Marines est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Géographie Localisation Marines se situe sur le flanc sud-ouest de la butte-témoin du Caillouet au cœur du Vexin français, à au nord-ouest de Paris entre les vallées de la Viosne et du Sausseron.

Communes limitrophes

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie entre 90 et Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, ..

Marines est le village de l'étage type du Marinésien, décrit pour la première fois par G. Dollfus en 1905 dans la localité type de Marines. Le Marinésien est la partie moyenne de l'éocène supérieur (ère Tertiaire) dans le bassin de Paris.

Hydrographie Aucune rivière n'arrose le territoire de Marines, cependant l'eau n'y fait point défaut. De nombreux ruisseaux alimentés par des sources intarissables des pentes du Caillouet prennent vie et vont rejoindre la Viosne à l'ouest, et l'Oise à l'est du village en traversant les plaines fertiles du Vexin. Le Ruisseau de la Laire, le Ruisseau d'Arnoye., le Ruisseau à Lin sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune de Marines.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Boissy-l'Aillerie à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .

Urbanisme Typologie Au , Marines est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de MarinesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Morphologie urbaine

Logement En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 1999LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie..

Parmi ces logements, 92,2 % étaient des résidences principales, 3,3 % des résidences secondaires et 4,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 78,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 20,7 % des appartementsLOG T2 - Catégories et types de logements..

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 66,3 %, en légère baisse par rapport à 1999 (68,3 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) est en baisse : 5,6 % contre 7,0 % en 1999LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation..

Voies de communication et transports

Routier

La (ancienne ) contourne le village par l'ouest depuis le et mène vers le nord-ouest à Gisors et Dieppe et vers le sud-est à Cergy-Pontoise et Paris. La venant de Arthies et Brignancourt et se terminant au niveau de la place Peyron. La passe au centre du village et mène vers le sud à Us et Meulan-en-Yvelines, et vers le nord à Neuilly-en-Vexin et dans son prolongement par la (Oise) jusqu’à Beauvais. La commence à l'ouest du village et permet notamment de relier les communes de Bréançon, Vallangoujard et L'Isle-Adam. La est un embranchement de la permettant de desservir l'ouest du village.

Transport en commun Plusieurs lignes du réseau de bus du Vexin desservent le village de Marines : 95.08 : Chars, Centre-Ville ↔ Cergy, Préfecture / RER via Pontoise, Place du Général de Gaulle 95.08 : Chars, Centre-Ville ↔ Cergy, Préfecture / RER via Pontoise, Marcouville 95.08 : Marines, Collège Les Hautiers ↔ Pontoise, Place du Général de Gaulle 95.31 : Marines, Collège Les Hautiers ↔ Arronville, Myosotis 95.32 : Marines, Collège Les Hautiers ↔ Bréançon, Église 95.32 : Marines, Collège Les Hautiers ↔ Berville, Lavoir 95.33 : Marines, Collège Les Hautiers ↔ Génicourt, Rue des Fossettes 95.34 : Marines, Collège Les Hautiers ↔ Sagy, Saillancourt Place 95.35 : Marines, Collège Les Hautiers ↔ Moussy, Mairie 95.35 : Marines, Collège Les Hautiers ↔ Seraincourt, Mairie 95.35 : Marines, Collège Les Hautiers ↔ Ableiges, Transformateur 95.35 : Marines, Collège Les Hautiers ↔ Chars, Bercagny

Avec la ligne 95.08 les temps de parcours depuis l'arrêt du bus Place Peyron vers Cergy, Préfecture / RER sont de 46 minutes avec un bus via Pontoise, Place du Général de Gaulle et de 24 minutes avec un bus via Pontoise, Marcouville.

Voies douces Le sentier de grande randonnée GR1. traverse le territoire de la commune d'est en ouest.

Une piste cyclable longe la entre Chars et Marines

Toponymie Le nom de la commune provient soit de . Le nom de la commune proviendrait du nom d'un homme nommé Marinus qui aurait donné au féminin, MarinesDictionnaire étymologique des noms de lieu de la France par Albert Dauzat et Charles Rostaing

On trouve la commune sous le nom de Marinæ en 1164Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois..

Le nom de la ville est parfois sujet à la dérision de par sa proximité avec la ville d'Us, certains panneaux routiers indiquant "US MARINES". (en référence au Corps de Marines de l'armée Américaine)

Histoire On trouve les premières traces de l'occupation de l'homme au hameau des Hautiers.

