La fosse - 1 bis de la Compagnie des mines de Bruay est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Bruay-la-Buissière. Le fonçage commence en , et la fosse commence à produire en 1855, après bien des difficultés liées aux venues d'eau. La cité des Électriciens est bâtie à proximité de la fosse. La production triple en une vingtaine d'années. Les appareils d'extraction sont modernisés en 1874. Le puits d'aérage bis est commencé en au diamètre de deux mètres, à à l'est du puits . En 1899, la Compagnie de Bruay rachète la chartreuse du Mont-Sainte-Marie, devenue une ferme, à Gosnay pour y loger ses mineurs de la fosse - 1 bis. La chapelle Sainte-Barbe a été construite à proximité de la fosse.

Le puits bis est remblayé en 1929, la fosse cesse d'extraire l'année suivante, le puits est remblayé en 1932. Les bâtiments sont conservés, et servent de magasin et de laboratoire central pour le Groupe de Bruay, ils sont détruits en 1981. Le , la cité , dite du Château des Dames, est inscrite aux monuments historiques.

Alors que la partie extractive de la fosse devient un espace vert, où un mémorial est construit, des immeubles ont été bâtis sur le reste du carreau. Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits 1 et 1 bis. La cité , dite des Électriciens, est inscrite aux monuments historiques le . Elle avait alors servi au tournage de quelques scènes du film Bienvenue chez les Ch'tis deux ans plus tôt. La cité de corons du Château-des-Dames à Gosnay, la cité pavillonnaire Anatole-France et la cité de corons des Électriciens ont été inscrites le sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

La fosse

Alors que la Compagnie de Bruay nouvellement créée n'a ouvert que des sondages, elle décide d'ouvrir une fosse.

Fonçage

Une première fosse est ouverte à la fin de 1852 à Bruay-la-Buissière. Elle est située à au sud de la route de Saint-Pol-sur-Ternoise à Béthune, et à à l'est du clocher. Les premiers travaux de fonçage commencent fin , et à la fin de l'année 1853, le niveau est passé à la profondeur de . Mais lorsqu'on a traversé les bleus, à , une source considérable, bouleversant le terrain qui la recouvre, envahit les travaux, ne laissant aux mineurs que le temps justement nécessaire pour se sauver. On a dû pour passer ce deuxième niveau monter quatre pompes de quarante-six et cinquante centimètres de diamètres disposées en deux étages, et la machine de , marchant à grande vitesse a eu beaucoup de peine à vaincre les eaux. Toutefois on a pu établir la base du cuvelage à dans le terrain houiller le . Le terrain houiller est atteint à la profondeur de cent mètres.

De nouvelles difficultés se produisent à : un banc de grès houiller, situé au-dessous de deux petites veines de houille, donne de nouveau une grande quantité d'eau, qui oblige d'installer un système d'épuisement fixe, qui fonctionne encore en 1880. À Bruay comme à Marles, le terrain houiller n'est pas recouvert d'une épaisse couche de dièves, ainsi que cela a lieu dans les autres houillères du bassin. Les dièves manquent ou n'ont qu'une faible épaisseur. Cette particularité explique la rencontre, au puits , de la venue d'eau à la tête du terrain houiller, dont les assises peuvent communiquer par des fissures avec le niveau proprement dit.

Exploitation thumb|left|La fosse 1 - 1 bis à la fin des années 1920.

Le montage des appareils d'épuisement, le fonçage dans le terrain houiller plus long, plus difficile à cause de l'eau, apporte beaucoup de retards dans l'exécution de cette première fosse, qui en 1855 ne commence à produire qu'une faible quantité de houille, . Cependant elle trouve un gisement riche et régulier et sa production s'accroît successivement, et atteint près de en 1859, à de 1864 à 1868, à de 1869 à 1871, et de à de 1872 à 1878. Le gisement y est riche et régulier, la fosse est très productive.

Cette fosse, munie d'une machine d'extraction de , et d'une machine d'épuisement de , alimentées par une batterie de onze générateurs ayant ensemble de surface de chauffe, avec des cages à trois étages contenant six charriots, exploitant un gisement très riche et très régulier, est certainement une des fosses les plus productives du bassin. La transformation des appareils d'extraction exécutée en 1874 a coûté . Cette modernisation a permis de remplacer la première machine d'extraction de . La fosse exploite la houille flénue. Le grisou y existe. Le puits est alors profond de .

