Bâgé-la-Ville (prononciation ) est une ancienne commune française située dans le département de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Située à une dizaine de kilomètres de Mâcon, à une vingtaine de Bourg-en-Bresse et à environ de Lyon, Bâgé-la-Ville profite d'une situation géographique particulière qui lui permet de profiter de grands axes de communication et de se développer.

Les habitants de Bâgé-la-Ville s'appellent les Villobâgésiens et les Villobâgésiennes.

Située dans le sud de la Bresse savoyarde, l'ancienne commune de habitants était la plus grande et la plus peuplée des trois Bâgé, elle appartenait depuis 2015 au canton de Replonges.

Le , la commune fusionne avec Dommartin pour donner la commune nouvelle de Bâgé-Dommartin. Géographie vignette|Carte de la commune.

Localisation vignette|Localisation dans le département de l'Ain et le canton de Replonges.

Bâgé-la-Ville est située en plein cœur de la Bresse, entre les villes de Bourg-en-Bresse et Mâcon.

La commune s'étend sur une surface de , ce qui en fait une des communes les plus étendues de l'Ain. L’habitat, très dispersé, est partagé entre un centre-village et de nombreux hameaux dont Sulignat, Montépin, Teppes de Biches, La Dardaine, Onjard, Les Courbets et Villers.

Communes limitrophes

Points extrêmes

Nord : Ferme des Canalons, Est : La Félie, Sud : Le Buchet, Ouest : Les Lombardières,

Hydrographie vignette|La Grande Loëze à la frontière avec Bâgé-le-Châtel.Le réseau hydrographique de la commune est assez étoffé, notamment avec la Loëze. Appelé aussi Ruisseau de Manziat, ce cours d'eau prend sa source près de La Chanéaz, avant de se diriger dans Dommartin. Par la suite, on revient dans le territoire communal puis continue son cours à Manziat et se jette dans la Saône à Feillens.

La Loëze n'est pas à confondre avec la Petite Loëze. Ce ruisseau prend sa source au sud-est de la commune et conflue avec le ruisseau de Montépin à la frontière avec Bâgé-le-Châtel. Ce dernier qui prend sa source à Saint-Cyr-sur-Menthon et qui finit son cours au confluent avec la Petite Loëze. Avec la rencontre des deux cours d'eau précédemment cités, on assiste à la naissance de la Grande Loëze. Elle forme une partie de sa frontière avec Bâgé-le-Châtel, Saint-André-de-Bâgé et Replonges.

Enfin, on trouve le Bief des Canes qui naît dans l'Étang des feuilles près d'Onjard, il finit son cours dans la Loëze près de Cour.

Climat Le climat y est de type tempéré, et participe grandement au développement de l'agriculture. Bâgé-la-Ville a les relevés de Mâcon étant donné sa proximité ( à vol d'oiseau), voici les valeurs climatiques de 1981 à 2010 :

Voies de communication et transports vignette|400px|Carte des axes de communication de la commune.

Bâgé-la-Ville profite de sa proximité avec Mâcon, Bourg-en-Bresse, voire Lyon, Dijon et Genève pour bénéficier d'un réseau de transport étoffé qui possède des voies d'importance locale, régionale et nationale.

Routes vignette|gauche|L'autoroute A40 près de la zone d'activités du Buchet.De nombreuses routes départementales sillonnent le territoire. À commencer par la route départementale 28 qui traverse la partie sud de la commune villobâgésienne. Elle permet de rejoindre par l'est Dommartin ou Montrevel-en-Bresse alors qu'en la prenant par l'ouest, on rejoint Bâgé-le-Châtel, Saint-André-de-Bâgé ou encore Pont-de-Veyle.

Autre axe important, la route départementale 58 commence à Bâgé-le-Châtel puis continue son chemin dans la partie ouest de la commune. Elle permet de rejoindre Onjard ainsi que les communes de Chevroux et Pont-de-Vaux. Une voie annexe lui est adjointe, celle-ci est la route . Passant dans le nord de la commune et rejoint Dommartin à Manziat, elle est séparée par la route au sud d'Onjard.

