Confrançon (Confrèchon en francoprovençal bressan), est une commune française du département de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie Localisation vignette|droite|Localisation de la commune dans l'Ain et le canton d'Attignat.

Confrançon est une commune française du département de l'Ain dans le sud de la région naturelle de la Bresse, plus particulièrement dans la Bresse savoyarde, près de la région naturelle de la Dombes. Elle se situe à à l'ouest de Bourg-en-Bresse,à à l'est de Mâcon, à au nord de Lyon et à au sud de Paris. Elle appartient à l'arrondissement de Bourg-en-Bresse et au canton de Attignat.

La population n'est pas concentrée en un lieu mais est dispersée dans différents lieux-dits. La majorité est concentrée au bourg du village, au Logis-Neuf et à l'Effondras mais on trouve des habitations dans d'autres hameaux tels que Cornaton, Petite Chassagne, Grande Chassagne, Loriol et Reculande.

Communes limitrophes

Points extrêmes Nord : Pont-Pétrus, Est : Bois de Saint-Sulpice, Sud : La Forêt, Ouest : L'Étang Passolard,

Hydrographie Cours d'eau À Petite Chassagne naît le bief de l'Attaque qui se dirige vers l'ouest. Le cours d'eau deviendra le Menthon au lieu-dit Colonge de Saint-Genis-sur-Menthon. Le bief de Corrian prend sa source à Polliat sous le nom du bief de l'Étang Colomb. Elle entre dans la commune vers Cornaton puis se dirige vers l'ouest avant de devenir le bief de Passolard au bourg. Ce ruisseau quitte la commune vers L'Étang Passolard avant de prendre le nom de bief de Menthon qui va se jeter à Saint-Cyr-sur-Menthon dans le Menthon. Le bief de Cheval Queue ou de Montlessard forme une partie de la frontière sud que Confrançon partage avec Mézériat. Ce ruisseau se jette à Saint-Genis-sur-Menthon dans le bief de Menthon. Le bief de l'Étang ou de l'Étang Gayand naît à Polliat, il se jette dans le bief de Corrian vers l'étang Gayand.

Plans d'eau L'Étang Gayand est le plus grand plan d'eau de la commune, il est situé à Cornaton et est à cheval entre la commune et Curtafond. Vers La Boigna, on trouve un petit étang qui est longé par le bief de Passolard. Au lieu-dit Granges Neuves, un étang est la source d'un petit ruisseau qui se jette dans le Menthon. Une mineure partie du plan d'eau se trouve à Saint-Genis-sur-Menthon.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charnay-lès-Mâcon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Voies de communication et transports 350px|vignette|centre|Les axes routiers au sein de la commune.

Routes vignette|L'autoroute A40. La route départementale traverse la commune d'ouest en est. Cette voie débute à Mâcon par le pont Saint-Laurent et prend fin dans la ville de Bourg-en-Bresse. Elle permet de rejoindre par l'ouest Saint-Cyr-sur-Menthon, Mâcon et le département de Saône-et-Loire tandis que par l'est, elle permet de rejoindre Polliat, Bourg et les autres villes importantes du département. La route départementale passe par le centre du village, elle débute au Logis-Neuf avant de terminer au centre de la commune voisine de Curtafond. La route départementale traverse l'ouest de la commune et passe vers le hameau de L'Effondras. En prenant le sud, on rejoindre Mézériat et Vonnas alors qu'en se dirigeant au nord, on peut se diriger vers Saint-Didier-d'Aussiat. La route départementale traverse une petite partie de Confrançon et va en direction de Vandeins. L'autoroute A40 (Mâcon - Genève), portion de la Route Centre-Europe Atlantique Bordeaux/Nantes - Annemasse, traverse aussi la commune, mais il n'y a aucune sortie d'autoroute.

Voies ferroviaires Aucune voie ferrée ne traverse la commune mais une se situe au sud à Mézériat. La ligne de Mâcon à Ambérieu, desservie par les TER de la région Rhône-AlpesDépliant PDF de la ligne Mâcon-Bourg-Ambérieu., accueille les TER Rhône-Alpes et s'arrêtent à la gare de Mézériat. La gare de Polliat est une autre gare située à proximité qui est desservie par la ligne. Les trains grandes lignes et les TGV parcourant cette ligne ne marquent pas d'arrêt.

Transports en commun vignette|Arrêt Centre au Logis-Neuf.

La commune est reliée au réseau départemental des bus car.ain.frHoraires ligne 118 sur car.ain.fr. Trois arrêts sont installés le long de la route départementale RD1079 qui sont intégrés à la ligne 118 (Sens Bourg-en-Bresse - Mâcon et sens Mâcon - Bourg-en-Bresse). Le premier arrêt est Route de Montrevel à l'Effondras, le deuxième est Centre - Logis Neuf. Le dernier arrêt est à la sortie du Logis-Neuf et se nomme Route de Confrançon.

Urbanisme Typologie Au , Confrançon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourg-en-Bresse, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (88,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (53 %), prairies (20,1 %), zones agricoles hétérogènes (14,6 %), forêts (7,2 %), zones urbanisées (5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie vignette|Panneau d'entrée du village.

Origine du nom Confrançon vient de Curti Francionis.. Curti vient du latin cohors, cohortis, qui signifie enclos, cours d´une ferme, basse-cour. Au Moyen Âge, il désignait un ensemble d'exploitations regroupées géographiquement et souvent placée sous l'autorité d'un seigneur. Quant à Francionis, ce nom provient de l'anthroponyme germanique Francio dérivé de l'ethnonyme Franci qui se réfère aux Francs.

Anciens noms La première mention que l'on a de la commune date du , la commune porte alors le nom de Corte Francionis selon le cartulaire de Saint-Vincent-de-MâconDictionnaire topographique de Philipon sur archives-numerisees.ain.fr. En 997, le recueil de chartes de Cluny évoque Curte Francione. Deux ans plus tard, Corfrancione est cité dans le même ouvrage.

Vers 1250, le pouillé de Lyon cite Corfrançons et mentionne Confranczon vers 1325. Selon les archives de l'Ain, Confranson, est le nom du village en 1563. Ce n'est qu'en 1587 dans le pouillé du diocèse de Lyon qu'on trouve le nom actuel de Confrançon.

Histoire Le village est mentionné dès le , son histoire est très liée à celle des comtes de Loriol.

Loriol, au Moyen Âge, s'appelait Asnières. Une famille noble de ce nom y est citée autour de l'an 1100. Vers 1300, cette seigneurie passe aux mains des Sachins, qui font reconstruire le château aux alentours de 1350. Jean de Loriol fait l'acquisition de ce domaine au tout début du et le temps gardera son nom attaché à cet endroit. Il fut restauré dans le goût de l'époque en 1860. C'est un logis en équerre qui est flanqué de tourelles rondes, avec un gros donjon quadrangulaire datant probablement du ; il comporte des mâchicoulis et des poivrières circulaires dans les angles.

L'histoire linguistique du village, comme celle de toute la Bresse, a été marquée au par le passage du bilinguisme français/francoprovençal à l'unilinguisme français. Le « patois bressan » n'est plus parlé que par quelques rares personnes âgées. La variante parlée à Confrançon a cependant connu une postérité inattendue puisqu'elle a été choisie pour la traduction en francoprovençal bressan d'un album de Tintin, Lé pèguelyon de la Castafiore. Josine Meune, qui a traduit l'album avec son fils Manuel, est originaire de ce village. Dans cet album, le château de Loriol est devenu lou shôté de L'ônizhe (le château de L'asnière).

Politique et administration Découpage territorial La commune de Confrançon est membre de la communauté d'agglomération du Bassin de Bourg-en-Bresse, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Bourg-en-Bresse. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux..

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Bourg-en-Bresse, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes. Sur le plan électoral, elle dépend du canton d'Attignat pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015, et de la première circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010..

Administration municipale vignette|Mairie de la commune.

Lors des conseils municipaux le maire de la commune est entouré de ses trois adjoints et de ses onze autres conseillers municipauxLe conseil municipal, sur confrancon.fr.. Les élus sont répartis dans douze commissions : administration - information, finances, argriculture - voirie, affaires scolaires, patrimoine, relation avec les associations, urbanisme, fêtes et cérémonies, sapeurs pompiers, fleurissement, office du tourisme, prévention routière - délégation affaires militaires.

Maires successifs

Population et société Démographie

Enseignement