Beauvezer est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Belveziens Belveziennes.

Géographie

Le village est situé à d’altitude, dans le Haut Verdon. Les gorges de Saint-PierreZNIEFF terrestres de type II : 5 : Massif du Grand Coyer - gorges de Saint-Pierre - Forêt Domaniale du haut Verdon - le Courradour, étroites, rocheuses, agrémentées de sources, de cascades et d’arbres, sont signalées comme un site grandiose..

thumb|alt= Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes|left|Beauvezer et les communes voisines (cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende). Les communes limitrophes de Beauvezer sont Villars-Colmars, Colmars, Thorame-Haute et Thorame-Basse.

Hameaux

la Combe., Roufleiran, Villars-Heyssier., à l’entrée des gorges de Saint-Pierre..

Bois et forêts La commune compte de bois et forêts.

Les élus de la Communauté de communes du Haut Verdon - Val d’Allos se sont joints à ceux du Pays A3V pour exprimer leurs craintes légitimes face aux deux projets régionaux de méga centrales à biomasse pour la production d’électricitéMotion concernant les projets industriels régionaux de production de chaleur à partir de la biomasse E.On à Gardanne et Innova Var Biomasse à Brignoles. Extrait du registre des délibérations du Conseil communautaire du 20 février 2014.

Hydrographie Cours d'eau dans la commune ou à son aval. : le Verdon ; ravins de Notre-Dame, de Saint-Pierre et de Chaussegros.

Géologie et relief le petit Coyer ()ZNIEFF Le grand et le petit Coyer; lacs de Lignin; Gorges de Saint-Pierre; Forêt de L'Orgéas; Bois des Frousts; Montagne de Mouriès; La Cougnasse, le Laupon (), pic de Mal Ubac, au-dessus du village.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à , minimale en été. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Allos à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Voies de communications et transports vignette|La RD 908 sous le pont-bâche du Ganon (limitrophe de Thorame-Haute et Beauvezer). Voies routières Le village se trouve en bordure de la route départementale 908 entre Thorame-Haute et Villars-Colmars.

Transports en commun La commune est desservie par le Réseau des lignes régulières de transport des Alpes de Haute-ProvenceRéseau des lignes régulières de transport des Alpes de Haute-Provence.

Navettes Inter-Vallée : Val d’Allos-La Foux / Val d’Allos-Le village / Colmars-les-Alpes / Villars-Colmars / Beauvezer / Thorame-Haute / Thorame-BasseNavettes gratuites Inter-Vallée.

La gare la plus proche est celle du train des pignes sur la ligne de Nice à Digne.

Risques naturels et technologiques Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton d'Allos-Colmars auquel appartient est en zone 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011.

La commune de Beauvezer est également exposée à quatre autres risques naturels : avalanche, feu de forêt, inondation (dans le Haut Verdon), mouvement de terrain.

La commune de Beauvezer n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture.

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR)Plan de prévention des risques naturels prévisibles approuvé le 12 février 2007 de la commune a été approuvé en 2007 pour les risques d’inondation, de mouvement de terrain et d’avalanche et le Dicrim n’existe pas encore.

Urbanisme Typologie Au , Beauvezer est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (92,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (92,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (56,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (25,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (10,4 %), zones agricoles hétérogènes (3,1 %), prairies (2,1 %), zones urbanisées (2 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=2.1|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|<center>Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Budget et fiscalité 2024 En 2024, le budget de la commune était constitué ainsi. : total des produits de fonctionnement : , soit par habitant ; total des charges de fonctionnement : , soit par habitant ; total des ressources d’investissement : , soit par habitant ; total des emplois d’investissement : , soit par habitant. endettement : , soit par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants : taxe d’habitation : 7,66 % ; taxe foncière sur les propriétés bâties : 25,95 % ; taxe foncière sur les propriétés non bâties : 22,93 % ; taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ; cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : ..

Instances judiciaires et administratives Juridictions compétentes. : Tribunal d'Instance et de Grande instance de Digne-les-Bains. Cour d'Appel d'Aix-en-Provence. Tribunal pour Enfants de Digne-les-Bains. Tribunal de Commerce de Manosque. Tribunal Administratif et Cour Administrative d'Appel de Marseille. Conseil de Prud'hommes de Digne-les-Bains.

