Saint-Didier-sur-Chalaronne est une commune française du département de l'Ain située dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Géographie Localisation La commune est située dans la région naturelle de la Dombes, près de la frontière floue avec la Bresse. Bordée à l'ouest par la Saône et entourant presque tout Thoissey, Saint-Didier se trouve à l'est du Beaujolais et du Mâconnais, régions viticoles réputées pour leurs vins.

Les grandes villes ne sont pas très éloignées du village, elle est située à au sud de Mâcon, à au nord de Villefranche-sur-Saône, à à l'ouest de Bourg-en-Bresse et à de Lyon.

Communes limitrophes

Points extrêmes Nord : Prairie de Mizériat, Est : Les Longets, Sud : Les Mirandes, Ouest : Pont Saint-Romain,

Hydrographie

vignette|La Chalaronne à la frontière avec Thoissey.

Saint-Didier est bordée par deux rivières qui ont une importance au niveau local. En premier lieu, la Saône borde l'ouest de la commune et fait office de frontière avec les départements du Rhône et de Saône-et-Loire. La rivière peut faire l'objet de crues qui inondent la partie ouest du territoire..

La Chalaronne est une rivière qui arrive de Saint-Étienne-sur-Chalaronne. Traversant le sud du territoire près du bourg du village, le cours d'eau fait la frontière que la commune partage avec Thoissey jusqu'à ce qu'il se jette dans la Saône près du port.

Les Échudes long de a été construit au Le canal des Échudes, sur cc-valdesaonechalaronne.com. Ce bief aurait été creusé avant le , la source était près de l'étang Tallard à Saint-Étienne-sur-Chalaronne et se jetait dans la Saône à Thoissey. Aujourd'hui, le lieu de la source est le même et ce bief se jette près du moulin Saint-Julien. Une autre partie du bief traverse le centre de Thoissey et se jette aussi dans la Chalaronne à la frontière.

À Illiat près du hameau Champ-Merle de Saint-Didier, le Poncharat prend source puis traverse la commune jusqu'au Moulin Neuf où le cours d'eau se jette dans la Chalaronne.

En plus de ces cours, on trouve quelques plans d'eau situés entre les moulins de Saint-Julien et des Vernes.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Vauxrenard à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Voies de communication et transports vignette|400px|Axes de communication de la commune.

La proximité de la commune avec les villes de Mâcon, Villefranche-sur-Saône et de Bourg-en-Bresse lui permet d'être traversée et d'être à proximité d'axes de communication importants au niveau départemental, régional et national.

Axes routiers

Pour débuter, aucune autoroute ne traverse la commune mais l'autoroute A6 passe tout près de la Saône pour relier la Paris à Lyon.

La route départementale 933 est l'artère principale du village qui le traverse du sud au nord. En prenant cette voie par le nord, les automobilistes peuvent rejoindre Pont-de-Veyle tandis qu'en se dirigeant au sud, ils peuvent aller vers Mogneneins, Montmerle-sur-Saône et Trévoux. Au niveau départemental, cette route relie Sermoyer au nord à Massieux au sud. Avant 1972, cette voie faisait partie de la route nationale 433 qui reliait Saint-Germain-du-Plain à Lyon mais cette dernière a été déclassée en trois voies en fonction des trois départements qu'elle traversait.

La route départementale 7 est le second axe passant dant le bourg et traverse le territoire d'est en ouest. Partant de Châtillon-sur-Chalaronne, elle passe par le centre de Dompierre-sur-Chalaronne puis parvient jusqu'à Saint-Étienne-sur-Chalaronne avant d'entrer sur le territoire communal. Elle continue ensuite sa route à Thoissey puis termine sur le pont sur la Saône menant à Dracé, laissant place à la route déparmentale 9 appartient au Rhône.

Cette dernière route possède une annexe, la route D 7a, elle part de l'hôtel de ville de Thoissey et part en direction du hameau de Challes et finit sa route au pont de Saint-Romain-des-Îles, ancienne commune de Saint-Symphorien-d'Ancelles.

Partant de Tossiat au sud-est de Bourg, la route départementale 64 passe par Neuville-les-Dames et arrive à Saint-Didier par l'est. Elle rejoint la route départementale 7 près du hameau de Champanelle.

