Saint-Jacques-des-Arrêts est une ancienne commune française, située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le , elle devient une commune déléguée de Deux-Grosnes.

Géographie Saint-Jacques-des-Arrêts fait partie du Haut Beaujolais. La commune comporte 14 hameaux, à savoir : la Bachasse Boubon Chagny les Charmes le Creux des Vaults la Grande Diane les Grands Balvays la Maison Neuve la Petite Diane les Petits Balvays les Rivets la Rivière la Tonne Valverin Communes limitrophes

Histoire En 1275, le testament de Hugues de Pizay mentionne les biens qu'il possède à Saint-Jacques. Vers 1600, se construit un château féodal. À partir de 1664, Saint-Jacques dispose d'un curé attitré ; le premier sera Victor Aubraille ; auparavant, c'était un vicaire d'Ouroux qui assurait les offices. La famille Charrier de la Roche possède le fief de Saint-Jacques-des-Arrêts. On trouve successivement : Georges Antoine Charrier (né en 1675), seigneur de la Roche-Juillé ; Guillaume Charrier (né en 1702), seigneur de la Roche-Juillé, fils du précédent ; Jean-Baptiste Charrier, baron de la Roche, fils du précédent ; Jacques Catherin Charrier de la Roche, troisième fils de Guillaume. En 1793, le curé Bardonèche est fait prisonnier et exécuté à Lyon, place des Terreaux. Par arrêté préfectoral du , la commune disparaît le au profit de Deux-Grosnes qui regroupe aussi les communes d'Avenas, Monsols, Ouroux, Saint-Christophe, Saint-Mamert et Trades..

Héraldique

Politique et administration vignette|Mairie.

Démographie

Lieux et monuments vignette|Paysage.

Le village est situé sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle qui partait de Cluny et rejoignait Le Puy-en-Velay. Une portion de l'actuel GR 7 suit à peu près cet itinéraire. Dans l'église, 19 peintures monumentales, œuvres signées de l'artiste lyonnais Jean Fusaro (né en 1925, élève de Henri Vieilly et de Jacques Laplace à l'école des Beaux-Arts de Lyon) ont été installées par le département du Rhône qui en est propriétaire. Commencée en 1990 sur l'idée du chargé de mission à la culture du conseil général du Rhône, cette œuvre voulue par Joseph Ducarre (canton de Monsols) et Michel Mercier, président du conseil général du Rhône, garde des Sceaux - ministre de la Justice (au moment de l'inauguration -- ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Espace rural), comporte deux aspects principaux : un axe européen (saint Jacques sur les chemins de Compostelle et saints Cyrille et Méthode - nommés copatrons de l'Europe dans l'encyclique de Jean Paul II de ). En outre un thème est consacré aux racines chrétiennes en Gaule conquise, avec les saints et martyrs de 177 à Lyon (Blandine, Pothin, Irénée). Également un chemin de croix, à la fois humaniste et naïf, ponctue les murs latéraux de l'église. D'autres peintures monumentales - qui ne renient en rien l'admiration du peintre pour Ensor, Bosch, Bonnard ou Chagall - donnent du talent de Fusaro une autre perception (saint Agobard patrons des Ufologues, le baptême du Christ par Jean le Baptiste, Golgotha en Beaujolais, tableau qui comporte des scènes où l on retrouve entre autres l'autoportrait du peintre, le portrait de son épouse, celui de Lucien Briday maire du village) ou encore Frédéric Giuliani (directeur du service culture qui a porté l'aspect technique du chantier). L'ensemble de cette œuvre de inaugurée par Michel Mercier et le cardinal Philippe Barbarin, permet de parler de véritable « bijou dans son écrin » (comme le dit le critique d'art Bernard Gouttenoire), pérennisant ainsi pour les siècles à venir l'œuvre du peintre. L'église de Saint-Jacques-des-Arrêts rejoint le circuit des grandes églises françaises décorées par des artistes contemporains comme Arcabas à Saint-Hugues-de-Chartreuse, mais surtout la chapelle du Rosaire décorée par Matisse à Vence, la chapelle décorée par Cocteau à Villefranche-sur-Mer, ou encore l'église Notre-Dame-de-Toute-Grâce du plateau d'Assy face au Mont Blanc où l'abbé Couturier (dominicain) avait réuni dès les années 1940, le meilleur des artistes de son temps (Matisse, Bonnard, Léger, Rouault, Chagall, Germaine Richier, Jean Bazaine, etc.) faisant du site -contrairement à l'église de Saint-Jacques-des-Arrêts- une église "musée". Au hameau des Charmes, subsiste une tour en ruines qui rappelle la présence au Moyen Âge d'un château féodal.

Personnalités liées à la commune Gérard Guillaumat vit à Saint-Jacques-des-Arrêts (Rhône) où il décède le . Il a reçu visite amicale de Miou-Miou, Arditti et Lucchini. Il est un élève de Charles Dullin et il a connu Louis Jouvet et Gérard Philippe. Il est aussi compagnon de Roger Planchon et de Marcel Maréchal dès le début du Théâtre national populaire à Lyon-Villeurbanne. Il propose toujours des spectacles lecture. On l'a entendu notamment dans le Giaccometti de Jean Genet. Souvent seul en scène, il se produit également à Genève, lors des représentations de "l'homme qui rit" de Victor Hugo, mise en scène de Isabelle Chladek, interprétées par Gérard Guillaumat et Isabelle Chladek, au théâtre des Marionnettes de Genève (10 au ). Jean Fusaro vit et travaille dans la banlieue lyonnaise. Il est peintre et auteur des œuvres monumentales commandées par le département du Rhône entre 1990 et 2010 pour décorer l'église de Saint-Jacques-des-Arrêts, dont il dit que c'est son « grand œuvre", dont Bernard Gouttenoire, critique d'art, "chargé de mission pour le Département du Rhône", a été l'inventeur du projet. ».

Voir aussi Liste des communes du Rhône

Notes et références Notes

Références

Liens externes Site officiel de la commune

Catégorie:Ancienne commune dans le département du Rhône Catégorie:Commune déléguée dans le département du Rhône