Corbières-en-Provence est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Avant , la commune se nommait Corbièreshttps://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2018/11/5/TERB1825266D/jo/texte.
Le nom de ses habitants est Corbiérains..
La commune offre plusieurs caractères typiques des communes de l'arrière-pays méditerranéen : relief accidenté de collines, climat chaud et sec en été et frais l'hiver. Le paysage de Corbières-en-Provence est occupé par des cultures typiques de la région méditerranéenne : l'olivier et la vigne, qui bénéficie de l'AOC Pierrevert. L'agriculture joue encore un rôle non négligeable dans l'économie locale, grâce aux cultures semencières. La majorité des emplois de la commune sont fournis par l'industrie et le secteur tertiaire.
Relativement dépeuplée au , la communauté est reconstituée ensuite et connaît une croissance démographique jusqu'en 1851. Sans échapper à l'exode rural, la commune est toutefois moins marquée que d'autres communes du département. La commune est occupée un an par l'Italie fasciste (1942-1943), puis l'occupation allemande dure un an de plus, jusqu'à la Libération le . L'histoire récente de Corbières-en-Provence est marquée par l'extension de l'urbanisme pavillonnaire et par les incendies de forêt, notamment celui de 2002.
Géographie Le village est situé à d’altitude.
vignette|gauche|alt= Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes|Corbières et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).
Les communes limitrophes de Corbières-en-Provence sont Sainte-Tulle, Gréoux-les-Bains, Vinon-sur-Verdon, Beaumont-de-Pertuis et Pierrevert.
La superficie de la commune est de ; l'altitude varie entre 256 et .
Le territoire de la commune est limité, à l’est par la Durance, grand torrent assagi depuis les travaux des années 1950-1960 ; au nord par le torrent de la Chaffère, et au sud par celui de l’Aillade. Le terroir se répartit entre collines du Luberon (les deux tiers ouest) et plaine de la Durance (à l’est), le village et les infrastructures anciennes (route nationale et voie ferrée) se trouvant à la limite des deux, évitant ainsi d’empiéter sur les zones cultivées. Le site du village est le rebord de la terrasse intermédiaire entre plaine, sur une position dominante mais facile à aménager.
Alors qu’au début du , le paysage dominant de la commune était la lande et les espaces cultivés, actuellement c’est la forêt qui occupe les espaces les plus importants. Ce changement est surtout visible dans la partie ouest de la commune. À l’est, le principal changement date du dernier tiers du : il s’agit de la coupure apportée par les deux talus du canal EDF et de l’autoroute A51. Construites en bordure de Durance, ces deux infrastructures coupent complètement la commune du lit de la rivière. S’ils protègent l’ensemble du territoire de Corbières des crues dévastatrices de la rivière, ils empêchent complètement l’accès aux rives duranciennes, malgré les demandes d’aménagement d’un passage même piéton.
Géologie et relief La plaine de la Durance à l’est commence au pied des collines, à environ d’altitude, puis descend jusqu’au cours de la rivière, à environ . Cette partie du paysage de Corbières est façonnée par l’agriculture et son histoire. À l’ouest de cette plaine, se trouve une terrasse, autour de d’altitude, qui domine la plaine et où est implanté le village.
Les collines du Luberon dépassent les , atteignant les à la Bosse, point culminant de la commune, les collines de la commune étant plus hautes que celles des communes voisines.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Vinon-sur-Verdon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Hydrographie La commune de Corbières-en-Provence est arrosée par plusieurs torrents : le torrent de l'Aillade, long de , qui sert de limite avec la commune voisine de Beaumont-de-Pertuis ; le Chaffère, au nord ; le torrent de Corbières, qui passe au pied du village ; et le principal d’entre eux est la Durance.
Sur le cours du torrent de Corbières-en-Provence, un lac artificiel a été mis en eau au moment des travaux du canal EDF de la Durance. Il sert actuellement de rendez-vous dominical pour les promeneurs.
Enfin, le canal de Manosque traverse la commune du nord au sud, à la limite de la terrasse et des collines.
Flore et forêt de Corbières
La commune compte de bois et forêts, soit 47 % de sa superficie.
La plaine était autrefois plantée de nombreux arbres utilitaires (amandiers, pruniers et autres fruitiers, noyers, mûriers). Ces arbres sont aujourd'hui pratiquement absents. Un seul individu exceptionnel est signalé par Louis Plantier, un chêne d’une circonférence de , dans la plaine, qui a poussé les racines plongeant dans une filiole dérivée d’un canal d’irrigation.
Les collines sont actuellement presque entièrement occupées par la forêt méditerranéenne.
