Jacques d'Arnoux, né le à Seignelay (Yonne) et mort le aux Arcs (Var) est un militaire, aviateur, écrivain et essayiste français.

Biographie Né d'un père, Charles, lieutenant au RI à Rouen et de Marthe Marie Sautumier. Après une scolarité à Saint-Malo, Auxerre et Joigny, il fréquente l'Institution Saint-Romain de Rouen de 1909 à 1911 puis le collège de Dieppe. Au moment de la déclaration de la Première Guerre mondiale, en 1914, âgé de dix-huit ans, Jacques d'Arnoux s'engage au de cuirassiers à Rambouillet, puis demande à être intégré dans l'infanterie et rejoint le régiment que commande son père, le d'infanterie. Promu aspirant, il commande une section de la lors de l'attaque de son unité sur Tahure, petit village de la Marne.

Le , il est grièvement blessé d'une balle à la cuisse et parvient à gagner seul le poste de secours. Après son évacuation, il échappe à l'amputation et réapprend à marcher. Âgé de vingt ans, il retourne au front comme sous-lieutenant à la du RI. En , le lieutenant d'Arnoux passe dans l'aviation comme officier observateur.

Le jeudi , il monte à bord d'un Sopwith piloté par l'adjudant Carré. Ils ont pour mission d'intercepter un avion allemand dont les reconnaissances fréquentes gênent l'armée française. Jacques d'Arnoux raconteParoles d'un revenant, et suiv.: « Voici le Chemin des Dames, le chemin maudit qui s'allonge sur sa crête chauve et décharnée. Nous montons légèrement : le fort de la Malmaison s'élève dans un halo... Fantôme-As ! Fantôme-As ! C'est lui. Je l'ai vu ! Il évolue au-dessous, mitraille, virevolte et lance ses fusées. Sans l'inclinaison des ailes dans les renversements, on croirait qu'il roule au sol. Nous piquons sur lui, et dans un virage j'attaque ... Dès les premières balles, il se dérobe et s'enfuit à tire-d'aile vers le nord... C'est un traquenard. [...] Soudain, deux avions couplés débouchent de l'ombre et fondent sur nous comme deux condors... " Les croix noires ! Les croix noires ! " Je fais volte-face, les mitrailleuses sont braquées sur les assaillants et, à genoux sur ma banquette, je tire farouchement. Les rapaces grossissent, grossissent et arrivent dans le sillage de l'appareil. » L'adjudant Carré est tué par une rafale, l'avion s'écrase entre les lignes françaises et allemandes. Jacques d'Arnoux sort de son évanouissement, il est incapable de se traîner et gît dans une mare d'essence échappée du réservoir de l'avion. Les Allemands le mitraillent, mais des zouaves du Régiment mixte de l'armée française ont été envoyés en patrouille. Ils lui demandent de se traîner jusqu'à eux, mais il en est incapable : ses membres inférieurs sont paralysés, on diagnostiquera plus tard une fracture de la colonne vertébrale et une lésion de la moelle épinière. À la tombée de la nuit, il voit apparaître trois soldats allemands qui l'épargnent. S'ensuit alors un nouveau bombardement du site de l'avion par l'aviation allemande. Il est enfin secouru par une patrouille de 8 zouaves, vingt-quatre heures après l'accident.

Durant les 5 années qui suivent, il séjournera d'hôpital en hôpital pour effectuer sa rééducation. À force de volonté, il reprend non seulement des forces, mais il va parvenir à remarcher.

Le , il épouse Hélène Varenne-Caillard.

À l'issue de la cérémonie des obsèques, célébrée en l’église des Arcs le , les honneurs militaires sont rendus à ce grand officier de la Légion d'honneur, médaillé militaire et croix de guerre avec palmes.

Décorations

Bibliographie Paroles d'un revenant, préfacé par Henry Bordeaux, Librairie Plon, 1923, plusieurs réimpressions, puis Téqui, 1977, 232 pages Les sept colonnes de l'héroïsme, Plon, 1938, puis Éditions de Chiré : 1982 (560 pages), puis 2011 (480 pages) L'heure des héros, Bayaert, 1946 et 1949, puis éditions Résiac, 1981, 246 pages Nouvelles paroles d'un revenant (Justice pour Dieu), Nouvelles Éditions Latines, 1965, puis 1983 Les soifs de l'homme, préfacé par Michel de Saint Pierre, Éditions de Chiré, 1978, 207 pages

Dans la revue Lecture et Tradition Interview de Jacques d´Arnoux - Des Soifs de l´Homme aux sources de l´Espérance, par R. Martel - Les Soifs de l´Homme de J. d´Arnoux (par Michel de Saint Pierre) - Paroles d´un Revenant de J. d´Arnoux (par Jean-Paul Roudeau) - Nouvelles Paroles d´un Revenant de J. d´Arnoux (par Flore Lantana), in (juin-) (juin-) : numéro spécial Jacques d´Arnoux (48 pages) Grands exemples: Jacques d’Arnoux et Robert Brasillach (par Willy-Paul Romain), in (septembre-) Jacques d’Arnoux (par Jean Auguy) - Message de Jacques d’Arnoux, in (novembre-) (mars-) : Il y a 10 ans, Jacques d´Arnoux

Dans les Cahiers de Chiré Adieu à Jacques d’Arnoux (par Miles), in Cahier (année 1991) Jacques d’Arnoux, la volonté, l’héroïsme et la foi (par Jean Mabire), in Cahier (année 2000)

Notes et références Paroles d'un revenant, et suiv.

Liens externes

Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Personnalité française du catholicisme traditionaliste Catégorie:Écrivain français du XXe siècle Catégorie:Titulaire de la médaille militaire Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Naissance en février 1896 Catégorie:Naissance à Seignelay (Yonne) Catégorie:Décès en avril 1980 Catégorie:Décès à 84 ans Catégorie:Décès aux Arcs-sur-Argens Catégorie:Lauréat du prix d'Académie Catégorie:Lauréat du prix Montyon