Hector-Léonard de Sainte-Colombe de L'Aubépin (ou Laubespin), né le au château de l’Aubépin et mort le au Moulard, est un poète, historien et officier de marine français des .
Biographie Origines et jeunesse Issu d’une ancienne famille du Beaujolais, les Sainte-Colombe, L'Aubépin fait ses humanités et sa philosophie au collège des jésuites de Lyon ; il reçoit les ordres mineurs dans l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem à l’âge de seize ans en 1679de La Roque, 1891, col. 220.
Carrière militaire En 1700, l'Aubépin est envoyé, lors de la guerre de Succession d'Espagne, avec deux galiotes sur le Pô et le lac de Garde ; il doit y faciliter le transport des troupes et des convois français, et traverser celui des ennemis.
Dans des mémoires, lus en assemblées, non publiés, Mémoires sur les campagnes d'Italie où M. le Bailli de l'Aubépin a été employé dans la marine depuis 1702, il évoque quelques-unes des campagnes auxquelles il a participé.
Il est nommé inspecteur des troupes des galères en 1724 ; durant la paix qui suit le traité de Rastatt, il reprend l’étude des lettres. Familier des écrivains grecs et latins (Homère surtout, Démosthène, Horace et Tite-Live), il lisait aussi les écrivains de son époque, surtout ceux du siècle de Louis XIV.
Quelques années avant la fondation de l’Académie de Marseille, son premier directeur, La Visclède, avait soumis une de ses épîtres à ses jugements littéraires. La fondation de l’Académie de Marseille lui demande de concourir ; il y répond et aide à son établissement. Devenu membre de cette Académie, il participe à ses assemblées. Il y lit, en 1731, un discours sur l’accord des lettres et des armes. La Visclède dit que L'Aubépin excellait aussi à faire des contes en vers.
Peu de temps après, l’Académie lui demande ses mémoires pour les lire lors de séances particulières. L’auteur remercie et préfère les garder manuscrits. Les deux premières campagnes sont lues devant l'Académie ; l’auteur part ensuite pour l’expédition de Tunis et de Tripoli. Les corsaires de Tripoli avaient pris des bâtiments français, et le roi y envoie M. de Grandpré, chef d’escadre, avec quatre vaisseaux : l’Aubépin reçoit l'ordre de l’accompagner avec deux galères. Tunis fait la paix, et Tripoli est bombardée. Il rentre à Marseille et offre son journal d'expédition au secrétaire perpétuel, La Visclède. Ce dernier loue ce travail mais ne peut le convaincre de le publier. Il restera manuscrit.
En 1734, L'Aubépin est nommé chef d'escadre des galères ; venu à Paris, il obtient un brevet de maréchal de camp pour commander la marine. Deux galiotes sont placées sous ses ordres.
Sa santé dépérit durant cette campagne ; après cette dernière guerre d’Italie, il se retire à Lyon. Il meut au Moulard, terre située à deux journées de Lyon.
Notes et références
Voir aussi Sources et bibliographie Louis Moréri, Le Grand Dictionnaire historique ou le Mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, , Paris, chez les libraires associés, 1759, . Louis de La Roque, Catalogne des chevaliers de Malte, Paris, 1891, Alp. Desaide
Articles connexes Histoire de la marine française de Richelieu à Louis XIV Arsenal des galères
Catégorie:Poète français du XVIIIe siècle Catégorie:Amiral français du XVIIIe siècle Catégorie:Membre de l'Académie de Marseille Catégorie:Naissance en avril 1663 Catégorie:Décès en octobre 1736 Catégorie:Décès à 73 ans Catégorie:Reçu de minorité dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem Catégorie:Postulant à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem