Le Boyau de la Mort (en ) est un ensemble conservé de tranchées de la Première Guerre mondiale dans la commune de Dixmude en Belgique.
Toponymie Le Boyau de la Mort était appelé à l’origine « tranchée de liaison de la borne 16 à l’Yser », ou encore « Boyau de l’Yser ». Ce secteur étant devenu le plus dangereux du front belge, il a été appelé Boyau de la Mort.vignette|Vue du Boyau de la Mort. droite|vignette|Le Boyau de la Mort et l'Yser. Description thumb|right|Tranchées dans le Boyau de la Mort Ce complexe, long de sur la rive gauche de l'Yser, est le dernier vestige des tranchées du front belge de la Grande Guerre. Il est une reconstitution et consolidation qui donne une idée de la vie dans les tranchées pendant la Première Guerre mondiale.
Le Boyau de la Mort est constitué de deux tranchées parallèles longues de 400 mètres : une tranchée de première ligne, dite « de combat », se trouve directement en contact avec l'Yser. Une seconde tranchée, arrière, « de support », est creusé directement dans le contrefort de la digue du fleuve. Les positions avancées comprennent des postes de tir et d’observation, ainsi que des abris. En tête de position (sape), face aux ruines du bunker allemand, se trouve la « Souricière ». Cet édifice est constitué de deux abris d’observation, ainsi que d’un bunker équipé de positions de tir déportées de quelques mètres par rapport à la tranchée.
Le Boyau de la Mort est situé sur la localité de Caeskerke à de Dixmude.
Histoire
Lors de la Première Guerre mondiale, le front de l'Yser se fige à l'automne 1914 après la bataille de l'Yser, d'une part et d'autre du fleuve Yser avec d'un côté les Belges et de l'autre les Allemands. Compte tenu de la largeur réduite de l'Yser à cet endroit (), c'est un haut lieu de la lutte à la grenade et un terrain de chasse idéal pour les tireurs d'élite. En mai 1915, la construction de la tranchée belge est lancée dans le remblai de la digue du fleuve. L’objectif est de créer une tranchée d’approche permettant d’atteindre les positions ennemies. Au cours de cette année, il y a de violents combats et des bombardements en ce lieu entraînant de nombreuses pertes de part et d'autre. De chaque côté, les tranchées sont renforcées par des bunkers en béton et des postes de tir. Les Allemands y construisent notamment un bunker en une nuit. Une tête de sape a été aménagée tant du côté belge que du côté allemand. Le front ne bougera plus ensuite, les protagonistes s'enterrant pour le reste du conflit et y fixant leur première ligne de défense.
En 1927, le Touring (Belgique) en accord avec le ministère de la Défense nationale s'attache à préserver ce site historique de la dégradation. Les sacs de terre sur les parois du boyau sont remplacés par des sacs de ciment. Le site est de nouveau restauré en 1962 et 1968 pour éviter que les parois s'effondrent.
Jusqu'en 2017, le Boyau de la Mort est protégé comme monument par le pôle historique du ministère de la Défense belge. Depuis lors, ce complexe historique est sous la gestion du War Heritage Institute.
Actuellement vignette|gauche|Le Boyau de la Mort, et son monument aux morts Le site du Boyau de la Mort peut être visité. Un bâtiment d'accueil donnant accès à un espace d'exposition permet l'accès au réseau de tranchées et de bunkers.
Références
Annexes
Bibliographie
Debaeke S., Het drama van de Dodengang, Koksijde: De Klaproos, 1998, .
Articles connexes Front de l'Yser
Liens externes
Le Boyau de la mort Informations via le site du War Heritage Institute. Dixmude Trenches of War Photos et vidéo sur le site First World War.com
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