Henri Laurent Rivière, né à Paris le et mort à Hanoï le , est un officier de marine et homme de lettres français.
Il se distingue au Tonkin lors de la conquête de Hanoï le puis de Nam Dinh le . Encerclé dans Hanoï par les pavillons noirs, il est tué le au cours d'une sortie à . L'aventure de Rivière au Tonkin est à l'origine des événements qui, en quelques années, voient la domination française s'étendre au-delà de la Cochinchine à l'ensemble de l'Indochine.
Biographie
Premiers conflits Né à Paris, il est d'une famille originaire d'Elbeuf. Entré à l'École navale en octobre 1842, il est promu lieutenant de vaisseau en 1856, capitaine de frégate en 1870 et capitaine de vaisseau en 1880..
Sa première affectation à bord de la Brillante est pour le Pacifique, en 1847 il passe à la division navale des Mers du Sud sur la Virginie puis cinq années à bord du Iéna, navire de 110 canons, du Labrador et du Jupiter de l'escadre de Méditerranée.
Il fait la Guerre de Crimée en servant à bord du Ouranie, puis du Suffren, de la Bourasque avant de finir sur le Montebello.
Lorsqu'éclate la campagne d'Italie, il est à bord de la Reine Hortense.
Lors de l'Expédition du Mexique il sert sur le Rhône puis sur le Brandon.
En 1870, il est officier en second sur la Thétis et participe à la Guerre franco-allemande dans l'Escadre française de la Baltique.
En Nouvelle-Calédonie En 1876, avec l'aviso La Vire, il est affecté à la division navale de Nouvelle-Calédonie. Il assiste à l'insurrection canaque de et il est tout de suite plongé au cœur de l'action. Il prend le commandement des troupes après la mort du colonel Gally-Passebosc. Depuis son quartier général de Fonwhary, il commande la répression dans la région d'Ourail (La Foa). Au cours d'une de ces opérations, menée avec l'aide des auxiliaires canaques de Canala, le chef rebelle Ataï est tué. Mais la traque se poursuit jusqu'aux redditions du début de l'année 1879, Rivière ayant fait savoir aux révoltés que ceux qui se rendraient auraient la vie sauve.
Au Tonkin vignette|left|Le commandant Rivière entrant à Nam Dinh à la tête de ses hommes (gravure de 1888).
En 1881, à la suite de la non-exécution par l'Annam des clauses du traité de Saïgon du , le ministre de la Marine, Bernard Jauréguiberry, décide d'envoyer un petit corps expéditionnaire au Tonkin, commandé par Henri Rivière. Comme Francis Garnier en 1873, il outrepasse sa mission et mène la conquête de Hanoï le . Le , il prend . En mai, les pavillons noirs encerclent Hanoï et Rivière est tué le au cours d'une sortie à Jules Rouch, Époque contemporaine, tome IV de Histoire Universelle des Explorations publiée sous la direction de L.-H. Parias, Paris, Nouvelle Librairie de France, 1957, .
La mort de Rivière renforce la détermination du gouvernement de Jules Ferry à consolider le protectorat français au Tonkin. La nouvelle de la défaite et de la mort de Rivière parvient à Paris le . La Chambre des députés vote immédiatement un crédit de trois millions et demi pour financer l'envoi d'un fort corps expéditionnaire au Tonkin. L'aventure de Rivière au Tonkin est à l'origine des événements qui, en quelques années, voient la domination française s'étendre au-delà de la Cochinchine à l'ensemble de l'Indochine.
vignette|Buste du commandant Rivière (sur sa tombe au cimetière de Montmartre). Son corps est rapatrié à Paris et inhumé au cimetière de Montmartre (division 13), en 1885.
L'écrivain Henri Rivière est l'auteur de poèmes, romans, pièces de théâtre et souvenirs ainsi que de deux ouvrages sur l'Histoire de la marine. Il est également correspondant du journal La Liberté et collabora à la Revue des deux Mondes.
Décorations
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Honneurs et postérité vignette|Le commandant Rivière en 1883. vignette|Assiette Expédition du Tonkin et Prise de la citadelle de Hanoï par le commandant Rivière 25 avril 1882, Musée national de la Marine, Toulon Cinq bâtiments de la Marine nationale ont porté le nom de Henri Rivière : Une chaloupe canonnière à roues Henri Rivière (1884-1897) Un ponton Henri Rivière (1900-1910) Un contre-torpilleur de Commandant Rivière (1912-1933) Un aviso-dragueur Commandant Rivière (1936-1942) Un aviso-escorteur Commandant Rivière (1957-1992)
Des voies de plusieurs villes françaises portent son nom :
Principales publications
Théâtre La Parvenue, comédie en 4 actes, Paris, Théâtre-Français, Berthe d'Estrée, comédie en 3 actes, Paris, Théâtre du Vaudeville, Monsieur Margerie, pièce en 1 acte, Paris, Théâtre du Vaudeville, Correspondance Armand Rivière, L'expédition du Tonkin: les responsabilités, ed. E. Bloch, 1885
Notes et références
Sources et bibliographie
Luc Legeard, Souvenirs de la Nouvelle-Calédonie du Commandant Henri Rivière - Édition commentée et annotée de l’ouvrage, Éditions L’Harmattan, Paris, 2009 Louis de Marolles, La Dernière Campagne du commandant Rivière 1881-1883 souvenirs pars le Vice-Amiral de Marolles..., Paris, Plon, 1932
Voir aussi Articles connexes Guerre franco-chinoise Médaille commémorative de l'expédition du Tonkin 1885 Expédition du Tonkin Protectorat français du Tonkin
Liens externes
Notice biographique sur netmarine.net Image du pont où mourut Henri Rivière
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