thumb|Lettre au maréchal Soult (1831).
Charles Yves César Cyr du CoëtlosquetLa famille du Coëtlosquet est originaire de Plounéour-Ménez, dans le Finistère., né le à Morlaix et mort le à Paris, est un général de division français du Premier Empire.
Biographie Fils d'Étienne François Denis du Coëtlosquet (1756-1814) et de Françoise Nicole Marie Dubois-Descours de la Maisonfort (1762-1827), il est par sa mère : neveu du général et écrivain Antoine François Philippe Dubois-Descours de la Maisonfort ; cousin germain du fils de ce dernier, le général Maximilien Dubois-Descours de la Maisonfort.
Il effectue toute sa carrière dans l'armée de terreArchives de l'Armée de terre. Dossier d'officier n° 7YD 993..
Il entre en service le , comme soldat au sein du de hussards. Il devient maréchal des logis le . Sous-lieutenant le , il est nommé aide de camp du général Millet en , puis lieutenant aide de camp du général Lasalle le . Il reçoit son brevet de capitaine le , celui de chef d'escadron le , et enfin celui de colonel au de hussards le . Il est promu général de brigade le . Le , il prend le commandement d'une brigade de hussards lors de la bataille de Montereau.
En 1815, il commande les troupes du département de la Nièvre contre celles de Napoléon lors du retour de l'île d'Elbe. Le , il devient aide-major général de la Garde royale. Lieutenant-général commandant la militaire (région de Grenoble) le , il est nommé directeur du personnel militaire au ministère de la Guerre le suivant. En , il occupe par intérim les fonctions de ministre de la guerre. Il est admis à la retraite le . Il est maire de Beffes de à Archives départementales du Cher. Beffes : actes de naissance de 1802 à 1842, vues 177 à 188/220 ; actes de décès de 1802 à 1842, vues 122 à 138/169..
Il meurt à son domicile parisien sis 7 rue de Beaune, dans l'ancien arrondissement, le L'inventaire après décès, contenant le testament, est dressé le 29 janvier 1836 par Louis Anatole Andry Preschez, notaire à Paris. Archives nationales. Minutier central, étude XLVII, cote MC/ET/XLVII 752..
Après un service funèbre en l'église Saint-Thomas-d'AquinL'acte de sépulture catholique est conservé à la paroisse Saint-Thomas-d'Aquin : « classe. P.(ayé) - Le 25 janvier 1836 a été présenté en cette église le corps de Charles Yves-César Cyr comte du Coëtlosquet, lieutenant général, décedé l'avant veille, a l'âge de 52 ans, rue de Beaune , muni des sacremens de l'église. Ses obsèques ont été faites en présence (de) François Pector »., il est inhumé le , au cimetière du Montparnasse. L'emplacement a été reprisAuprès de lui ont été inhumés : sa mère Françoise Nicole Marie Dubois-Descours de la Maisonfort, veuve d'Étienne François Denis du Coëtlosquet - corps transféré du cimetière du Père-Lachaise le 30 mars 1836 ; son beau-frère Louis François Marie de Clérembault, époux de sa sœur Aimée Désirée Sophie du Coëtlosquet, le 30 mars 1836 ; son neveu Charles Philippe Marie Antoine de Clérembault, le 11 mars 1878. Les corps ont été transférés à l'ossuaire du cimetière du Père-Lachaise le 28 octobre 1982. Lettre de la Mairie de Paris - Direction des parcs, jardins et espaces verts - du 28 septembre 1998 à Thierry Couture..
Vie privée Le général du Coëtlosquet meurt célibataire et sans enfant.
Par testament rédigé à Paris le , il « lègue et donne au jeune Charles Louis Dubois né le quinze février mil huit cent vingt trois à Paris (...) en argent monnoyé et non en papier ou de toute autre manière la somme de trente mille francs, laquelle (...) sera administrée et gérée en son nom (...) jusqu'à ce (qu'il) ait atteint l'âge de vingt cinq ans révolu ». Par ailleurs, il « donne et lègue à (sa) cousine germaine Louise du Bois des Courts (sic), de la Maisonfort, femme de Mr Depron, toutes les constructions en maçonnerie, boisserie et terrassement ainsi que les décorations et embellissements faits à (son) compte à la maison d'habitation de Mottedon, située commune de Beffes, arrondissement de Sancerre, départem(en)t du Cher, (...) pour la dépense (qu'il a) causée pendant treize ans (de 1815 à 1828) ayant vécu au milieu de la famille des Lamaisonfort sans pouvoir payer pension, ne voulant pas demeurer en reste avec ces bons parents ». En outre, il donne à sa cousine précitée tous ses biens mobiliers qui se trouvent à Beffes, à l'exception des livres qui ont rapport à l'art militaire, qu'il lègue à son cousin germain Max Marquis de La Maisonfort, avec ses cartes et plans et sa calèche de voyage. Enfin, il lègue à sa « bonne Tante de la Maisonfort née de Berthun sa montre, comme un souvenir qu'elle ne devra pas quitter ». Il institue comme exécuteur testamentaire son ami le baron MichelJean-Baptiste Michel de Trétaigne (1780-1865), médecin principal des armées sous le Premier Empire, dont une rue de Paris porte le nom., docteur en médecine.
