Le tourisme en Mauricie représente un secteur important de l'économie avec quelque de visiteurs chaque année, qui y passent plus de trois millions de nuitées et y dépensent quelque 200 à de dollars par an dans des attraits et services touristiques. En 2011, 90 % des touristes en Mauricie sont des Québécois ; les autres touristes viennent des autres provinces canadiennes (3 %), des États-Unis (2 %) et d'autres pays (4 %)Tourisme au Québec en bref, 2011. vignette|Logo et slogan.

Territoire de la Mauricie vignette|droite|La Mauricie représentée sur la carte du Québec. La Mauricie est l'une des 22 régions touristiques du Québec. Son territoire est le même que la région administrative du même nom. Située entre Montréal et Québec, elle est divisée en six sous-régions ou secteurs qui correspondent aux divisions des trois grandes villes et de trois municipalités régionales de comté : Trois-Rivières, Shawinigan, La Tuque, Maskinongé, Les Chenaux, Mékinac. La région touristique compte 42 municipalités et 7 territoires..

La Mauricie doit son nom à la rivière Saint-Maurice qui traverse la région à partir du fleuve Saint-Laurent vers le nord..

La région est faite de grands espaces formés d'une forêt boréale s'étalant sur avec un bassin hydrographique composé de lacs et rivières. Dans ses limites, la région compte parmi les plus anciens lieux d'occupation au Québec, dont Trois-Rivières fondée en 1634, deuxième ville en Nouvelle-France ; s'y trouvent parmi les plus anciennes seigneuries et plusieurs cantons; s'y est déroulées parmi les plus importantes phases de l'histoire du Québec (commerce des fourrures, sidérurgie, exploitation forestière, hydroélectricité, industrialisation).

Elle est constituée à 85 % de forêt. Elle comprend de nombreux plans d'eau, dont la rivière Saint-Maurice et environ lacs, qui permettent la pratique de diverses activités nautiques. Le réseau récréatif de la région inclut environ de sentiers pour la motoneige et de pistes pour les véhicules tout-terrain. Environ 80 pourvoiries y proposent des services liés à la chasse et à la pêche. La région abrite également le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, considéré comme le principal lieu de pèlerinage marial au Canada. On y retrouve plusieurs sites patrimoniaux situés notamment le long du Chemin du Roy, une des premières routes carrossables du pays.

Villes Trois-Rivières

Située sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, entre Montréal et Québec, Trois-Rivières est la principale ville de la région de la Mauricie. Fondée en 1634, elle est la deuxième plus ancienne ville toujours habitée au Canada. Elle possède un centre-ville reconnu pour sa vitalité culturelle et touristique, ainsi qu'un quartier historique classé qui témoigne de son passé colonial. Le parc portuaire de la ville donne accès à des vues sur le fleuve. Trois-Rivières regroupe également plusieurs établissements culturels, dont des musées, des ateliers d'artistes et des sites historiques nationaux. On y retrouve également une offre variée de commerces, de restaurants, de cafés, d'auberges et de gîtes.

Shawinigan

Située dans la vallée de la rivière Saint-Maurice, à moins de vingt kilomètres de Trois-Rivières, la ville de Shawinigan a été fondée en 1901. Son nom provient d'un mot autochtone signifiant , en référence à une chute d'eau que les Premières Nations devaient contourner en transportant leurs embarcations sur les rochers. Cette chute, haute de 42 mètres, est à l'origine de la création de la ville et a longtemps été un élément marquant du paysage régional. Shawinigan se trouve dans une zone façonnée par l'activité glaciaire, au cœur des Laurentides, et comprend un relief composé de montagnes, de lacs et de rivières.

La ville occupe une place importante dans l'histoire industrielle du Canada, notamment par le développement de la production hydroélectrique. Elle a été l'une des premières villes c/anadiennes à produire de l'aluminium et à adopter un plan d'urbanisme. Grâce à ses infrastructures hydroélectriques, Shawinigan a aussi été parmi les premières localités du Québec à bénéficier de l'éclairage public électrique, ce qui lui a valu les surnoms de et de .

