Esparron-de-Verdon est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Le nom de ses habitants est Esparronnais.
Géographie
thumb|alt= Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes|Esparron-de-Verdon et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).
Le village d’Esparron-de-Verdon est situé à d’altitude.
La commune est traversée par le sentier de grande randonnée GR4.
Les communes limitrophes d’Esparron-de-Verdon sont les suivantes : Allemagne-en-Provence, Montagnac-Montpezat, Saint-Laurent-du-Verdon, Quinson, Saint-Julien-le-Montagnier (Var), Saint-Martin-de-Brômes.
Hydrographie Le VerdonFiche du Verdon sur le site du SANDRE traverse la commune, ainsi que certains de ses affluents : le Ravin d'AlbioscFiche du Ravin d'Albiosc sur le site du SANDRE, rivière de , le Ravin de VauclareFiche du Ravin de Vauclare sur le site du SANDRE, cours d'eau de , le Vallon de la GalerieFiche du Vallon de la galerie sur le site du SANDRE, le Ravin du MerleFiche du ravin du merle sur le site du SANDRE, ruisseau d' coulant uniquement sur la commune d'Esparron-de-Verdon.
Transports Voies routières
Services autocars Lignes intercommunales Le village est relié par deux lignes intercommunales, réseau Trans'AggloDLVA Transports intercommunaux : + LigneParcours Esparron-de-Verdon ↔ Quinson ↔ Saint-Laurent-du-Verdon ↔ Montagnac-Montpezat ↔ Riez (Transport à la demande) Manosque ↔ Gréoux-les-Bains ↔ Saint-Martin-de-Brômes ↔ Esparron-de-Verdon ↔ Quinson (Ligne estivale)
Lignes scolaires Des lignes de transports scolaires ont été mises en place pour rallier le collège de Riez. Ces lignes sont financées par la communauté d'agglomération Durance-Luberon-Verdon au travers du réseau Trans'Agglo. En plus des lignes existantes du réseau, d'autres ont été rajoutées.
+ LigneTracé Esparron-de-Verdon ↔ Riez Esparron-de-Verdon ↔ Quinson
Environnement
La commune compte de bois et forêts, soit près de la moitié de sa superficie.
Risques naturels et technologiques
Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Riez auquel appartient Esparron-de-Verdon est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011. La commune d’Esparron-de-Verdon est également exposée à trois autres risques naturels : feu de forêt ; inondation ; mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort.
La commune d’Esparron-de-Verdon est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de rupture de barrage. Deux grosses retenues sont situées en amont sur le Verdon, le barrage de Castillon et le barrage de Sainte-Croix. En cas de rupture du barrage de Castillon, une inondation de grande ampleur serait provoquée ; la rupture du barrage de Sainte-Croix, dont la retenue est à la fois plus proche et plus volumineuse serait beaucoup plus catastrophique pour Esparron. Esparron-de-Verdon serait menacé par l’onde de submersion. La rupture des barrages Gréoux et de Quinson constitue également une menace pour Esparron.
Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été prescrit en 2008 pour les risques de feu de forêt, d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme ; le Dicrim n’existe pas.
La commune a été l’objet d’un arrêté de catastrophe naturelle, en 1987 pour des inondations et des coulées de boue. L’incendie du détruit de forêt, en touchant également les communes de Quinson et Saint-Laurent-du-Verdon ; le , un nouvel incendie détruit de forêt, en touchant également les communes de Quinson et Saint-Martin-de-Brômes. Les tremblements de terre ressentis dans la commune le sont faiblement en général.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Valensole à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Esparron-de-Verdon est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (63,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (64,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (39,8 %), forêts (22,6 %), zones agricoles hétérogènes (16,9 %), terres arables (14,8 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (5,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,8 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1046-1066 (castrum Sparronis). Le terme occitan, qui signifie balustre ou barreau de chaise, désigne ici la falaise montagneuse proche du village.
Le nom de l’ancienne commune d’Albiosc viendrait du peuple gaulois des Albici ; dans tous les cas, le nom dérive de l’oronyme (nom de montagne) Al-p-.
Histoire vignette|Le château.
Préhistoire
Le territoire de la commune est fréquenté dès le paléolithique, et des vestiges datant du néolithique et de l’âge du bronze ont également été retrouvés .
Antiquité
Avant la conquête romaine, le peuple gaulois qui vivait dans la région était appelé Albici. Il est possible, mais non certain, qu’Albiosc ait été le centre de ce peuple..
Moyen Âge
Esparron apparaît dans les chartes au milieu du . À cette époque, elle a moins d’importance que sa voisine du dessus Albiosc. Celle-ci est citée en 1103 sous le nom Albiol. Fief des Castellane depuis le , Albiosc comptait 63 feux en 1315 (soit deux fois plus qu’Esparron), est durement touchée par la crise du . La communauté disparaît totalement : il n’y a plus aucun habitant dès 1400, et le village est toujours inhabité en 1471. En 1765, elle compte .
Les seigneurs et coseigneurs d’Esparron sont les abbés de Lérins (990-1259), les comtes de Provence, les Beaumont (1271-1386), les Esparron (1309-1480), et enfin les Castellane à partir de Boniface VI de Castellane (1226-1287). Les abbés de Lérins sont également seigneurs d’Albiosc à partir de 1103. L’église Saint-André d’Esparron était desservie par le chapitre de Riez, qui en percevait les revenus. Le prieur d’Albiosc avait autorité sur le prieur de Quinson qu’il nommait. En 1262, le château d’Esparron est pris par Charles d’Anjou.
L’abbaye de Lérins, outre la seigneurie sur les deux communautés, possédait le prieuré Saint-Vincent, probablement localisé au hameau Saint-Vincent dans le ravin de Bellioux. Ce prieuré disparaît à une époque inconnue, probablement durant la guerre de Cent Ans. Une autre église existait au hameau Saint-Marcel.
Sur le plan administratif, les communautés d’Esparron et d’Albiosc relevaient de la viguerie de Moustiers.
Révolution française
Le château appartient toujours à la famille de Castellane. Il a été vendu comme bien national lors de la Révolution française : un ami de la famille le racheta et le leur remit ensuite. Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792. .
Époque contemporaine
Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : d’Esparron-de-Verdon et six d’Albiosc sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en AlgérieHenri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, 71..
Au , Albiosc est l’une des dernières communes de la région à ne pas s’être dotée d’une école : lors de l’enquête de 1863, elle est parmi les 17 communes du département (sur 245) à ne pas en posséder. Au même moment, Esparron-de-Verdon en entretenait une, destinée aux garçons. (mais ne s’était pas doté d’une école de filles, obligatoire seulement pour les communes de plus de ). La commune d’Albiosc construit son école au moment des lois Jules Ferry.
Au début de l’année 1944, le maquis, en l’occurrence la Francs-tireurs et partisans (FTP), se ravitaille dans la commune, début 1944. Le , les FTP du détachement Battaglia sabotent la ligne à haute tension« La Résistance dans le Var de A à Z », Résistance Var, septembre 1993, 8..
La commune fusionne avec Albiosc en 1973.
Économie
Aperçu général
En 2009, la population active s’élevait à , dont 23 chômeurs. (20 fin 2011). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (84 %) et travaillent majoritairement à Esparron-de Verdon (72 %).
Le tourisme est une des activités essentielles à Esparron-de-Verdon, notamment grâce au lac de barrage sur le Verdon, avec quelques régates et autres activités nautiques. Les touristes sont accueillis dans plusieurs campings ou un camp de naturistes.
Agriculture