Le puits bis est commencé en , à à l'est du puits . À la fin des années 1890, Alfred Soubeiran indique que pour le premier puits, le cuvelage est en bois et possède seize pans de de hauteur. Son diamètre utile est de , ses accrochages sont établis à 166, 188, 229, 277, 316 et de profondeur. L'orifice du puits est à l'altitude de , et il est profond de . Le puits bis, à l'instar du , a rencontré la tête du terrain houiller à la profondeur de cent mètres. Sa profondeur totale est de . Il a été foncé par le procédé Chaudron, son cuvelage en fonte s'étend sur de hauteur, son diamètre utile n'est que de deux mètres. Ce puits ne sert qu'au retour d'air et au passage des tuyauteries des pompes souterraines. La base du cuvelage a été assurée dans la tête du terrain houiller par douze mètres de faux cuvelage avec trousses picotées. L'orifice du puits est à l'altitude de , ses accrochages ont été établis à 166, 188, 229, 277, 316 et de profondeur. Jules Gosselet indique une altitude de pour le puits .

Le puits bis est remblayé en 1929. La fosse cesse d'extraire en 1930, le puits est remblayé en 1932. Les bâtiments sont conservés, et servent de magasin et de laboratoire central pour le Groupe de Bruay, ils sont détruits en 1981.

Reconversion

Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits 1 et 1 bis. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. Le seul vestige de la fosse est un pan de mur. Un mémorial a été construit en souvenir des mineurs, près du puits , entre les deux puits.

Les cités

De nombreuses cités ont été bâties par la Compagnie des mines de Bruay à proximité de la fosse. Deux sont situées plus loin à Gosnay. Bien que certaines sont relativement communes, d'autres présentent un grand intérêt. La cité pavillonnaire Anatole France fait partie des répartis sur qui ont été inscrits le sur la liste patrimoine mondial de l'Unesco. Elle constitue une partie du site .

La cité des Électriciens

Les cités de la Compagnie des mines de Bruay, à l'instar des fosses, sont numérotées. La cité des Électriciens porte le . Bâtie entre 1855 et 1861, il s'agit de la plus vieille cité minière préservée du Pas-de-Calais.

La cité des Électriciens, où a notamment été tournée une partie du film Bienvenue chez les Ch’tis, a été en grande partie préservée. Il subsiste neuf corons. Les façades et toitures de l'ensemble de la cité de la fosse - 1 bis (la totalité des rues Ampère, Branly, Coulomb, Edison, Faraday, Franklin, Gramme, Laplace, Marconi, Volta) font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le . La cité des Électriciens fait partie des répartis sur qui ont été inscrits le sur la liste patrimoine mondial de l'Unesco. Elle constitue une partie du site .

Des travaux de réhabilitation des bâtiments débutent en et s’achèvent au printemps 2018. Certaines maisons restent des logements, d'autres deviennent des gîtes de tourisme où des ateliers d'artistes. Un (ouvert en 15.) retrace la vie dans les corons..

La cité du Château des Dames

La cité du Château des Dames porte le . Il s'agit d'une ancienne chartreuse reconvertie en ferme qui a été rachetée par la Compagnie des mines de Bruay en 1899 pour en faire des logements. Ces derniers sont relativement sommaires.

Les restes de l'église, les façades et les toitures du bâtiment de la porterie, les bâtiments adjacents à l'église, la maison du jardinier, les bâtiments situés en équerre au nord-ouest, les anciens murs de clôture avec la tourelle sud, le sol compris à l'intérieur de l'enceinte et les boiseries subsistantes font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le . La cité du Château des Dames fait partie des répartis sur qui ont été inscrits le sur la liste patrimoine mondial de l'Unesco. Elle constitue le site .

La chapelle Sainte-Barbe

thumb|La chapelle Sainte-Barbe.

La chapelle Sainte-Barbe a été construite à Bruay-en-Artois à proximité de la fosse.

Notes et références

Notes

Références

Références aux fiches du BRGM

Références à

Références à

Références à

Références à

Voir aussi

Articles connexes Compagnie des mines de Bruay Liste des monuments historiques du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais Liste des biens du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, sites 92 et 96 Bienvenue chez les Ch'tis Cité des Electriciens

Liens externes de la cité des électriciens Le centre d’interprétation de l'habitat et du paysage miniers de la cité des électriciens

Bibliographie

Fosse 1 - 1 bis Bruay 1 - 1 bis Catégorie:Mine monument historique en France