Chérisey est une commune française située dans le département de la Moselle en région Grand Est.
Géographie La commune est à de Metz et 21,2 de Pont-à-MoussonPlan et voies routières.
Accès Autoroute A31 (aussi appelée autoroute de Lorraine-Bourgogne). Échangeurs Lesménils, Metz-centre. Autoroute A315. Autoroute A314. Autoroute A313.
Géologie et relief Espaces naturelsBiodiversité : Toutes les espèces recensées.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de Cherisey et le ruisseau de Verny.
Le ruisseau de Cherisey, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Pontoy et se jette dans le ruisseau de Verny à Pommérieux, après avoir traversé .
Le ruisseau de Verny, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Silly-en-Saulnois et se jette dans la Seille à Pommérieux en limite et face à Sillegny, après avoir traversé .
vignette|centre|redresse=2.0|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Chérisey.
La qualité du ruisseau de Cherisey et du ruisseau de Verny peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité - Pour recentrer la carte sur les cours d'eau de la commune, entrer son nom ou son code postal dans la fenêtre "Rechercher"..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Goin à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Chérisey est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Metz, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (90,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (65,2 %), prairies (15,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (9,9 %), zones agricoles hétérogènes (9,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=2.1|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Voies de communications et transports Transports en commun Fluo Grand Est.
Lignes SNCF thumb|droite|120px|Gare Lorraine TGV.|alt= Gare de Lorraine TGV Gare de Metz-Ville Gare de Rémilly Gare d'Ars-sur-Moselle Gare de Novéant
Toponymie Dans un acte de 775, Chérisey est appelé Carisiaco, appellation qui restera latine jusqu'au puis évoluera dans son écriture au fil des siècles : Carisiago (665), Carisiaco (775), Cariziacum (993), Carisicum (1179), Cheriseum (1190), Charrixey (1219), Cherrexey (1292), Cherrixey (1301), Charizeum (1307), Charixey et Charisey (1325), Cerisey, Cheresy, Cherexey (1369), Charexey (1420), Charrixey (1423), Cherrezey (1430)… pour prendre son nom définitif en 1667. En 1915–1918 et 1940–1944 : Schersingen. Sobriquet Surnom désignant les habitants : Lés chèrheyes de Chèrhi (les charrues de Chérisey)Passé-Présent : La Moselle dévoilée N°5 (Janvier-Février 2012).
Histoire En 775, Chérisey fut légué par l'abbé Fulrad de Saint-Denis à l'abbaye de ce nom "Donamus illos mansos ad Carisiaco", qui elle-même l'abandonna au prieuré de Salonnes. En 875, on voit l'abbaye Sainte-Glossinde de Metz avoir des droits sur Chérisey. Chérisey figure en effet comme appartenant à cette abbaye dans une charte de Louis Le Germanique octroyée par ce prince à l’abbesse Feulfroid, supérieure du monastère, pour lui renouveler sa bienveillance et confirmer à nouveau la possession des biens dont l'abbaye jouissait et dont on avait cherché à l'usurper pendant la vacance du siège épiscopal de la cité de MetzArchives de Metz 4058. 1112 : la noble Cunégonde donne à l'abbaye de Saint-Arnoul et à son abbé Walon tout ce qu'elle avait à ChériseyPetit cartulaire de Saint-Arnoul fol 51v. Cunegondis matrona, Luxembourg.. 1143 : dédicace de l'église par Theodwin, évêque de Sainte-Rufine, légat du Saint-Siège. Le , un rappel en latin de cette dédicace sera gravé au-dessus de la porte de l'ancienne église par les seigneurs du lieu : « L'année de l'incarnation du Seigneur 1143 indiction VI fut dédiée cette basilique par messire Theodwin, vénérable évêque de Sainte-Ruffine, légat de l'église apostolique, le 7 des ides de mars en honneur de la Sainte Vierge la bienheureuse Marie et du bienheureux Barthélémy, apôtre, dont les reliques sont renfermées ici par les soins de Georges et de Christophe ». 1159 : bulle du Pape Innocent III reconnaissant la consécration de l'église et la nomination à la cure de l’abbesse de Sainte-Glossinde. Dès le , le territoire de Chérisey est divisé en quatre bans dépendant de souverainetés différentes : Lalleuf (ou Alleu), Saint-Pierre, Saint-Symphorien et Sainte-Glossinde, ces deux derniers étant de la cité de Metz, et ceux de Lalleuf et de Saint-Pierre, indépendants d'abord, qui relevèrent, par suite des alliances féodales que contractèrent leurs seigneurs aux , le premier de l'évêque de Metz, et le second des ducs de Lorraine. 