Politique environnementale Une étude paysagère de cadrage des projets éoliens dans les Alpes de Haute-Provence a été réalisée en . Elle concerne également la communeDiagnostic paysager, Cahier de recommandations, Conclusions, Annexes, 68 pages. Beauvezer : pages 18 et 38. Mais la multiplicité des projets dans des secteurs sensibles soulève de nombreuses interrogations au niveau du parc naturel régional du VerdonLes débats sur le schéma éolien du Parc naturel régional du Verdon notamment.

Jumelage

Toponymie La localité apparaît dans les chartes en 1200, sous la forme Belvezer. Son nom vient de l’occitan bèl et vezer, signifiant « bel aspect », ou « beau voir ». C’est la même étymologie que pour les communes nommées et Belvèze.

Histoire Antiquité

Le nom du peuple installé dans le Haut Verdon n’est pas certain, mais il peut s’agir des EguituriiRaymond Boyer et Guy Barruol, carte 12 « Peuples et habitats de l’époque pré-romaine », in , et commentaire.

À la fin de l’Empire romain, le Haut Verdon dépend de la civitas et de l’évêché de .

Moyen Âge Le village dispose d’un consulat dès 1233, qui lui est accordé en même temps et selon les mêmes termes qu’Allos et Colmars. ; le consulat est une institution collégiale comprenant un chevalier, désigné parmi les nobles de la localité, trois notables, et le bailli ou bayle, représentant le comte. La charte de 1233 précise quels sont les cas où la justice sera rendue par les consuls (la justice civile) et limite le montant des cens et du droit de prélevés par le comte.

En 1342, la communauté de Beauvezer est rattachée à la viguerie de Castellane par le comte de Provence, puis à celle de Colmars.

Lors de la guerre de l’Union d’Aix (1382-1387), Charles de Duras et Marie de Blois, agissant pour le comte de son fils Louis II d'Anjou, s’affrontent pour recueillir l’héritage de la reine Jeanne. C’est l’occasion pour les seigneurs comme pour les communautés de négocier leur ralliement. En août 1385, les trois communautés de Beauvezer, Colmars et Allos négocient ensemble des privilèges exorbitants : outre une réduction substantielle des impôts déjà limités en 1233, et des remises sur les droits déjà dus, le domaine de la justice rendue par les consuls est étendu, et ceux-ci percevront les revenus générés par cette activité à la place du comte. Les communautés obtiennent le droit d’établir moulins et jardins sans autorisation et sans payer de cens, les pouvoirs de police du comte sont limités, une partie des lods et treizains sont abolis, les habitants des trois communautés sont exemptés de droits de passage pour leurs troupeaux transhumants et les marchandises qu’ils transportent. De plus, ils peuvent transporter du sel sans contrainte. Enfin, les habitants peuvent construire des maisons en s’appuyant sur les murailles, percer celles-ci pour y établir des fenêtres ou des portes, aucune garnison ne sera installée sans l’accord des habitants et aux frais des comtes, les habitants ont le droit de construire des fossés d’irrigation qui traversent les chemins, et enfin Charles III renonce au droit de vendre la seigneurie sur les trois communautés. Dans le cas contraire, droit est concédé aux communautés de se défendre, les « armes à la main ».

En , c’est le parti angevin de Marie de Blois qui l’a emporté. Les trois communautés négocient une confirmation des privilèges accordés par Charles III. Mais Marie de Blois a gagné la guerre depuis quatre ans, et son fils Louis II est presque majeur : son pouvoir est désormais bien assuré, et elle revient sur certaines concessions abusives. Les droits de construction qui affaiblissaient les défenses des trois villages, et le droit excessif de dériver de l’eau à travers les chemins, ne figurent pas dans la charte de 1391. Elle accorde cependant une nouvelle foire franche à Colmars, et de nouvelles réductions d’impôts. L’ensemble des privilèges et exemptions accordés sont à nouveau confirmés en 1399 et 1439.