Reconstitution de la forêt Les grands défrichements commencés au Moyen Âge et relancés lors de l’arrivée des colons piémontais en 1471 ont eu pour effet de modifier profondément les écosystèmes dans le sens d’une dégradation : érosion intense suivie d’inondations dévastatrices, récession ou disparition de certaines espèces végétales et animales. Ce processus de déforestation lié à une pression démographique toujours croissante atteignit son maximum au milieu du .
De nouvelles sources d’énergies ayant alors fait leur apparition — le charbon, le pétrole — la forêt fut l’objet de moins de convoitises. À cela vint s’ajouter une politique volontariste de reboisement au niveau national pour restaurer les terrains de montagne fortement dégradés (voir restauration des terrains de montagne). Dans le même temps, le département des Basses-Alpes connaissait un important exode rural qui dura jusqu'au milieu du . La forêt de Corbières, qui appartenait à la commune, est vendue en 1883 à l’État, qui en accroît la superficie de 137 à , tirant un important profit des ressources en boisRaoul Blanchard, « Déboisement et reboisement dans les Préalpes françaises du Sud », Revue de géographie alpine. 1944, tome 32 , 385..
Les gelées de 1956 donnèrent le coup de grâce aux olivettes (petite oliveraie) encore cultivées les plus difficiles d’accès et d’entretien. La forêt renaissante en tira les plus grands bénéfices et couvrit à nouveau les collines ainsi que les anciennes terrasses de culture dédiées à l’olivier.
L’aménagement de la Durance et la construction du barrage de Serre-Ponçon, en réduisant les débordements de la Durance, ouvrirent de nouveaux et riches espaces, tous à l’arrosage, dans la plaine de la Durance. On délaissa alors la colline et ses forêts qui ne présentaient plus guère d’intérêt.
Voies de communication et transports Voies routières
Corbières-en-Provence est située sur l'ancienne RN 96 (actuelle RD 4096), qui relie Château-Arnoux-Saint-Auban à Aubagne.
Corbières-en-Provence est à de la bretelle autoroutière de Manosque (sortie 18) située sur l'autoroute A51, qui assure une communication rapide vers le sud en direction d'Aix-en-Provence et de Marseille en et vers le nord en direction de Gap et de Sisteron.
Services autocars Lignes intercommunales Le village est desservi par une ligne intercommunaleDLVA Mobilité . + Ligne Parcours Corbières-en-Provence ↔ Sainte-Tulle ↔ Manosque
Lignes scolaires Des lignes de transports scolaires ont été mises en place pour rallier les 3 collèges de Manosque, les trois lycées de Manosque, le lycée Félix-Esclangon, le lycée des Iscles et le lycée des Métiers-Louis-Martin-Bret ainsi que le collège de Sainte-Tulle. Ces lignes sont financées par la communauté d'agglomération Durance-Luberon-Verdon Agglomération au travers du réseau Trans'Agglo. En plus des lignes existantes du réseau, une autre a été rajoutée.
+ Ligne Parcours Corbières-en-Provence ↔ Sainte-Tulle
Transports ferroviaires
La gare SNCF la plus proche est celle de Manosque - Gréoux-les-Bains située à de Corbières, desservie par les TER de la ligne Lyon-Perrache - Marseille-Saint-Charles (via Grenoble).
La gare TGV la plus proche de Corbières est celle d'Aix-en-Provence TGV.
Risques naturels et technologiques Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Manosque-Sud-Est auquel appartient Corbières est en zone 2 (sismicité moyenne) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011. La commune de Corbières est également exposée à trois autres risques naturels : feu de forêt ; inondation (dans la plaine de la Durance, que ce soit par la rivière ou par les torrents) ; mouvement de terrain : le centre de la commune est concerné par un aléa moyen à fort.
La commune de Corbières-en-Provence est également exposée à plusieurs risques d’origine technologique : celui de transport de matières dangereuses, par rail, route et canalisations ; dans le département, il s’agit surtout de transport de matières premières en direction des usines Arkema de Château-Arnoux-Saint-Auban, et Sanofi de Sisteron : en ce qui concerne la voie ferrée, des convois de marchandises dangereuses peuvent circuler sur la ligne de Lyon à Marseille (via Grenoble) ; la départementale (ancienne route nationale 96) et l’A51 peuvent être empruntées par les transports routiers de marchandises dangereuses ; enfin, le gazoduc servant à alimenter Digne et Manosque en gaz naturel traverse la commune et constitue donc un facteur de risque supplémentaire ; le risque de rupture de barrage : en cas de rupture du barrage de Serre-Ponçon, toute la vallée de la Durance est menacée par l’onde de submersion. Corbières est également menacée en cas de rupture du barrage de Sainte-Croix.