Tourisme Mauricie

"Tourisme Mauricie" est l'association touristique régionale chargée du développement et de la mise en valeur des produits touristiques de la Mauricie, en concertation avec les organisations locales de tourisme du territoire. Tourisme Mauricie est un organisme à but non lucratif et non gouvernemental. La principale mission est de promouvoir l'offre touristique régionale..

Histoire du tourisme En 1634, Samuel de Champlain envoyait le sieur Laviolette pour établir un nouveau fort qui allait servir aussi de poste de traite des fourrures. Le vocable « Mauricie » est utilisé pour la première fois en 1933 par monseigneur Albert Tessier pour désigner la région depuis Trois-Rivières jusqu'aux portes du Lac Saint-Jean. Avant cette date, elle était tout simplement nommée la Vallée du Saint-Maurice..

L'origine du tourisme en Mauricie est aussi vieille que la région elle-même. Quand Idebon Raclos est venu reconduire ses trois filles en 1671, il n'est resté que le temps de les installer en Mauricie puis il est retourné en France par le dernier vaisseau. En statistiques touristiques, il aurait été classé, pour sa motivation, dans la catégorie des raisons personnelles. Mais peut-être qu'il avait aussi derrière la tête de visiter des parents et amis ou simplement faire du tourisme d'agrémentEn matière de statistiques touristiques, les motivations des touristes sont réparties en visites de parents et amis, agrément, affaires et autres (santé, études, etc.)., l'histoire ne le dit pas, mais à tout le moins, sa fortune le permettait. Il fallait être déterminé pour faire un aller-retour France-Québec. Le voyage en mer était toute une aventure à cette époque! Du tourisme d'aventure…

Au , la population de la Mauricie était réputée pour la qualité de son accueil, comme toute celle établie le long du Chemin du Roy, première route touristique de la Mauricie. En 1749, le suédois Pehr Kalm écrivait : « Rares sont les villes étrangères dont les gens, en paroles comme en actes, accueillent quelqu'un avec autant de politesse que ne le fait en tous endroits le paysan de la campagne canadienne (vallée du Saint-Laurent). » En 1796, à son tour, parlant de l'accueil reçu dans les de relais du Chemin du Roy, l'irlandais Isaac Weld rapportait : « On ne trouve point dans toute l'Amérique septentrionale de route aussi bien servie que celle qui conduit de Québec à Montréal. […] À peine fûmes-nous aperçus des gens de la maison, que le maître de poste, son épouse et toute la famille en sortirent avec précipitation pour nous recevoir. »

Dès 1760, quelques semaines seulement après la conquête, The British Magazine met en valeur un coin de la Mauricie en publiant une estampe montrant une vue pittoresque de Trois-Rivières, accompagnée d'un court texte qui fait état de sa situation romantique, de la richesse des habitants, de leurs maisons bien construites, de leurs productions et de leur pêche. C'est peut-être la première promotion touristique. Et en 1825, les premiers guides touristiques présentent un attrait majeur de la Mauricie, les majestueuses chutes de Shawinigan, déjà réputées, au moins depuis 1816, auprès des artistes et des voyageurs. Joseph-Édouard Turcotte y construira en 1858 un hôtel de avec lequel il aurait voulu attirer les touristes américains, mais la construction est restée inachevée.

Puis les guides américains présenteront les salines de Saint-Léon comme un haut lieu de tourisme de santé : l'hôtel (1849-1906) qui y fut construit comptait (aussi gros que l'actuel "Delta de Trois-Rivières"), un pavillon, des bains, billard, quilles, tennis, croquet, etc. Durant la saison estivale, c'était le rendez-vous de l'élite canadienne et américaine. Ils faisaient leurs pique-niques aux chutes de Sainte-Ursule. En 1905, sa clientèle de 450 pensionnaires débordait dans les gîtes qu'il fallait ouvrir dans les environs.

