Les records du monde du 100 mètres sont actuellement détenus par le Jamaïcain Usain Bolt avec le temps de , établi le en finale des championnats du monde, à Berlin en Allemagne, et par l'Américaine Florence Griffith-Joyner, créditée de le lors des quarts de finale des sélections olympiques américaines d'Indianapolis, aux États-Unis.

Le premier record du monde du homologué par World Athletics est celui de l'Américain Don Lippincott le lors des Jeux olympiques de Stockholm, avec le temps de . En 1968, à l'occasion des Jeux de Mexico, son compatriote Jim Hines devient avec le premier détenteur du record mondial du mesuré à l'aide du chronométrage électronique, étant à cette occasion le premier athlète à franchir la barrière des dix secondes sur . L'Américain Carl Lewis est le premier à descendre sous les (en 1991), son compatriote Maurice Greene le premier sous les (en 1999) et Usain Bolt le premier sous les (en 2008) et (en 2009).

Le temps de établi le par la Tchécoslovaque Marie Mejzlíková constitue officiellement le premier record du monde du féminin. L'Américaine Wyomia Tyus réalise en 1968 à Mexico le premier record mondial mesuré électroniquement, en . L'Allemande Renate Stecher est la première athlète féminine à franchir la barrière des 11 secondes au chronométrage manuel (en 1973), sa compatriote Marlies Göhr étant la première à réussir cette performance avec le chronométrage électronique (en 1977).

Record du monde masculin Premiers records thumb|left|upright=0.8|Don Lippincott, premier détenteur du record du monde du . Le premier record du monde masculin du 100 mètres homologué par l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF) est celui de l'Américain Don Lippincott qui établit le temps de le , à Stockholm, en séries des Jeux olympiques.

Aux États-Unis, et depuis la fin du , les épreuves de sprint court se disputent quasi exclusivement sur la distance de (), ou plus rarement sur (), mais contrairement à d'autres épreuves, l'IAAF ne reconnait pas ces distances comme record du monde. En outre, l'usage des starting-blocks, mis en place depuis la seconde moitié des années 1920 aux États-Unis et qui permet de faciliter le départ des coureurs, ne sera admis par l'IAAF qu'à partir de 1937.

Le record du monde du de Don Lippincott est égalé le , toujours à Stockholm, par son compatriote Jackson Scholz, puis battu le par l'autre américain Charley Paddock, champion olympique sur cette distance en 1920 à Anvers, qui établit le temps de à Redlands en Californie.

En 1929, son compatriote Eddie Tolan égale à deux reprises le record du monde de Charley Paddock : une première fois le à Stockholm et une seconde fois le à Copenhague.

Le , à Toronto, le Canadien Percy Williams est le premier athlète à être chronométré en sur , performance égalée ensuite par cinq autres athlètes : Eddie Tolan le à l'occasion de sa victoire aux Jeux olympiques de Los Angeles, ses compatriotes Ralph Metcalfe (le à Budapest, puis les 15 et à Osaka et Dairen) et Eulace Peacock (le à Oslo), le Néerlandais Christiaan Berger (le à Amsterdam) et enfin le Japonais Takayoshi Yoshioka (le à Tokyo à l'occasion du match d'athlétisme Japon-Philippines).

De Jesse Owens à Bob Hayes

Le , au cours des championnats NCAA, à Chicago, l'Américain Jesse Owens devient le premier athlète à établir le temps de . Lors de sa victoire aux Jeux olympiques de 1936, disputés un mois plus tard à Berlin, Owens réalise .

Le record du monde de Jesse Owens est égalé le à Compton par son compatriote Harold Davis au cours de la Compton Invitational, grâce notamment à un finish très rapide ( lors du dernier ).

Sept ans plus tard, le à Fresno durant les West Cost relays, le Panaméen Lloyd LaBeach égale à son tour le record du monde de . Le de la même année, à Evanston au cours des sélections olympiques américaines, l'Américain Barney Ewell atteint lui aussi les , quelques semaines avant sa médaille d'argent remportée aux Jeux olympiques de Londres.

