Peyroules est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Le nom de ses habitants est Peyrouliens.
Géographie vignette|centré|alt= Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes|350px|<center>Peyroules et les communes voisines (cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).
La Bâtie est située essentiellement sur un promontoire.
Peyroules est une des 54 communes adhérentes du parc naturel régional du Verdon. Le parc se compose de 32 communes dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et 22 dans le département du Var.
Localisation La commune est établie autour de la source de deux rivières : celle de l’Artuby, affluent du Verdon qui s’écoule vers le sud et les Alpes-Maritimes, et celle du Jabron, lui aussi affluent du Verdon.
Géologie et relief 0.10 % des espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF) de la commune ont été artificialisés entre le et le .
Crête de la Blachette.
Environnement La commune compte de bois et forêts, soit plus de 54 % de sa superficie.
Hameaux-écarts le Village (ou la Rivière) ; la Bâtie ; la Foux de Peyroules ; le Mousteiret.
Écarts : Granges du Mousteiret (les) ; Granges de la Bâtie (les).
Voies de communications et transports Voies routières Peyroules est traversée par la route Napoléon (route nationale 85).
Transports en commun Le village de La Foux est desservi par la ligne 40 du réseau de bus Sillages (réseau des transports publics dans le pays de Grasse) reliant la ville de Grasse à celle de Saint-Auban. Cela avec 4 A/R en semaine et 3 A/R le samediFiche horaire de la ligne Grasse - Saint-Auban.
Risques naturels et technologiques La commune de Peyroules est également exposée à trois risques naturels : feu de forêt, inondation, mouvement de terrain : plusieurs versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort.
La commune de Peyroules est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route. La départementale 4085 (ancienne route nationale 85) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses : elle passe à proximité de deux hameaux, la Bâtie et le Mousteiret.
Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2006 pour les risques d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme et le Dicrim n’existe pas.
La commune a été l’objet de deux arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue en 1994 et 2011.
Sismicité Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Castellane auquel appartient Peyroules est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011.
Hydrographie Cours d'eau sur la commune ou à son aval : rivière le Jabron (affluent du Verdon) ; rivière l'Artuby ; vallons des Demuèyes, de Sainte-Anne ; torrent des Bonnes Fonts ; ruisseau du col des Lattes ; ravins de Blay, de Canebiers, de Mal Bouisset, du Fonduas, de Ville, du Gabre, de Trébec, de la Colle, du Villard, de la Pégourière, de la Route, de la Couissine, de la Séouve, de la Buissière, de Barrissi, de la Péguière.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Var, Alpes-Maritimes » et « Alpes du sud ». Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Castellane à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Toponymie La localité apparaît pour la première fois dans les chartes vers 1045 sous la forme Peirolas, puis de Petrolis (1300) et Perrolas au , ce qui désigne un ensemble de pierres, un endroit pierreux, voir une ruine.
Le Mousteiret est une autre forme du mot monastère, et indique donc la présence d’un couvent ou d’un prieuré.
Urbanisme Typologie Au , Peyroules est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (86,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (87,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (58,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (17,8 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (10,2 %), zones agricoles hétérogènes (8,3 %), prairies (5,4 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=2.1|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|<center>Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Budget et fiscalité 2024 vignette|300px|<center>La mairie et l'aire sportive. En 2024, le budget de la commune était constitué ainsiLes comptes de la commune : total des produits de fonctionnement : , soit par habitant ; total des charges de fonctionnement : , soit par habitant ; total des ressources d’investissement : , soit par habitant ; total des emplois d’investissement : , soit par habitant. endettement : , soit par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants : taxe d’habitation : 2,59 % ; taxe foncière sur les propriétés bâties : 39,47 % ; taxe foncière sur les propriétés non bâties : 25,25 % ; taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ; cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet. Ménages fiscaux de l'année 2021.
Économie
Aperçu général En 2009, la population active s’élevait à 98 personnes, dont 19 chômeurs. (15 fin 2011). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (56 salariés et 24 indépendants) et travaillent majoritairement hors de la commune (76 %).
Agriculture Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 14 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et aucun emploi salarié.
Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de sept en 2010. Il était de neuf en 2000, de 19 en 1988. En 2025, ces exploitants sont essentiellement tournés vers l’élevage ovin (quatre exploitants spécialisés). De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement augmenté, de 555 à . Elle s’est ensuite effondrée, à en 2010. Culture de céréales, de légumineuses et de graines oléagineusesAnnuaire Agriculture, sylviculture et pêche. Élevage d'ovins et de caprins. Élevage de chevaux et d'autres équidés. Élevage d'autres bovins et de buffles. Élevage de volailles.
Artisanat et industrie Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait sept établissements, employant un seul salarié.
Activités de service Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait sept établissements (avec un emploi salarié), auxquels s’ajoute l’unique établissement du secteur administratif, salariant une personne.
D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est très importante pour la commune, avec plus de cinq touristes accueillis par habitant., l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande. Les seuls hébergements spécialisés sont des meublés labellisés. Les résidences secondaires constituent l’essentiel de la capacité d’accueil : au nombre de 174, elles représentent 57 % des logements. Commerces et services de proximitéToutes les entreprises de la commune et celles proches.
Histoire droite|vignette|180px|L'ancien village. Le site de la grotte de Mousteiret est fréquenté à plusieurs moments distincts au néolithique. Toujours au Mousteiret, une enceinte préhistorique a été retrouvée.
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1045 (Peirolas).. Le village est alors situé sur une petite colline, proche du site actuel. Les Castellane sont les seigneurs du lieu du au , puis les Valbelle leur succèdent jusqu’à la Révolution française, p. 189. La paroisse relevait de l’évêque de Senez, alors que le prieuré Saint-Jean-de-la-Foux relevait de l’abbaye de Lérins. La communauté relevait de la viguerie de Castellane.
Au Moyen Âge, les habitants du Mousteiret et de La Bâtie (La Bastida Jabroni, la Bastide du Jabron en 1251) formaient deux communautés autonomes. La paroisse du Moustier d’Aups relevait de l’abbaye de Lérins qui en percevait les revenus (à partir du ). En 1441, ce prieuré est réuni à celui de Gratemoine (à Séranon) ; il semble alors disparaître en tant que prieuré, puis c’est son église, utilisée jusqu’au qui disparaît.
Les communautés se réunissent progressivement : Le Mousteiret est annexé par celle de Peyroules dès 1278 ; La Bâtie est annexée au , fortement touchés par la crise du (Peste noire et guerre de Cent Ans).
Au début du , la chapelle Sainte-Anne du hameau de la Rivière devient l’église paroissiale, ce qui concrétise le déperchement de l’habitat.