Ensuite, la route départementale D 28d est une voie de liaison entre les routes D 933 au centre de Thoissey et D 933 près de la Champaye.

La route départementale 100 arrive de Flurieux, hameau de Mogneneins, en longeant la route D 933 jusqu'à la croiser au Moulin Saint-Julien avant de se diriger vers Thoissey. Néanmoins, elle ne parvient pas jusqu'à cette commune, étant donné qu'elle rejoint la route D 28d avant que celle-ci enjambe la Chalaronne.

Pour terminer, la route D 66a débute à l'intersection avec la route D 933 à l'entrée nord de l'agglomération. Elle se dirige vers l'est pour traverser le centre d'Illiat où elle intersecte la route D 66.

Voies ferroviaires

vignette|Gare du tramway.

Au début du , avec l'exploitation du réseau des tramways de l'Ain, la commune était traversée par la ligne de Trévoux à Saint-Trivier-de-Courtes longue de . Arrivant de la gare de Thoissey, la ligne empruntait la Grande rueCarte postale de la Grande Rue de Saint-Didier-sur-Chalaronne, sur tramdelain.fr., desservait ensuite la gare de Garnerans en passant par la route D933 puis partait en direction de Pont-de-Veyle. Avant 1940, ce réseau ferroviaire ferma et fut remplacé par un service de transport par cars.

Aujourd'hui, une seule voie ferrée traverse la commune. À l'est, la ligne LGV Sud-Est traverse la commune et relie Marseille et Lyon à Paris en passant par la gare de Mâcon-Loché.

De l'autre côté de la Saône, la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles relie les mêmes villes et en plus d'accueillir des TGV, elle est utilisée par les TER Rhône-Alpes pour assurer les liaisons entre Mâcon et Lyon. La gare la plus proche est celle de Romanèche-Thorins.

Transport fluvial

La Saône est navigable à grand gabarit européen depuis Verdun-sur-le-Doubs jusqu'à Lyon. Elle constitue un axe de transport fluvial important entre l'est et la Méditerranée et est appréciée pour le tourisme fluvial. Il existe un port qui possède une halte fluviale intercommunale inaugurée en 2014La halte fluviale et située entre le camping et la frontière avec Thoissey.

À Mâcon, il y trois ports fluviaux : le port de plaisance, un autre près du quai des Marans et l'Aproport, l'un des ports fluviaux les plus importants de France. Villefranche possède aussi un port fluvial au carrefour des grands axes.

Transports en commun

La commune est reliée au réseau départemental des bus car.ain.fr par l'intermédiaire de deux lignes. La ligne 114 relie Mâcon à BellevilleHoraires de la ligne 114 sur car.ain.fr et dessert les arrêts Bas Mizériat et Centre - Place des Halles. La ligne 120 reliant Belleville à Bourg-en-Bresse dessert seulement Centre - Place des HallesHoraires de la ligne 120 sur car.ain.fr.

Urbanisme Typologie Au , Saint-Didier-sur-Chalaronne est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Thoissey-Saint-Didier-sur-Chalaronne, une agglomération intra-départementale dont Thoissey est ville-centre.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Didier-sur-Chalaronne, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (87 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (34,1 %), terres arables (29,9 %), zones agricoles hétérogènes (22,5 %), zones urbanisées (8,9 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (3,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,5 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie vignette|Panneau d'entrée.

Origine du nom

La commune porte le nom de saint Didier, qui fut évêque de Vienne (Isère) entre 596 et approximativement 608, date à laquelle il aurait été assassiné dans le village. De plus, le nom de Chalaronne fait référence à la rivière qui traverse la commune. Avant cet épisode, le village portait le nom de Priscianus ou Priscianicus.

Anciens noms

Le nom primitif du village est Priscianum ou Priscianicus vicus Dictionnaire topographique de Philipon sur archives-numerisees.ain.fr. Au , est cité Prisciniaco vico puis vient Prisciniaco super fluvium Calarona dans le martyrologe Adonis au . La mention à Saint-Didier arrive pour la première fois vers 853 sous le nom de Sancti Desiderii dans le diplôme de Lothaire pour l'église de Lyon.