Les sont établis également par le Britannique McDonald Bailey le à Belgrade à l'occasion de la rencontre d'athlétisme opposant la Yougoslavie à la Grande-Bretagne. Le à Yokohama au cours du match Allemagne-Japon, l'Allemand Heinz Fütterer devient à son tour co-recordman du .

Le record du monde du 100 mètres est égalé ou amélioré à plusieurs reprises au cours de la saison 1956. Le à Houston, l'Américain Bobby Joe Morrow, champion olympique à Melbourne atteint les . Moins d'un mois plus tard, le à Compton lors de la Compton Invitational, son compatriote Ira Murchison établit ce même temps. Bobby Joe Morrow, champion olympique du cette même année à Melbourne, réédite cette performance une première fois le au cours des Championnats des États-Unis à Bakersfield, puis une seconde fois une semaine plus tard le lors des sélections olympiques américaines à Los Angeles. Lors de cette même compétition, Ira Murchison réalise une nouvelle fois .

Le , à Berlin au cours des CISM Games, leur compatriote Willie Williams améliore le record mondial du établi pour la première fois vingt ans plus tôt par Jesse Owens, en atteignant les , record égalé dès le lendemain par Ira Murchison dans cette même compétition. Le , l'autre américain Leamon King égale ces à Ontario en Californie, puis réédite cette performance une semaine plus tard, le à Santa Ana, toujours en Californie.

Le , lors d'un meeting universitaire à San José en Californie, l'Américain Ray Norton égale à son tour les .

Le , lors du meeting de Zurich, l'Allemand Armin Hary, champion olympique à Rome, devient le premier athlète à atteindre le temps de juste sur . Il établit cette performance une première fois mais le starter décide d'annuler le résultat, estimant que l'Allemand a anticipé le départ. Une deuxième course a lieu quarante minutes plus tard dans laquelle Armin Hary réédite son temps de , signant un nouveau record du monde. Ce record du monde est égalé le à Saskatoon par le Canadien Harry Jerome au cours des sélections olympiques.

Le temps de 10 secondes est égalé à deux reprises lors de la saison 1964 : une première fois par le Vénézuélien Horacio Esteves le à Caracas durant les championnats nationaux, et une seconde fois par l'Américain Bob Hayes le à Tokyo à l'occasion de sa victoire en finale des Jeux olympiques.

Barrière des dix secondes

Le record du monde de est égalé à deux reprises en 1967 : par l'Américain Jim Hines le lors des Califormia Relays à Modesto, par le Cubain Enrique Figuerola le à Budapest. Il est égalé en 1968 par le Sud-Africain Paul Nash le à Krugersdorp lors des championnats nationaux, et par l'Américain Oliver Ford le à Albuquerque au cours des championnats NAIA.

Le , lors des championnats des États-Unis d'athlétisme de 1968 qui ont lieu au Hugues Stadium de Sacramento en Californie, cinq records du monde du sont égalés ou battus dans la même soirée, et ce en l'espace de seulement. La compétition est surnommée « The Night of Speed » (La nuit de la vitesse). Dès les séries, l'Américain Charles Greene et le Français Roger Bambuck égalent le record du monde de . Dans la première demi-finale, Jim Hines devient le premier athlète à descendre sous la barrière des dix secondes en établissant le temps de (avec un vent favorable régulier de ), mais conjointement avec Ronnie Ray Smith, deuxième de la course dans le même temps, et avec Charles Greene qui remporte la deuxième demi-finale également en .

Le , Jim Hines égale le record du monde de à l'occasion de sa victoire en finale des Jeux olympiques de 1968, à Mexico, et devient par ailleurs le premier détenteur du record du monde mesuré au chronométrage électronique, en . Cette performance est réalisée dans des conditions idéales : une piste en matière synthétique, un temps chaud et sec, une altitude supérieure à et un vent favorable de .

Les sont atteints à deux reprises lors de la saison 1972 : par les Américains Eddie Hart et Rey Robinson le à Eugene lors des sélections olympiques américaines, et par leur compatriote Steve Williams le à Los Angeles durant les championnats de l'AAU.

