Enchastrayes est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Le nom de ses habitants est Enchastrayens, en valéian lous Enchastraiencs.
Géographie
thumb|left|alt= Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes|Enchastrayes et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).
Le village d’Enchastrayes est situé à d’altitude.
Les communes limitrophes d’Enchastrayes sont Faucon-de-Barcelonnette, Jausiers, Uvernet-Fours et Barcelonnette.
Géologie
Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, la vallée de l’Ubaye est envahie par le glacier de l’Ubaye et ses glaciers affluents. Les sommets des crêtes n’ont jamais été recouvertsMaurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. . 33..
Relief
Le Chapeau de Gendarme , Le Brec Premier à et le Brec Second à . Sommet de l’Alpe Lac des Terres-Plaines (à ) et col des Terres-Plaines ()
Environnement
La commune compte de bois et forêts, soit 16,6 % de sa superficie.
Hameaux
La commune comporte plusieurs hameaux : le Sauze, , village principal ; le Super Sauze, , station haute ; Enchastrayes, , entre le Sauze et la Rente ; la Chaup, , quartier résidentiel au pied du Sauze ; le Villard, , sur la route de Jausiers ; la Conche, , en face le Sauze ; la Conchette, , constitué de petit chalet en bois, en face le Sauze ; la Rente, , petite station intermédiaire entre Sauze et Super Sauze.
Risques naturels et technologiques
thumb|Groupe de personnes devant une baraque forestrière détruite à la suite de l'avalanche de Pra-Chabre en 1892.
Aucune des du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Barcelonnette auquel appartient Enchastrayes est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011. La liste des tremblements de terre ressentis d’une intensité macro-sismique ressentie supérieure à V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets) suivent (les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre) : le séisme du , d’une intensité ressentie à Enchastrayes de V et demi et dont l’épicentre était situé à Saint-Clément-sur-Durance ; le séisme du , avec une intensité macro-sismique de IV et demi et dont l’épicentre était situé à Queyras ; le séisme du , d’une intensité ressentie à Enchastrayes de IV et demi et dont l’épicentre était situé dans le Piémont italien ; le séisme du , d’une intensité ressentie à Enchastrayes de IV et dont l’épicentre était situé aux Orres ; le séisme du , d’une intensité ressentie à Enchastrayes de IV et dont l’épicentre était situé à Prads-Haute-Bléone.
La commune d’Enchastrayes est également exposée à quatre autres risques naturels : avalanche ; feu de forêt ; inondation (dans la vallée de l'Ubaye) ; mouvement de terrain.
La commune d’Enchastrayes n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture. Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2000 pour les risques d’inondation, de mouvement de terrain et d’avalanche et le Dicrim n’existe pas non plus.
Toponymie
Selon une autre étymologie, son nom, Incastratus, serait dû à sa position entre des rochers ; Ernest Nègre propose, toujours en nord-occitan, le sens de village au milieu d’un cirque de montagnes.
En valéian, le nom de la commune est Enchastraia).
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à , minimale en été. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Faucon-de-Barcelonnette à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Enchastrayes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Barcelonnette, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (90,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (82,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (32,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (30,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (26,8 %), prairies (6,2 %), zones agricoles hétérogènes (3,7 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Économie
Aperçu général
En 2009, la population active s’élevait à 222 personnes, dont 14 chômeurs. (12 fin 2011). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (68 %) et travaillent à une courte majorité hors de la commune (53 % des actifs).
C’est là que se trouve la principale source d’activité de la commune.
Agriculture
Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 20 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non professionnels inclus) et aucun emploi salarié.
Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de onze en 2010. Il était de neuf en 2000, de 22 en 1988. , ces exploitants sont essentiellement tournés vers l’élevage, notamment ovin (six exploitations). De 1988 à 2000, la surface agricole utilisée (SAU) a fortement augmenté, de à , ce qui représente un triplement de la surface des exploitations en dix ans. La SAU a légèrement diminué lors de la dernière décennie, à .
Industrie Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait quatre établissements, sans aucun emploi salarié.
Activités de service
Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait (avec salariés), auxquels s’ajoutent les du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant .
D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est très importante pour la commune, avec plus de cinq touristes accueillis par habitant., l’essentiel de la capacité d'hébergement étant marchande. Les structures d’hébergement à finalité touristique d’Enchastrayes se répartissent entre : six hôtels en 2012 (contre neuf en 2007) (un hôtel classé tourisme, un hôtel classé une étoile, 2 classés deux étoiles en 2012 (contre 3 en 2008 et 5 en 2007), et deux hôtels classés trois-étoiles). Au total, la capacité hôtelière est de (contre 96 en 2008) ; un camping deux étoiles avec une capacité de ; plusieurs meublés labellisés ou non ( sont fournis par les meublés non labellisés à Enchastrayes, la plus grosse capacité du département) ; des chambres d’hôtes ; des hébergements collectifs dont un village vacances.
Les résidences secondaires apportent un complément important à la capacité d’accueil : au nombre de , elles représentent 90 % des logements. Parmi les résidences secondaires, possèdent plus d’un logement.
Histoire
Enchastrayes faisait partie de la communauté de Barcelonnette jusqu’à la Révolution française..
La commune est détachée de Barcelonnette en 1790, mais dépendait de Faucon-de-Barcelonnette pour le spirituel. Trois paroisses sont créées au début du à Enchastrayes, à l’Aupillon et à la Conche.
Comme de nombreuses communes du département, Enchastrayes se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle compte déjà quatre écoles dispensant une instruction primaire aux garçons (au Sauze, à Enchastrayes, au Villard-de-Faucon, à l’Aupillon).. Les filles ne vont pas à l’école dans la commune : la loi Falloux (1851) n’impose l’ouverture d’une école de filles que dans les communes de plus de 800 habitants. La première loi Duruy (1867) abaisse ce seuil à 500 habitants, mais elle n’est pas appliquée et ce n’est qu’avec les lois Ferry que les petites filles d’Enchastrayes vont à l’école.
L’exode rural touche la commune au . Une grande part des migrants, comme dans le reste de la vallée de l’Ubaye, se tournent vers Lyon. Deux natifs de la commune ont même conquis une position sociale élevée, puisqu’ils s’associent à Henri Germain pour fonder le Crédit lyonnais en 1860.
En 1944, la Wehrmacht détruit le hameau du Sauze.
Politique et administration
Élections municipales et communautaires Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal d'Enchastrayes, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. sièges sont à pourvoir au conseil municipal.
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2022. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Isabelle Aubert épouse Pigeard (50,45 %) et Frédéric Beninca (49,55 %). Isabelle Aubert épouse Pigeard est élue maire le lors de la première séance de conseil municipal.
Liste des maires
Intercommunalité