Lincident de Li Gang concerne Li Qiming, étudiant à l'université du Hebei en Chine, qui alors qu'il conduisait en état d'ébriété a heurté deux étudiantes dont l'une est décédée, le . Après avoir été arrêté par la sécurité, l'étudiant s'est défendu en criant « Allez-y, poursuivez-moi en justice ! Mon père s'appelle Li Gang ». Son père, Li Gang, était le chef adjoint du commissariat de police d'un quartier de la ville de BaodingChine : condamnation à six ans de prison de Li Qiming pour l'affaire "Mon père s'appelle Li Gang" Le Quotidien du Peuple, 31 janvier 2011.

Les représentants du Parti communiste se déplacèrent rapidement après l'accident afin d'essayer d'étouffer l'affaire. Cependant, le contraire est arrivé. Un mois après l'accident, une grande partie de la Chine connaît l'histoire, et l'expression « mon père est Li Gang » est devenue une plaisanterie, un slogan pour se dérober à toute responsabilité. Même les efforts du gouvernement pour contrôler l'histoire sont devenus l'objet de méprisMichael Wines, China’s Censors Misfire in Abuse-of-Power Case, New-York Times, 18 novembre 2010Gabriel Gresillon, La fortune des dirigeants chinois sur la sellette Les Echos, 29 octobre 2012.

Le , le South China Morning Post et d'autres sources révèlent qu'une directive du département central de la propagande, émise le , ordonne aux journaux chinois de rappeler leurs journalistes de Baoding et interdit aux rédactions de publier davantage sur le sujetLa blogosphère chinoise dénonce l'impunité des officiels chinois à travers l'affaire Li Gang Le Monde, 5 novembre 2010Wukan villagers' experiment with democracy has been hard going, South China Morning Post..

En , Li Qiming a été arrêté. Il a été condamné à six ans de prison et condamné à payer l'équivalent de $ pour indemniser la famille de Chen Xiaofeng. Li a également été condamné à payer $ pour l'étudiante blesséeChina hit-and-run driver sentenced to six years in jail BBC News, 30 janvier 2011.

D'autres affaires sont signalées. Ainsi, le fils de Ling Jihua, chef de la direction générale du Comité central du parti, un proche du président Hu Jintao, se tue au volant de sa Ferrari noire en . Quatre mois ont été nécessaires pour découvrir qui était le « prince rouge » au volant de la Ferrari, la censure ayant essayé d'« étouffer l’affaire » en interdisant les termes « Ferrari noire » sur les moteurs de recherche du WebStéphane Lagarde, En Chine, la Ferrari noire du prince rouge embarrasse le sommet du pouvoir, RFI, 4 septembre 2012.

Selon la blogosphère chinoise, ces faits divers seraient représentatifs de « l'impunité dont bénéficient les riches et les puissants, ainsi que leurs enfants »Benjamin Gauducheau, Les Chinois excédés par les « fils de » Aujourd'hui la Chine, 28 septembre 2011.

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