La Garde est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est GardoisHabitants.fr - Le nom des habitants des A.H.P.

Géographie La Garde est une des 46 communes adhérentes du parc naturel régional du Verdon.

Le village est situé à d’altitude.

vignette|centré|alt= Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes|300px|La Garde et les communes voisines (cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes sont Demandolx, Peyroules, Châteauvieux (dans le Var) et Castellane.

Géologie et relief

Relief Les principaux sommets entourant le village sont : à l’ouest, Destourbes () ; au sud, la colline de Sebet () ; à l’est, la crête du Teillon atteint aux Quatre Termes ; au nord, la crête de Rus culmine à ; enfin, proche du village, le sommet de Croueste est à .

À l’est, la franchit le col de Luens à .

Hydrographie Les principaux cours d’eau de la commune sont le ravin des Gravières, qui naît sur les pentes du Teillon et passe à l’est du village. Il se jette dans le ravin de Destourbes, qui lui rejoint le Verdon en amont de Castellane.

Cours d'eau sur la commune ou à son aval : rivière le jabron, ravins de destourbes, des costes, des sagnes, de maupas, des gravières, de la couissine, de sébet.

Environnement

La commune compte de bois et forêts, soit 38 % de sa superficie..

Voies de communications et transports Voies routières La commune est située sur la route départementale , ancienne route nationale 85 et itinéraire emprunté par la route Napoléon. La route départementale dessert la commune à partir du village où elle s’embranche sur la .

Transports en commun Transport en Provence-Alpes-Côte d'AzurRéseau des lignes régulières de transports des Alpes-de-Haute-Provence

Risques naturels et technologiques Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Castellane auquel appartient La Garde est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011. La commune de La Garde est également exposée à trois autres risques naturels : feu de forêt, inondation, mouvement de terrain : quelques versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort.

La commune de La Garde est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route. La route départementale peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses.

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune et le Dicrim existe depuis 2011.

Sismicité Globalement, et même si l’épicentre de certains séismes dévastateurs comme celui de Chasteuil en 1951 sont très proches, les séismes ont jusqu’à maintenant été faiblement ressentis.

Toponymie La localité apparaît pour la première fois dans les textes vers 1200 (la Gareda). Ce nom dérive de l’occitan garda, venant du germanique wart ou ward, lieu de guet.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Var, Alpes-Maritimes » et « Alpes du sud ». Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Castellane à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , La Garde est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (93,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (94,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (50,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (26,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (17,2 %), zones agricoles hétérogènes (5,4 %), prairies (0,7 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=2.1|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire Dans l’Antiquité, le peuple installé dans sur le territoire de la Garde à l’arrivée des Romains est celui des SuetriiRaymond Boyer et Guy Barruol, « Peuples et habitats de l’époque pré-romaine », in ..

La Garde jouait le rôle d’une place forte protégeant Castellane (la commune est située sur la route qui monte de Castellane au col de Luens, et au-delà vers Grasse et Draguignan). La seigneurie appartenait aux Castellane (). Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne , Guillaume du Puget, seigneur de La Garde, soutient Charles de Duras contre Louis d'Anjou. Le ralliement de Sisteron à la cause angevine, en novembre, entraîne son changement d’engagement, et il prête hommage le Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, 422..

Le fief passe aux Gassendi (), puis aux Périer au . Une fois les barons de Castellane vaincus, Castellane devint chef-lieu d’une viguerie dont relevait La Garde.

Lors de la guerre de Succession d'Autriche, une armée austro-sarde envahit la Provence et occupe La Garde en décembre 1746. Elle est repoussée par une offensive des troupes franco-espagnoles les 21 et Pierre Grillon, « L'invasion et la libération de la Provence en 1746-1747 », Provence historique, volume 12, 50, 1962, 354..

La Révolution et l’Empire apportent nombre d’améliorations, dont une imposition foncière égale pour tous, et proportionnelle à la valeur des biens de chacun. Afin de la mettre en place sur des bases précises, la levée d’un cadastre est décidée. La loi de finances du précise ses modalités, mais sa réalisation est longue à mettre en œuvre, les fonctionnaires du cadastre traitant les communes par groupes géographiques successifs. En 1824, le cadastre dit napoléonien de La Garde est achevéAlexeï Laurent, « Paysages ruraux de la première moitié du dans le sud-est des Basses-Alpes », in Jean-Christophe Labadie (directeur éditorial), La matière et le bâti en Haute-Provence, , actes de la première Journée d'études d'histoire de la Haute-Provence, Digne, 13 octobre 2012. Digne-les-Bains : Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013. , 10..

Comme de nombreuses communes du département, celle de La Garde se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, l’école installée au chef-lieu dispense une instruction primaire aux garçons.. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants, ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent La Garde. Si la commune profite de la deuxième loi Duruy (1877) pour rénover son école, ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles de La Garde sont régulièrement scolarisées.

Héraldique

Économie

Aperçu général En 2009, la population active s’élevait à 44 personnes, dont 6 chômeurs.. Ces travailleurs sont majoritairement salariés (23 sur 39) et travaillent majoritairement hors de la commune (21 actifs sur 39).

Agriculture Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait quatre établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et aucun emploi salarié.

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est trop faible et couvert par le secret statistique depuis 2000. Il était de huit en 1988, avec une surface agricole utile (SAU) de .

Industrie Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait cinq établissements, sans salarié.

Des carrières de gypse ont été exploitées sur la commune..

Activités de service Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait sept établissements (avec trois emplois salariés), auxquels s’ajoutent l’unique établissement du secteur administratif.

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est très importante pour la commune, avec plus de cinq touristes accueillis par habitant., l’essentiel de la capacité d'hébergement étant marchande. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune : un hôtel (classé deux étoiles) et une capacité de huit chambres ; un camping deux étoiles avec une capacité de 200 emplacements ; plusieurs meublés labellisés.

Les résidences secondaires apportent un complément appréciable à la capacité d’accueil : au nombre de 72, elles représentent plus de la moitié des logements. Parmi les résidences secondaires, quatre possèdent plus d’un logement.

Politique et administration Élections municipales et communautaires Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Garde, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. sièges sont à pourvoir au conseil municipal.

Une seule liste, menée par Joël Laugier, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 66,32 %. Joël Laugier est élu maire le lors de la première séance de conseil municipal. Liste des maires

réélu plusieurs fois

Budget et fiscalité 2024

En 2024, le budget de la commune était constitué ainsiLes comptes de la commune : total des produits de fonctionnement : , soit par habitant ;