Une transcription intégrale de l'acte de naissance de Charles Louis Dubois est conservée aux Archives de Paris. Elle énonce que le samedi à dix heures du matin est né au domicile de Madame Lucrèce Élisabeth Monier, maîtresse sage-femme rue d'Argenteuil , sur le arrondissement, Charles Louis, fils naturel de Demoiselle Louise Du Bois, rentière âgée de trente ans dont le domicile n'a pu être indiqué par la sage-femme déclarante. Les deux témoins sont un épicier et un marchand de vin voisins.
Malgré toute absence de preuve, un faisceau d'indices laisse penser que l'enfant naquit du général du Coëtlosquet et de sa cousine Louise Dubois-Descours de la Maisonfort : le choix des deux prénoms : fils de Charles (premier prénom du général) et de Louise ; celui du patronyme, qui joue opportunément sur un nom de famille des plus communs - Dubois - en n'en retenant que le premier terme. Dans ses Mémoires, Louis Dubois-Descours, marquis de la Maisonfort, père de Louise, explique sans ambages que « des noms très anciens dans la monarchie se sont maladroitement cachés fort souvent sous des noms de terres, et souvent trois, quatre noms assez obscurs appartiennent à la même famille plus anciennement connue. Qui se donne la peine d'aller déterrer sous le nom de La Maisonfort, que la mienne porte depuis deux cent vingt ans, et sous celui de Favières qu'elle a eu longtemps avant, (trouvera) que notre vrai nom est Dubois (...) »Marquis de la Maisonfort - Mémoires d'un agent royaliste - Mercure de France 1998, page 2. ; la chronologie : Louis Jules Barbon Rossignol de Pron, époux de Louise Dubois-Descours de la Maisonfort, est interné pour aliénation mentale à la « maison royale de Charenton » le . Neuf mois plus tard, « Louise Du Bois » donne naissance à un enfant illégitime ; l'importance de la somme en cause : le général du Coëtlosquet lègue quasiment toute sa fortune à un enfant de sept ans. Quels liens suffisamment forts pouvaient l'y attacher, sinon une paternité que les convenances sociales de l'époque empêchaient de reconnaître ?
Charles Louis Du Bois mourra le , à la veille de son dix-neuvième anniversaire, à Couilly-Pont-aux-Dames - un endroit écarté où on l'avait fait élever discrètement tout en veillant à son éducation. De ce fait, le legs qui lui était promis devint caduc. Un acte de notoriété dressé les 12 et chez un notaire parisien affirme que « Mr le Baron Jean Baptiste Michel de Tretaigne, inspecteur adjoint du service de santé des armées (...) et Mr Jean Antoine Audibert, propriétaire demeurant à Pont-aux-Dames commune de Couilly ( Seine & Marne) (...) n'ont jamais perdu de vue cet enfant depuis le jour de sa naissance jusqu'au jour de son décès (...) » et qu' « il est (...) de notoriété publique que la personne indiquée comme sa mère en son acte de naissance, n'a jamais été connue dud(it) mineur et de ceux qui l'entouraient, que cette personne est purement imaginaire et supposée et que les noms Louise Du Bois ont été indiqués au hasard et seulement pour taire ceux de la véritable mère ; qu'au surplus led(it) mineur n'a été reconnu par aucune personne se disant sa mère soit sous le nom de Louise Du Bois soit sous tout autre nom, et qu'il n'a pas été reconnu non plus par son père naturel » Archives nationales. Minutier central, Louis François Adolphe Tressé, étude CXIII, cote MC/ET/CXIII 938..
Décorations, titres et honneurs Ordres français Chevalier de l'Empire le ; Commandeur de Saint-Louis le ; Grand officier de la Légion d'honneur en .
Ordres étrangers Ordre de Louis de HesseM. de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, tome 8, 1816, . (croix en ) ; Grand-croix Ordre de Saint-Ferdinand d'Espagne en 1823.
Sources
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Liens externes
Eugène Delacroix au château de Beffes : https://www-personal.umich.edu/~hannoosh/Hannoosh-Delacroix%20Lobsters.pdf
Notes et références
Articles connexes Maximilien Dubois-Descours de la Maisonfort Louis Dubois-Descours, marquis de la Maisonfort
Catégorie:Général du Premier Empire promu en 1813 Catégorie:Naissance en juillet 1783 Catégorie:Naissance à Morlaix Catégorie:Décès en janvier 1836 Catégorie:Décès dans l'ancien 10e arrondissement de Paris Catégorie:Chevalier de l'Empire Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Famille du Coëtlosquet Catégorie:Décès à 53 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Montparnasse Catégorie:Naissance dans la province de Bretagne