Balan est une commune française située dans le département de l'Ain dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Appartenant à l'aire urbaine de Lyon et à la région naturelle de la Côtière, le territoire communal, arrosé par le Rhône, est localisé au sud du coteau de la Côtière. La vie sociale de la commune fut particulièrement bouleversée en 1872, avec l'installation du camp militaire de La Valbonne. L'entrée principale du camp, la chapelle militaire ainsi que la majorité des casernes logeant les militaires sont localisées sur le territoire communal, ce qui représente une superficie de .

En 1965, une importante usine de production de polyéthylène et de chlorure de vinyle s'est installée à Balan : initialement usine Elf Aquitaine, elle dépend à présent d'Arkema (Kem One). Depuis 2012, les difficultés économiques que rencontre ce groupe industriel ont amené une demande de redressement judiciaire qui pourrait conduire à la réduction des effectifs voire à la fermeture du site.

Le nom des habitants est Balanais et Balandrins avant les années 1930.

Géographie Localisation vignette|Mise en évidence du territoire de Balan : au sud, le Rhône et la partie de la commune située sur la rive gauche du Rhône () près du territoire de Villette-d'Anthon. En hachuré rouge, les balanais du camp de La Valbonne.|alt=Carte du territoire communal de Balan.

Le village est situé à au sud-est de Montluel et à à l'est de Lyon, sur le rebord de la plaine caillouteuse de la Valbonne. Il domine la vallée du Rhône, en amont de Lyon. Balan possède sur la rive gauche du Rhône qui sont accessibles uniquement depuis la commune limitrophe de Villette-d'Anthon qui est située dans l'Isère.

Le hameau de la Valbonne est partagé entre Balan et Béligneux.

Communes limitrophes

Relief et géologie La superficie de la commune est de ; son altitude varie entre 178 et Répertoire géographique des communes, Institut national de l'information géographique et forestière, .. Sur ces , sont occupés par le camp militaire de La Valbonne. Le sommet de la commune constitué par une petite butte, est localisé au nord-est du territoire communal, dans le camp militaire consulté le 9 novembre 2013..

L'altitude du territoire de la commune, situé dans la plaine du Rhône, est quasiment uniforme, autour de . Le territoire se situe entre le coteau de la Côtière et le sillon alluvial du Rhône. ; ainsi, il se trouve sur le rebord de la plaine caillouteuse post-glaciaire de La Valbonne. Cette plaine renferme des nappes fluvio-glaciaires qui rejoignent le Rhône, entre autres sur le territoire de Balan . ..

Hydrographie vignette|Panneau indiquant le sentier d'interprétation des lônes de Balan.|alt=Photographie d'un panneau indiquant le sentier d'interprétation des lônes de Balan.

Le Rhône traverse le territoire communal et constitue sa frontière sud, le séparant ainsi du département de l'Isère. Il est probable que la situation du village a évolué par rapport au fleuve ; en effet, depuis 1306, sept changements significatifs de lit du Rhône, à proximité de Balan, sont recensés.. L'influence du fleuve sur la vie locale au cours des âges, semble également manifeste : au Moyen Âge, Balan semble accueillir le port fluvial de la seigneurie de Montluel. Par la suite, des registres paroissiaux de 1716 attestent de la présence de nombreux emplois liés au fleuve : voituriers sur le Rhône, bateliers ou encore marchands à l'activité dédiée..

Par ailleurs, les alluvions fluviales ont formé au cours du temps, quatre lônes situées entre le village et le fleuve. Les « milieux alluviaux et aquatiques du fleuve Rhône, de Jons à Anthon » constituent d'ailleurs un site Natura 2000..

Citons enfin, le cours d'eau long de dit du Lône de la Chaume (unique affluent du Cottey) qui traverse le territoire communal Consulté le 16 décembre 2012..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Colombier-Saugnieu à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Voies de communication et transports vignette|La gare de La Valbonne (située sur le territoire de Béligneux).|alt=Photographie de la gare de La Valbonne.