Moyen Âge Marines n'apparait qu'au début du haut Moyen Âge, il n'est qu'un pauvre village qui vit à l'ombre de la localité voisine de Chars, dont la splendeur de l'église Saint-Sulpice reflète encore sa prospérité ancienne. En 1250, Marines ne compte que vingt feux, c'est-à-dire foyers, et le hameau des Hautiers en compte autant, alors que Chars représente trois cent quarante feux. Les premiers habitants s'étaient installés aux Hautiers, sur le plateau du Caillouet, limité au nord-est par l'antique village du Rosnel, au sud par celui des Hautiers, a été défriché vers 1050 par les moines du prieuré Saint-Nicolas du Rosnel (sur l'actuelle commune de Bréançon, prieuré dépendant de l'abbaye Saint-Martin de Pontoise et fondé par Drogon du Rosnel. Ces moines obtinrent, à la fin du , une partie de la dîme du lieu-dit les Essarts. Les basses pentes du Caillouet sont alors mises en valeur par le captage des sources (Marguerite, Saint-Rémy…) et le drainage des marais (lieu-dit les Glaises) le long des rus de la Lévrière et du Chesnel (aujourd'hui rue des Hautiers).

Ce sont ces mêmes moines qui établirent, sur la première ondulation des Hautiers, un très modeste oratoire près du ruisseau de la fontaine Sainte-Marguerite (aujourd'hui tarie) et de la source Saint-Rémy.

Lors de la seconde moitié du moyen Âge central, et la première moitié du moyen Âge tardif, la seigneurie de Marines est très puissante.

En 1435, pendant la guerre de Cent Ans, les Anglais détruisent l'église prieuriale qui avait été bénie par Eudes Rigaud en 1256 et ravagent le village.

De la Renaissance au La nouvelle église Saint-Rémi de Marines est érigée entre 1535 et 1562, à l'emplacement de celle brulée par les anglais.

Vers 1575, devenu conseiller d', Adrien II de Brosses (1547-1593) fait construire le château de Marines, composé d'un corps de logis central flanqué de 2 pavillons et recouvert d'ardoises.

Le roi séjourne au château de Marines le et la nuit du alors qu'avec son armée, venant de Poissy il veut prendre Clermont. Les derniers combats touchent les environs en 1594.

Après la mort de la veuve de l'un de ses fils, la seigneurie de Marines est mise en vente par adjudication : le , Nicolas Brulart de Sillery l'achète pour . Ses fonctions importantes (premier garde des sceaux, ambassadeur près des Cantons suisses, chancelier de France en 1607) lui assurent les moyens de poursuivre la reconstruction de l'église à laquelle est adjointe la chapelle funéraire Saint-Roch. Cette chapelle est un brillant morceau d'architecture que Sillery destinait à sa sépulture. La chapelle Saint-Roch (baptisée au Sacré-Cœur), n'a que cinq mètres de largeur et une élévation de sept mètres. Elle est faite en pierre dure de Chars ; une colonne de milieu soutient la voûte de sa crypte. Les armes de Sillery (de gueules, à la bande d'or chargée d'une trainée de sable accompagnée de cinq barillets de même) y figuraient ; elles ont été grattées en 1880, puis refaites, en plâtre en 1905. La porte dite des Sillery existe dans son état primitif.

En 1617, de Sillery donne l'église de Marines aux Frères de l'Oratoire dont l'ordre vient d'être fondé par le cardinal Pierre de Bérulle. En 1611, une école de théologie y est établie. Le chancelier de Sillery attribue à l'Oratoire, en dehors des revenus du prieuré de Marines, une rente annuelle de . Il imposa aux Pères l'obligation d'enseigner aux habitants de la paroisse la doctrine chrétienne.

De 1619 au commencement de 1628, Marines est une école de théologie très renommée. Elle cesse de fonctionner car il était plus économique de donner l'instruction aux élèves de la congrégation, dans le séminaire de Paris. Pendant cette période, l'école de Marines est la plus active des écoles oratoriennes.

En 1659, les Sillery sont contraints de vendre le domaine à François de Créquy, lieutenant général des armées du roi Louis XIV et maréchal de France. Le parc du château est alors créé sur les plans de Le Nôtre. Le maréchal de Créquy est compromis dans le procès Fouquet. Destitué de ses charges par le roi, il est exilé dans ses terres de Marines et y meurt en .

Madame de Créquy conserve la propriété jusqu'en 1714. À sa mort, Thomas de Rivié, ami de Louvois et grand maître des Eaux et Forêts, fournisseur aux armées, achète la seigneurie et fait réaliser le captage des sources et la première fontaine sur la place du château en 1728. Le centre de Marines est alors profondément transformé par le nouveau tracé de la route royale adopté en 1745 : la rue Dauphine (actuellement Général de Gaulle) devient l'axe principal, délaissant la rue Vieille de Chars.

Anne Yvonette Esther de Rivié, petite-nièce de Thomas, épouse en 1749 le comte Louis de Gouy d'Arsy issu d'une très ancienne famille de la noblesse de Picardie et d'Artois. Il devient alors seigneur de Marines. Il meurt en 1788 sans avoir pu achever le déplacement du marché, place Dauphine (actuelle place du docteur Cesbron) et la création des nombreuses voies rectilignes bordées d'arbres.

Le Le voit le rôle du bourg, devenu chef-lieu de canton s'affirmer. sont la concrétisation de ce .

La création de la place de la mairie à l'endroit de l'aître (l'ancien cimetière) et la construction du nouveau bâtiment en 1842 en sont l'expression architecturale de cette époque.