Reconnue pour sa forêt, la Mauricie accueillera de nombreux chasseurs et pêcheurs dès avant 1850. Les clubs privés recevront des visiteurs célèbres comme les parents de John-F. Kennedy. On raconte qu'en se rendant à Saint-Alexis-des-Monts, les Américains s'arrêtaient au bureau de poste du rang du Bout-du-Monde (1908-1952), à Saint-Paulin, pour y faire estampiller leurs lettres du sceau du Bout-du-Monde! Le Club Winchester, fondé en 1880 à Saint-Élie-de-Caxton, est l'un des premiers clubs au Québec. Ces clubs ont laissé leur place aux ZECS, réserves fauniques, pourvoiries ainsi qu'au Parc national de la Mauricie.

Du côté religieux, le prodige des yeux au sanctuaire du Cap en 1888 marquera le lancement des pèlerinages. Du même fondateur, le Père Frédéric, un autre site attirera les touristes religieux dès la fin du : le calvaire de Saint-Élie-de-Caxton, réplique de la "Voie douloureuse de Jérusalem". De nombreux autocars des États-Unis ou d'ailleurs au Canada se rendront à ces deux endroits. Au Cap-de-la-Madeleine, un embranchement du chemin de fer portera le nom de "Ligne du Rosaire".

Cette effervescence touristique aux origines du tourisme en Mauricie était souhaitée et remarquée : en 1936, Albert Tessier rapporte que la clientèle étrangère est importante, étrangères sont dénombrées au pont de Grand-Mère.

Aujourd'hui, la Mauricie est l'une des régions touristiques les plus fréquentées au Québec. Elle a accueilli en 2010 plus de 1,5 million de touristes qui ont dépensé de dollars dans l'économie régionale. Une proportion de 13 % de ces dépenses est faite par les touristes de l'extérieur du QuébecTourisme Québec, Le tourisme au Québec en bref 2010, Québec, Tourisme Québec, 2011, pages 8 et 10.. Elle continue encore aujourd'hui à être renommée pour ses attraits naturels, ses attraits culturels, ses municipalités et son tourisme d'aventureRené Beaudoin, «Aux origines du tourisme en Mauricie», Le tourisme en Mauricie : une histoire qui voyage, Calendrier 2010, Shawinigan, Appartenance Mauricie Société d’histoire régionale, 2009, page 2..

Sous-régions touristiques Le développement et la mise en valeur des produits et services touristiques de la Mauricie sont regroupés à l'intérieur de six sous-régions touristiques dont les territoires correspondent à deux des trois grandes villes, à une agglomération et aux trois municipalités régionales de comté.

Trois-Rivières Depuis les fusions municipales de 2002, le territoire de la ville de Trois-Rivières est composé du regroupement de six anciennes municipalités : Sainte-Marthe-du-Cap, Cap-de-la-Madeleine, Trois-Rivières, Trois-Rivières-Ouest, Pointe-du-Lac et Saint-Louis-de-France.

Shawinigan Depuis les fusions municipales de 2002, le territoire de la ville de Shawinigan est composé du regroupement de huit anciennes municipalités : Shawinigan, Shawinigan-Sud, Lac-à-la-Tortue, Saint-Georges, Saint-Gérard-des-Laurentides, Saint-Jean-des-Piles et Grand-Mère, qui comprenait déjà Sainte-Flore.

Agglomération de La Tuque L'Agglomération de La Tuque a été créée en 2006 pour regrouper la ville de La Tuque, les deux municipalités de La Bostonnais et de Lac-Édouard, ainsi que les trois réserves autochtones de Coucoucache, d'Obedjiwan et de Wemotaci.

Depuis les fusions municipales de 2002 et les démembrements de 2006, le territoire de la ville de La Tuque est composé du regroupement de trois anciennes municipalités: La Tuque, La Croche et Parent, et de huit anciens territoires non organisés, Petit-Lac-Wayagamac, Lac-des-Moires, Lac-Tourlay, Kiskissink, Lac-Berlinguet, Rivière Windigo, Lac-Pellerin et Obedjiwan.

Les Chenaux