La commune est traversée par plusieurs voies de transports, notamment par l'autoroute A42 (l'échangeur se trouve sur le territoire communal et dessert également la commune de Montluel.) ainsi que par la RD 1084.

La ligne de Lyon-Perrache à Genève (frontière) traverse le territoire communal et possède un arrêt, la gare de La Valbonne, situé dans le hameau de La Valbonne, sur le territoire de Béligneux, à la « frontière » avec Balan. Sa construction en 1872 fait suite à un premier projet, jamais concrétisé, de construction d'une halte ferroviaire au lieu-dit de la Grande Dangereuse. (). L'incendie du bâtiment principal (en bois) en 1955 entraîne la construction d'une nouvelle gare en 1957, livrée en 1958.

Balan est directement concernée par le projet de contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise (CFAL) comme douze autres communes de la Côtière.. En effet, le tracé envisagé passe par le territoire de la commune.

Urbanisme Typologie Au , Balan est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Béligneux, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (43,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (45,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (41 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (17,4 %), forêts (14 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (10,7 %), zones urbanisées (5,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,7 %), zones agricoles hétérogènes (2,3 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (2,2 %), zones humides intérieures (1,9 %), mines, décharges et chantiers (1,3 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

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Balan est principalement scindée en deux entités : le bourg lui-même (le village historique de Balan) et son hameau (partagé avec Béligneux) de La Valbonne. C'est à La Valbonne que se trouvent l'entrée principale du camp militaire, la chapelle du camp (les deux sur le territoire de Balan) ou encore la gare de La Valbonne (sur le territoire de Béligneux).

Logement En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 589, alors qu'il était de 512 en 1999LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie..

Parmi ces logements, 95,6 % étaient des résidences principales, 0,9 % des résidences secondaires et 3,6 % des logements vacants. 85,3 % d'entre eux étaient des maisons individuelles ; 12,7 % des appartementsLOG T2 - Catégories et types de logements..

La proportion des résidences principales propriétés de leurs occupants était de 74,7 %, constante par rapport à 1999 (74,5 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) a diminué, passant de 8,1 % à 0,5 %LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation..

Projets d'aménagements Le projet de contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise (CFAL) emprunterait le territoire de Balan où .. Ce projet rencontre une certaine opposition à Balan dont celle de la municipalité elle-même. par la voix du maire Bernard Gloriod associé en à la requête adressée aux différents préfets concernés demandant l'annulation des enquêtes préalables à la déclaration d'utilité publique.

La construction d'un pôle d’accueil communal, à côté de la salle polyvalente, est prévue et décidée.. Ce bâtiment pourrait accueillir une éventuelle nouvelle salle de classe de l'école primaire ou encore une salle de bibliothèque. Sont également envisagés : la dissimulation des réseaux d'une part et la création d'une piste cyclable au Front de Bandière d'autre part.

Toponymie vignette|Extrait d'une carte de la Bresse du , évoquant le toponyme Ballan (pour Balan).|alt=Ancienne carte de la Bresse.

Le nom de la localité est attesté sous les formes Balaon en 1255, Ballan au .

Balan serait issu d'un *Balo-dunum, composé des éléments bal « escarpement, éminence » et de dunum « forteresse »L’escarpement pourrait évoquer la proximité relative du coteau de la Côtière ; la forteresse celle d'une place forte..

Cette explication, empruntée à Albert Dauzat, n'est pas exacte car l'élément *bal est cité avec un astérisque, ce qui signifie qu'il n'est pas attesté en gaulois et il précise qu'en fin de compte, le premier élément est obscurAlbert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.. En revanche, la finale -on de la forme ancienne peut effectivement suggérer une formation toponymique en dunum, mot gaulois signifiant bien « forteresse », mais aussi « hauteur, colline ».