À l'ouest, la route départementale 68 passe à l'ouest du village et relie Bâgé-le-Châtel à Feillens en passant par les quartiers feillendits de Montagnat ou du Ternant. Sa voie annexe, la route traverse brièvement deux fois Bâgé et relie Bâgé-le-Châtel et Replonges et Mons, quartier de cette dernière.

La route départementale 80 est présente sur la commune en deux sections séparées par la et le quartier de Teppes de Biches. La partie nord permet de se diriger vers Dommartin et la partie sud relie la commune à Saint-Cyr-sur-Menthon.

Deux voies sont situées en totalité dans la commune et ne sont que des voies de liaison entre le bourg et les autres axes. Par exemple, la route départementale 127 relie la et la alors que la relie la à la sur la place du village.

Enfin, la route départementale relie Mâcon et Bourg-en-Bresse et fait la frontière sud qu'elle partage avec Saint-Jean-sur-Veyle. Autrefois, cette voie faisait partie de la route nationale 79 mais a été déclassée en 2006 en voie départementale.

Bâgé-la-Ville est située à proximité de trois autoroutes dont une seule la traverse. Celle qui est située sur le territoire communal est l'autoroute A40. Axe reliant Mâcon à Genève, elle est une portion de la Route Centre-Europe Atlantique Bordeaux/Nantes - Annemasse et traverse une petite partie du sud de la commune. Pour accéder à cette voie, il faut aller à la gare de péage de Replonges, à au sud-ouest.

L'autoroute A6 est une voie passant à moins de de la commune et relie Paris à Lyon. Elle est accessible depuis l'A406 pour aller à Lyon et par l'A40 pour se rendre à Paris. Dernièrement, l'autoroute A406 est une autoroute reliant l'A40 et l'A6, elle permet aux usagers de gagner un quart d'heure pour aller à Mâcon Sud en évitant le centre. Afin d'accéder au contournement de Mâcon, il suffit de se rendre à la gare de péage de Crottet à au sud-ouest. Cette autoroute permet d'accéder à l'A6 en direction de Lyon.

Voies ferrées

vignette|Ancienne voie ferrée près de l'ancienne gare.

Entre 1911 et 1913, la ligne de Bourg à Replonges, gérée par la Compagnie des Tramways de l'Ain et longue de Informations données dans le bâtiment de l'ancienne gare de Bâgé-la-Ville., fut construite pour assurer des liaisons entre les préfectures de l'Ain et de Saône-et-Loire. Les trains s'arrêtaient à la gare du village et faisaient une halte aux Teppes de Biches. Victime du progrès, la ligne fermera en 1937.

Aujourd'hui, aucune voie ferrée ne traverse la commune mais quelques-unes sont situées à proximité. La ligne de Mâcon à Ambérieu, desservie par les TER de la région Rhône-AlpesDépliant PDF de la ligne Mâcon-Bourg-Ambérieu., passe à quelques kilomètres au sud de la commune. Les trains grandes lignes et les TGV parcourant cette ligne ne marquent pas d'arrêt.

De l'autre côté de la Saône, la ligne traditionnelle Paris - Marseille via Dijon passe à Mâcon. La gare de Mâcon-Ville, à de Bâgé-la-Ville, est desservie par des TER Dijon - Mâcon - Lyon et quelques TGV reliant le nord-est de la France à la Méditerranée.

La ligne à grande vitesse Paris - Lyon - Marseille, appelée aussi la LGV Sud-Est traverse la Saône au sud de Mâcon, et comporte un raccordement vers la ligne Mâcon - Bourg. L'autre gare de Mâcon, celle de Mâcon-Loché-TGV, est desservie par quelques TGV reliant Paris à Marseille et Paris à Genève.

Transport fluvial

À quelques kilomètres de Bâgé, la Saône, qui marque la frontière ouest du département de l'Ain, est navigable à grand gabarit européen depuis Verdun-sur-le-Doubs jusqu'à Lyon. Elle constitue un axe de transport fluvial important entre l'est et la Méditerranée. Mâcon possède un port fluvial. La Saône est aussi appréciée pour le tourisme fluvial.

Transport aérien Aucun aménagement n'est prévu pour accueillir du transport aérien dans la commune. Toutefois, il existe un petit aéroport à Charnay, au sud-ouest de Mâcon, géré par la chambre de commerce et d'industrie de Saône-et-Loire.