Cette performance est réalisée à trois autres reprises lors de la saison 1975 : par le Cubain Silvio Leonard le au Golden Spike d'Ostrava, et par Steve Williams, une première fois le à Sienne et une seconde fois le à l'ISTAF Berlin.

Ce temps de est établi quatre autre fois lors de la saison 1976 : par Steve Williams le à Gainesville lors des Florida Relays, par son compatriote Harvey Glance à deux reprises, le à Columbia et le à Bâton-Rouge, et enfin par le Jamaïcain Don Quarrie le à Modesto lors des California Relays.

Sous les 9 secondes 9

À partir du , l'IAAF ne valide que les records du monde mesurés au chronométrage électronique. La performance de de Jim Hines, établie lors des Jeux olympiques de 1968, constitue le premier temps de référence.

Approché par le Cubain Silvio Leonard ( le à Guadalajara), par l'Italien Pietro Mennea ( le à Mexico) ou par l'Américain Carl Lewis ( juste le à Dallas puis le à Modesto), le record du monde de Jim Hines est finalement amélioré de 2/100 de seconde le à l'United States Air Force Academy de Colorado Springs, en altitude, par l'Américain Calvin Smith qui établit le temps de avec un vent favorable d'.

Le record de Calvin Smith est accroché à plusieurs reprises lors des années suivantes : notamment par l'Américain Mel Lattany ( le à Athens), par Carl Lewis ( le à Modesto), et par le Canadien Ben Johnson ( le à Moscou).

Le , en finale des championnats du monde à Rome, Ben Johnson remporte le titre mondial en , devant Carl Lewis (), et améliore de 10/100 de seconde le record du monde de Calvin Smith.

Ben Johnson et Carl Lewis se retrouvent l'année suivante, le , en finale du des Jeux olympiques, à Séoul, où le Canadien remporte la course en , améliorant de 4/100 son propre record du monde, devant Carl Lewis, deuxième en . Mais, convaincu de dopage trois jours plus tard, Johnson est destitué de son titre olympique, entraînant la non-homologation de son record du monde. Suspendu par la Fédération internationale quelques mois plus tard, son titre mondial et son record du monde de établi à Rome en 1987 sont annulés rétroactivement. Carl Lewis, qui avait terminé deuxième des mondiaux 1987 en , récupère le titre vacant et égale le record mondial de Calvin Smith. Il devient après les Jeux de Séoul le seul recordman du monde en .

L'Américain Leroy Burrell, auteur de en 1989, et de en 1990, améliore de 2/100 de seconde le record du monde de Carl Lewis, le lors du meeting de New York en s'imposant dans le temps de (+ ).

Le , en finale des championnats du monde, à Tokyo, et dans une course où six athlètes descendent sous les dix secondes, Carl Lewis s'approprie de nouveau le record mondial en remportant la course en (+ ), améliorant de 4/100 de seconde le record de Leroy Burrell, deuxième de la course en . Lewis devient à cette occasion le premier athlète à être chronométré en-dessous des .

L'Américain Michael Marsh se rapproche du record du monde de Lewis en étant chronométré à le à Walnut, tout comme le Britannique Linford Christie qui avec le temps de échoue à un centième de seconde seulement le en finale des championnats du monde de Stuttgart.

Le , lors du meeting Athletissima de Lausanne, Leroy Burrell redevient recordman du monde en portant le record du monde à (+ ), soit une amélioration d'un centième de seconde du temps de Carl Lewis.

Ce record est amélioré d'un centième de seconde deux ans plus tard, le à Atlanta en finale des Jeux olympiques par le Canadien Donovan Bailey, champion du monde en 1995, qui s'impose dans le temps de (+ ).

Deux athlètes frôlent le record du monde de Donovan Bailey en établissant le temps de : l'Américain Maurice Greene le à Athènes en finale des championnats du monde, et le Trinidadien Ato Boldon le à Walnut.

Sous les 9 secondes 8