Reimshttps://m.lanouvellerepublique.fr/chatellerault%252Fmorinet-l-ex-boss-du-soc.

Sous la houlette de Dominique Carlier, les Rouge et Blanc échouent cinq fois consécutivement à un souffle de l'antichambre de l'élite. C'est encore la Coupe de France qui fait briller le SOC avec un huitième de finale disputé en 1994 face au RC Paris après avoir éliminé le FC Metz 3-1 (après prolongations) au tour précédent emmené par leur avant-centre Franck Maufay. L'ex avant-centre "canari" marquera en 3 saisons au SOC (dont en championnat, 1992/1995).

De 1997 à 2005, le SOC glisse au quatrième niveau national mais Stéphane Moulin quitte le club avec une montée longtemps espérée. Le , après la relégation administrative du Racing 92 qui l'avait devancé la saison dernière, le SOC accède en National et retrouve le échelon national. Le club fait partie des soixante meilleures équipes en France. vignette|Match du SO Châtellerault le 14/03/2026 contre la réserve du FC Nantes en National 3

De la Division au niveau régional en passant par le CFA Après deux saisons passées en National, le SOC (après s'être sauvé au cours de la dernière journée de la saison 2005-2006) n'a pas réussi cet exploit en 2006-2007 et se retrouve donc en CFA la saison suivante. Deux ans plus tard, l'histoire se répète au niveau inférieur et le SOC tombe en CFA2https://m.lanouvellerepublique.fr/vienne%252Fles-tops-et-les-flops-du-soc. Lors de la saison 2012-2013, le club termine et est condamné à la descente en division d'honneur, mais il est repêchéhttps://m.lanouvellerepublique.fr/vienne%252Fle-so-chatellerault-relegue-avec-honneurhttps://m.lanouvellerepublique.fr/vienne%252Fla-fiche-1390. En proie à des soucis financiers depuis quatre ans, éprouvant des difficultés à attirer des partenaires privés et devant aussi faire face à une baisse des subventions des collectivités locales, le SOC est sanctionné par la DNCG au cours de l'année 2016. Le club doit repartir en Division d'Honneur au sein de la Ligue du Centre-Ouest de football, un niveau régional qu'il n'a pas connu depuis l'exercice 1982-1983. En 2019, le club accède au championnat de France de National 3. Après sept saisons au cinquième niveau national, marquées par plusieurs changements d’entraîneurs de joueurs et de présidents, le SO Châtellerault est relégué au niveau régional à l’issue de la saison 2025-2026.

Résultats sportifs

Palmarès Compétitions nationalesCompétitions régionales Championnat de France de football de Division 3 Vice-champion : 1987 Championnat de France de Régional 1 (Ligue de football de Nouvelle-Aquitaine) Champion : 2019 Championnat de France de Division d'Honneur (Centre-Ouest)Le palmarès du Championnat DH du Centre-Ouest sur le site de la Ligue du Centre-Ouest Champion : 1949, 1953, 1959, 1968, 1971, 1983 Coupe du Centre-Ouesthttps://www.christophe-ringaud.com/palmares-de-la-coupe-du-centre-ouest : 1956, 1971, 1991, 2003

Championnat de France de Division d'Honneur (Ligue du Centre) Champion : 1934Compétitions de jeunesEquipe réserve Coupe Gambardella Quart de finale : 2007 Coupe du district de la Vienne Champion : 1953, 1954, 1962, 1963, 1991 Coupe André Tassin (District de la Vienne) Champion : 2009, 2016

Bilan saison après saison