S'il les Villobâgésiens désirent effectuer des vols vers l'international, ils doivent se rendre à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry distant de ou bien à l'aéroport de Genève distant de .

Transports en commun

vignette|150px|Arrêt Mairie.

La commune est reliée au réseau départemental des bus car.ain.frHoraires ligne 155 sur car.ain.fr. Un arrêt est installé au centre du village : l'arrêt Mairie près de l'école Jacques Prévert qui est intégré à la ligne 155 (Sens Pont-de-Vaux - Mâcon et sens Mâcon - Pont-de-Vaux). Du lundi au vendredi (sauf les jours fériés), une navette de la ligne 115 circule entre Feillens et Mâcon et dessert la Mairie.

Urbanisme Morphologie urbaine

Logement Le nombre total de logements dans la commune est de . Parmi ces logements, 95,2 % sont des résidences principales, 1,5 % sont des résidences secondaires et 3,3 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 94,8 % des maisons individuelles, 5,0 % sont d'autre part des appartements et enfin seulement 0,2 % sont des logements d'un autre type. La part d'habitants propriétaires de leur logement est de 83,5 %. Ce qui est supérieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. En conséquence, la part de locataires est de 15,4 % sur l'ensemble des logements qui est inversement inférieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %. On peut noter également que 1,1 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 0,8 % sont des studios, 1,7 % sont des logements de deux pièces, 7,7 % en ont trois, 29,0 % des logements disposent de quatre pièces, et 61,0 % des logements ont cinq pièces ou plus.

Toponymie Attestations anciennes vignette|Panneau d'entrée du village. La première mention du village date de 1004 sous les formes latines Balbiacus et [in villa] balgiaco, Balgiaco en 1006 (recueil des chartes de Cluny). En 1245, on trouve dans les titres de Laumusse le nom de Baugiacus villa tandis que vers 1250, le pouillé du diocèse de Lyon mentionne Baugia la Vila.

D'après l'enquête Bouchu, le nom pour se référer au village vers 1667 est Baugé la Ville. Le nom actuel de Bâgé la Ville est cité pour la première fois en 1734 dans la description de Bourgogne. Durant la Révolution française, le village a pris temporairement le nom de Bâgé-de-l'AinCommune de Bâgé-la-Ville, sur ain-genealogie.fr..

Étymologie Bâgé représente l'évolution phonétique régulière du nom de lieu gallo-romain Balbiacum, basé sur le suffixe locatif et de propriété -acum. Le premier élément Balbi- est le nom de personne latin Balbius.

Le déterminant complémentaire la-Ville permet de différencier cette commune de Bâgé-le-Châtel située à proximité.

Histoire Au Moyen Âge, trois paroisses se sont formées sur le territoire des seigneurs de Bâgé : Bâgé-le-Châtel autour de son château, Saint-André où les sires avaient édifié leur église et Bâgé-la-Ville sous le vocable de saint Michel, la paroisse la plus importante par sa population. C'est le grand custode de l'église métropolitaine de Lyon qui nommait à la cure.

Vers 1018-1030, Rodolphe de Bâgé, sire de Bâgé, donne quelques fonds situés dans cette paroisse à Saint-Vincent de Mâcon.

En 1360, Pierre de Sachins, curé de Chavagnat-sur-Veyle, fait un legs au luminaire de l'église.

En 1601, après la fin de la guerre franco-savoyarde qui se termine par le traité de Lyon, Bâgé-la-Ville appartient à la France avec l'acquisition de celle-ci de la Bresse, du Bugey, du Valromey et du pays de Gex. Elle est par la suite intégrée à la province bourguignonne.

Début 2017, lors de la cérémonie des vœux, le maire annonce qu'un projet de fusion avec la commune voisine de Dommartin est en cours. Le , une réunion d'information est organisée au boulodrome de Dommartin pour y présenter les grandes lignes du projet. Lors du conseil municipal de Bâgé-la-Ville du , les conseillers municipaux des deux communes approuvent la création de la commune nouvelle. Le , un arrêté du préfet de l'Ain officialise la création de la commune nouvelle à compter du .

Hameaux Aigrefeuille Ayguer-ruels, Ayguer-Cuels.