Dreux Budé (entre 1396 et 1399 - avant )4.4, maître, était secrétaire des rois de France Charles VII et Louis XIp.219. Il était seigneur d'Yerres, d'Évry, de Brégy, de Bretoche, de la Motte-Saint-Merry, de Sarçay, de Trancy, de Mandre, de Bellegrand, de Gentilly, et de Villiers-sur-Marne ainsi qu'en 1445 de Grigny, et en 1463 sous le règne de Louis XI, de Marly-la-Villep.2 (p.150 selon le livre numérique). . Il était fils aîné de Jean I Budé, également notaire et secrétaire de Charles VII, et d'Isabeau Laubigeois, fille de Jean Laubigeois, grenetier de la ville d'Auxerre et maître des garnisons des vins du Roi, et de Jeanne Porcherp.2, elle-même fille d'Étienne Porcher. En tant que le meilleur maître de l'époque, il conservait les archives royales depuis le dans le bâtiment annexe de la Sainte-Chapelle à Parisp.255.

Secrétaire des rois

Le roi Charles VII expédia une lettre patente royale à Montpellier le . En tant que maître, un certain DE BUDE aussi signa cette lettre. Il est probable qu'il s'agissait du maître Dreux Budé..

Le , il se qualifiait lui-même secrétaire de Charles VII, dans une quittance par lui donnée à Jean Beaupoil, commis à recevoir les aides du bas pays de Limousinp.219 ; pièce n°24. Puis, il se dit encore secrétaire et audiencier du roi le , dans une autre quittance donnée au même Beaupoilp.219 ; pièces n°22 et 213.

Il était contrôleur général des aides en Languedoc. En 1443, Étienne Chevalier, futur gendre, lui succédap.3.

Charles VII lui autorisa en 1448 la fortification de sa maison noble à Villiers-sur-Marne.

Ensuite, le roi lui chargea les rôles plus importants. Il lui accorda la haute justice en 1450, en tant que garde du scel. En 1452, il fut nommé grand audiencier de la chancellerie ainsi que prévôt des marchands de Paris le p.256 ; il restait avec cette fonction jusqu'en 1456.. La même année, il acheta la châtellenie d'Yères.

Avant le trépas de Charles VII en 1461, avec son gendre Étienne Chevalier, il fut nommé exécuteur de son testamentp.3, tout comme lors de la mort d'Agnès Sorel en 1450. Ils furent cependant arrêtés à Montargis, à cause d'un conflit avec un officier de Louis XI, Jean de Montespedon, dit Houaste. Le nouveau roi dut intervenir afin que l'on les relâchât. Il en profita pour les confirmer, l'un comme audiencier de la chancellerie, l'autre comme trésorierp.188.

Le , un mois après le sacre de Louis XI, Dreux Budé effectua à Paris sa signature pour une lettre patente royale en latin, non comme conseilleur, mais maître..

Toutefois il rétablit honorablement ses services. Ainsi, le , le roi lui expédia une lettre. Elle fut destinée « A nostre ame conseillier, garde et tresorier de noz chartres M Dreux Bude, audiencier de la chancellerie de France »

Il s'agissait des pièces utiles à l'examen des griefs du duc de Bretagne, pour aider ledit Cousinot dans sa besognep.256. À vrai dire, Dreux Budé était le meilleur maître de l'époque qui soit capable de rechercher les documents juridiques anciens dans les archives.

En , il conservait encore ses fonctions : « A nostre ame et feal conseiller maistre Dreux Bude, audiencier de nostre chancellerie et garde des chartes de nostre tresor a Paris »De par le roy. Nostre ame et feal, nostre chier et ame cousin le comte de Penthievre nous a fait dire et remonstrer que, en certaine cause qu'il a pendant en nosre court de Parlement pour raison de la baronnie, terre et seigneurie de Champtoceaux ou pays d'Anjou luy est besoing de soy aider de certaines lectres, tiltres et enseignements estans entre les chartes de nostre tresor a Paris, touchant la chastellenie de Lodun, baillee en recompense par noz predecesseurs au duc d'Anjou au lieu de ladicte baronnie de Champtoceaux, en nous suppliant et requerant que des dictes lectres, tiltres et enseignemens ainsi servans a sa matiere, luy vueillons faire bailler ou a ses gens et officiers pour luy le double ou coppie a ses despens raisonnables. Si voulons et vous mandons que des dictes lectres, tiltres et enseignements que trouverez en nostre Chambre des comptes ou entre nos dictes chartes servans a l'entencion de nostre dit cousin, vous baillez et delivrez ou faictes bailler et delivrer a nostre dit cousin ou a ses gens et officiers le double ou coppie en forme auctentique et vallable a ses despens, pour soy en aider et lui servir et valoir ce que de raison sera. Et gardez que en ce n'ait faulte, car tel est nostre plaisir. Donne aux Montilz lez Tours, le XIX jour d'avril. LOYS. TOUSTAIN. (Bibliothèque nationale, Collection Dupuy, vol.746, fol.109 ; publiée par Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome X, p.265-266, Société de l'Histoire de France et Librairie Renouard, Paris 1908)..