1213 : Jacques d'Orchimont, homme lige de Thibault de Bar, reçoit en fief du comte des alleux de Chérisey et de Malvoisin. 1219-1220 : existence d'une maison forte. D'après des traités de 1219 et 1220 faits, par l'intermédiaire du duc de Lorraine et du comte de Bar, avec Daniel, abbé de Saint-Symphorien, dont Renaud de Chérisey et Jeoffroy d'Apremont sont co-seigneurs voués des biens de l'abbaye Saint-Symphorien à Liehon et à Chérisey, et d'après un acte de 1303 par lequel Henri de Chérisey reconnaît avoir empiété sur le ban de ladite abbaye. 1303 : la maison forte aurait été reconstruite par Jean de Chérisey, fils de Renaud, sur ses terres à un nouvel emplacement sur le ban de Saint-Pierre. 1325 : les bans de Saint-Pierre et Lalleuf sont repris en fief de l'évêque de Metz Henri Dauphin par Louis de ChériseyCartulaire de l'évêché de Metz. 1367 : les sires de Pierrefort abattent Chérisey. André de Chérisey, écuyer, seigneur de Chérisey en partie, de Marsal et seigneur suzerain de Bouvron, s'engage avec ses aidants et suivants au service de l'évêque et de la cité de Metz contre Marie de Blois, régente de Lorraine ; plus tard, il se joint à Pierre de Bar, sire de Pierrefort, contre la cité, ce qui occasionne la ruine de Chérisey, Marsal et Pont-à-Mousson par les Messins, en 1367. On lit ainsi « Pierre de Bar fort et puissant sans besoing ni nécessité print guerre contre la cité et en icelle même année la cité meit sus son armée et par force d'armes et d'espées et d'assault prindent le château de Marsal et par charpentiers et massons, fut détruit le bourg de Mousson, et sans prendre plus grand loisi, ils abatirent Cheresy »Tome 2 de l'Histoire de Dom Calmet, col. CXXIX et suivantes, où la chronique en vers de l'antiquité de Metz est rapportée. Jacomin Husson, dans ses chroniques, précise que ce sont les messins alliés au duc de Lorraine qui abattirent le village. 1444 : Chérisey souffre lors du siège de Metz mené par Charles VII et René de Lorraine. Flocquet - l'un des commandants de l'armée du roi, La Hire et Xaintrailles, y tinrent 56 chevaux durant la durée de la guerre. 1521 : attaque des habitants de Marange contre le château de Chérisey. Des aventuriers ou partisans français mettent le feu à Marange, petit village luxembourgeois et font quelques prisonniers dans ce village qui était alors de la prévôté de Thionville. Les habitants de Marange, maltraités et leur vouant une haine farouche, avaient fini par entrer au service de Charles Quint et de René de Lorraine. Ils s'armèrent sous le commandement de Didier-le-Roi, l'un d'eux et allèrent forcer le château de Chérisey dont le propriétaire Warin de Chérisey, était au service de la couronne de France. Ils ne laissèrent à sa jeune dame Anne de Montormentier, fille de haut et puissant seigneur Jean de Montormentier et de Claire de Chastenoy, que sa chemise lui imposèrent une rançon de 150 francs et revinrent à Marange chargés d'un considérable butinLe siège de Metz par Charles Quint ( oct.-dec. 1552), G. Zeller, 1943, Ed. SIT et Dict. Dpt. Moselle, Viville Claude (de).. En 1625 et 1628, dans les suites du traité de Nomény de 1604, des conférences ont lieu à Chérisey pour régler les contestations qui s'étaient élevées entre le duc de Lorraine, la cité de Metz et l'évêque de Metz sur les limites de leurs territoiresDict. de Viville. Lors de la conférence du , le tout y fut terminé à l'amiable, "par le partage qui se fit des bans de Saint-Pierre pour la Lorraine; de l'alleu pour l'Evêché; & de ceux de Saint-Symphorien & de Sainte Glossinde pour la cité de Metz, d'après les déclarations des anciens du lieu dont on avoit pris le serment". 1631 : début de la guerre de Trente Ans. Louis XIII décide d'annexer de la Lorraine. Le duc Charles IV de Lorraine, allié aux Habsbourg d'Espagne, résiste. Les Suédois s'allient au roi, et les Polonais, Croates, Turcs sont alliés de l'empereur. Il n'est pas un village qui ne soit pillé et brûlé. La plupart des fortifications et châteaux abattus comme celui de Chérisey en 1639 et dont il ne reste plus que le pigeonnier. Pour affaiblir le duc de Lorraine, Louis XIII accable la Lorraine d'impôts et de taxes. 1650 : réunion du ban de Sainte-Glossinde à la seigneurie de Chérisey après que la cause fut portée devant les Treize de Metz par Jean et Marthe de Chérisey.