Le pont de la Guillotière, dénommé aussi autrefois pont du Rhône est le plus ancien des ponts lyonnais franchissant le Rhône.
Histoire
Premier pont () Ce pont est une des grandes affaires d'aménagement urbain du à Lyon.
Entamé à la fin du , le chantier est financé par des dons, des legs et des offrandes faites à la chapelle édifiée à l'extrémité du pont sur la rive gauche. Achevé en 1183, le premier pont (en bois) s'effondre sous le passage des croisés en 1190, peu après le passage de Philippe Auguste et de Richard Cœur de Lion. Affecté par cet accident et la mort d'une partie de sa suite, le roi Richard donne l'autorisation aux religieux chargés de la garde du pont d'aller quêter en Angleterre pour sa réfection.
Deuxième pont () Reconstruit en partie en pierre et en partie en bois, il subit tout le long du siècle de nombreux dégâts et sa construction n'est réellement achevée qu'au début du ..
Au , des tours étaient disposées de part et d'autre du pont du côté de la rue de la Barre, un droit de passage ("barrage") ayant été décrété par le roi en 1409. Du côté du faubourg de la Guillotière, une tour munie d'un pont-levis se dressait jusqu'en 1818. Ces bâtiments rendaient le passage difficile sur un pont déjà soumis aux courants rapides du Rhône et aux réparations successives qui lui furent apportées.
Troisième pont ()
vignette|gauche|Illustration de la catastrophe de 1711.
vignette|gauche|Le pont de la Guillotière en 1857, par René Félix Baumers.
À partir de 1558, la Ville de Lyon décide de supprimer le pont en bois et de bâtir un pont en pierre homogène d'une rive à l'autre..
Entre les et , trois arches et deux piles du pont sont emportées lors d'une violente crue du Rhône. Les travaux de reconstruction vont durer de à .
En 1661, on achève la construction en pierre du pont.
Le , le pont est le lieu d'une tragédie, appelée ou . La vogue de saint Denis à Bron génère un fort flux sur le pont, qui a l'époque à Lyon était le seul pour traverser le Rhône et fermait la nuit, un accrochage entre le carrosse de Catherine de Servient et un charroi bloque le passage sur le pont. La foule s'écrase contre cet obstacle. On dénombre , dont 25 noyés et mortes écrasées contre la barricade..
En 1771, la chapelle du Saint-Esprit, édifiée à l'entrée du pont, côté ouest, est démolie. L'année suivante, la construction du quai Monsieur entraine la suppression de deux arches afin d'adoucir la pente de la chaussée entre le pont et la rue de la Barre.
Des travaux réalisés sur la rive gauche par Combalot et Cavenne entraînent l'ensevelissement de sept arches, une en 1815, puis six en 1833. En 1859, deux arches sont supprimées afin de construire les quais de la rive gauche. Ceci explique l'anomalie lyonnaise qui fait qu'on appelle place du Pont (place Gabriel-Péri depuis 1947.) une place qui est à une centaine de mètres du début du pont.
Lors de la retraite de l'armée allemande en , une arche du pont est dynamitée.
Détails sur les anciens ponts Le pont du Moyen Âge reposait sur une forêt de pieux en chêne, qui ont compliqué le percement du tunnel du métro, dans les années 1980.
Les pierres issues de la démolition de 1952 comportaient des fragments antiques, portant des épitaphes et des dédicaces en latin, provenant de la récupération faite sur les monuments en amont par les bâtisseurs du Moyen Âge. Elles sont conservées au musée gallo-romain de Fourvière.
Le pont actuel (1958) vignette|Le pont la nuit, .
La décision de démolir l'ancien pont est prise en 1952. Il s'agit de le remplacer par un ouvrage plus large doté d'une structure métallique..
La construction commence avant même la démolition de l'ancien pont, qui a lieu en 1953.
Le nouveau pont est ouvert à la circulation le .
Galerie
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes Bousculade du pont de la Guillotière Ordre des frères pontifes
Liens externes
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