Louis XI bénéficiait toujours du talent de Dreux Budé. À la suite des États généraux de 1468, c'était le à la vassalité du duc de Bretagne que s'attachait le roi en faisant rechercher par lui dans les registres et actes du trésor des chartes tous les procès-verbaux de prestation d'hommage des ducs. Le garde des chartes devait en faire des vidimus et les envoyer en diligence par le chancelier. Finalement, le , l'anneau des ducs de Normandie fut placé dans la grande salle de l'Échiquier de Rouen, sur une enclume, et publiquement brisé d'un coup de masse. La Normandie, retrounée au royaume de France, n'existait dorénavant plusp.537-538.

Deux pièces originales précisent qu'il conservait encore, le , sa fonction en tant que trésorier des chartes du roi : Dreux Budé vivait encore le , car Louis XI logea, ce jour-là, dans l'établissement de Dreux Budé situé à Bois-le-Comtehttp://websicd2.upmf-grenoble.fr/numerisation//384212101_54527_46_011.pdf p.146 par livre et p.161 par dossier numérique.. De plus, il est certain que son fils Jean II Budé lui succéda cette année-là.

Il mourut avant le .

Mariage et descendance

Dreux Budé épousa, par contrat du Selon ce site, 29 juin 1422, Jeanne Peschart ( - † 1468?), fille de Jean Peschart, écuyer, et de Jeanne Gencien, dont il eutp.3 (p.151 selon le livre numérique) :

Jean II Budé (1430 - † )5.7 : maître. , seigneur d'Yères, de Villiers-sur-Marne, de Marly-la-Ville, de Bagnaux, de Bois-le-Vicomte ainsi que de plusieurs autres terres. Il était notaire et secrétaire des rois de Louis XI et Charles VIII, trésorier, gardes des cartes et grand audiencier en la chancellerie de France, après son père Dreux Budép.256 ; il fut remplacé en 1482 par Jacques Louet.. Il mourut le à Paris. Jacquette Budé ( - † entre et )5.6 : elle se maria le avec Antoine Raguier trésorier des guerres, seigneur du fief de la Tournelle de l' Hay, Thionville et d'Esternayhttp://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Raguier.pdf p.3. Catherine Budé ( - † )5.5p.5 : dame de Grigny et du Plessis-le-Comte par sa dot. Elle épousa en 1444 Étienne Chevalier, seigneur de Prunes, trésorier de France sous Charles VII en 1452. Catherine Budé hérita également une partie des fiefs-rente sur Montreuil. Elle donna naissance à un fils, Jacques I Chevalier et à trois filles, Jeanne, Marie et une autre inconnue. Elle mourut le à Paris, dans le demeure de la rue de la Verrerie paroisse Saint-Nicolas-des-Champshttp://montreuil93.wifeo.com/documents/Sitemaker-partie3.pdf.

Voir aussi Famille Budé

Liens externes

Notes et références

Références bibliographiques Bibliothèque nationale, Pièces originales, vol.547, dossier Budé 12353, pièces n°22, 24 et 213 ; citées par Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome II, p.219, note n°2, Librairie Renouard, Paris 1885

Jean-Baptiste-Pierre Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume, et des maisons de princières de l'Europe, 1824

Descente généalogique d'Estienne Porcher

Jean Favier, Louis XI, Fayard, Paris 2001, 1019p.

Judith Förstel, Étienne Chevalier, Jean Fouquet et Melun, Conseil régional d'Île-de-France

Catégorie:Personnalité française du XVe siècle Catégorie:Prévôt des marchands de Paris