Lanvallay () est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Ses habitants se nomment les Côtissois et les Côtissoises. Ils étaient au recensement de 2022..

Géographie Lanvallay est une commune des Côtes-d'Armor, située en Bretagne à l'ouest de la France.

Relief et hydrographie

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rance, le canal d'Ille et Rance, le Pont aux Chats. et le ruisseau du Gué parfond...

La Rance, d'une longueur de , prend sa source dans la commune du Mené et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo, après avoir traversé ..

Le canal d'Ille-et-Rance est un canal, chenal et un cours d'eau naturel navigable, d'une longueur de . Il prend sa source dans la commune de Montreuil-sur-Ille et se jette dans l'Ille à Saint-Grégoire, après avoir traversé ..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de LanvallayLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pleurtuit à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Lanvallay est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Dinan, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dinan, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (76,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (34,6 %), terres arables (30,7 %), zones urbanisées (14,7 %), forêts (11 %), prairies (5,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,7 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (1,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Origine du gentilé La source du terme Côtissois, pour désigner les habitants de Lanvallay, n'est pas connue avec certitude. L'explication la plus crédible est que ce nom viendrait de la digitale, qui poussait sur les bords de Rance, et qui en gallo se nomme cotia ou cotissa.. Ce surnom, donné par les Dinannais, apparaît dès 1884.

Selon Yves Castel (un historien local), le dimanche, les Dinannais allaient se promener sur les bords de la Rance, notamment sur les prairies de Lanvallay, où les fleurs de digitale poussent en abondance, de mi-juin à mi-juillet. En gallo on appelle cette fleur la côtiâ ou la cotissouâ, d'où le surnom de Cotiâs ou Côtissouâs d'Lanvallâ attribués par les citadins aux habitants de Lanvallay, qui se dit Lanvallâ en gallo. Francisé au cours du , ce sobriquet est devenu Côtissois en français écrit. Ce nom est devenu le gentilé officiel des habitants de la commune en 1961Corentin Le Doujet, « Les tribus bretonnes », Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, ..

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Lanvalay en 1154., Lanvallei en 1167, Lanvalei et Lanvalay à la fin du ., Lanvalay et Lanvalae en 1201, par. de Lanvalay en 1219, Lanvalae en 1240, par. de Lanvalaio en 1262, Lanvalay et Lanvaley en 1271, par. de Lanvallayo en 1295, Lanvalais vers 1330, Lanvalay à la fin du , Lanvaley en 1420, Lanvalay en 1453 et en 1516, Lanvallay en 1674, en 1815 et en 1850.

Lanvallay semble être un nom en lan- « territoire, le plus souvent consacré à un saint ». Bernard Tanguy y voit aussi une formation toponymique procédant du vieux breton lann. Ce dernier identifie le saint éponyme, saint Balai, à saint Bachla, également saint éponyme de Saint-Valay en Taden et probablement de Ploubalay. La base de données Nominis indique que saint Balai est fêté le 12 juillet. Il s'agirait d'un saint du , ancien seigneur de Rosmadeuc et disciple de saint Guénolé..

En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale, Bernard Tanguy transcrit la forme parlée sous la graphie Lanvala. Erwan Vallerie mentionne la forme Lanvallo d'après un ouvrage d'Henri-François Buffet publié en 1954. L'association Chubri relève plusieurs formes gallèses, orales ou écrites, qu'elle transcrit sous les formes Lanvala et Lanvalo.

La forme bretonne normalisée proposée par la Commission de Toponymie de l'Institut culturel de Bretagne en 1995, puis par l'Office public de la langue bretonne, est Lanvalae. KerOfis, la base de données toponymique de l'Office public de la langue bretonne, recense dans la production écrite de langue bretonne les formes Lanvalae en 1968, Lanvale en 1978, et Lanvalae à partir de 1995.

Lanvallay se trouve dans la zone de diffusion de la toponymie brittonique. Dans une étude consacrée aux toponymes bretons de Haute-Bretagne et publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 13,9 % des toponymes de l'ancienne commune de Lanvallay, 11,1 % de ceux de Saint-Solen et 2,4 % de ceux de Tressaint sont d'origine bretonneJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 366, 399 et 408.

Histoire

L'Antiquité

Deux voies romaines traversaient la commune, l'une empruntait le gué de Taden entre l'Asile des Pêcheurs (Taden) et l'embouchure du ruisseau du Pont Josselin pour rejoindre Saint-Piat (voie Corseul-Avranches), la deuxième aurait traversé la Rance au niveau du pont de Léhon (voie Corseul-Le Mans)..

Les fouilles préventives effectuées en 2012 à l'emplacement de la ZAC de Coetquen (site de production des Gavottes en 2018) ont révélé l'existence d'une occupation humaine datant de la période de la Tène ainsi que la présence d'une riche villa gallo-romaine.

La paroisse de Lanvallay faisait partie du doyenné de Dol relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable de saint Méen.

L'Époque moderne

En 1790, de paroissial, le territoire est érigé en commune.

1807 : la commune de Tressaint lui est rattachée. 1828 : Tressaint lui est détachée.

Le

La Belle Époque

Les guerres du

Le monument aux morts porte les noms de 59 soldats morts pour la patrie. : 49 sont morts durant la Première Guerre mondiale ; neuf sont morts durant la Seconde Guerre mondiale ; un est mort durant la guerre d'Indochine.

Le rattachement de Tressaint et Saint-Solen Par arrêté préfectoral en date du 29 décembre 1972, les communes de Tressaint et de Saint-Solen lui sont rattachées en fusion-association pour former le Grand Lanvallay à compter du .

Le , le conseil municipal de Lanvallay se prononce par vingt et une voix et une abstention pour une fusion simple des trois communes associées... Elle prend effet le .

Le

Le scandale sexuel du foyer de charité de Tressaint

Au moins 90 femmes hébergées pour des séjours d'environ une semaine et venues faire des retraites spirituelles ou se ressourcer dans le foyer de charité de Tressaint, lequel dépend d'un réseau catholique de communautés religieuses dénommé Foyers de charité qui compte 80 prieurés dans le monde, ont été victimes d'agressions sexuelles au sein de ce foyer de la part d'un religieux décédé en 2004. Le scandale éclate tardivement en 2018 et le responsable d'alors du foyer de charité, Hervé Gosselin, devenu depuis évêque d'Angoulême, s'est vu reprocher son silence sur ces faits..

Légende

La légende raconte que saint Valay (ou Balay), disciple de saint Guénolé à l'abbaye de Landévennec, s'était établi là où se trouve aujourd'hui la ville de Dinan. Poursuivi par des femmes furieuses, il franchit d'un bond la Rance et s'installa sur la rive droite, fondant ainsi LanvallayOctave-Louis Aubert, Légendes traditionnelles de la Bretagne, Éditions Octave-Louis Aubert, 1931, ..

Héraldique

Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Circonscriptions de rattachement Lanvallay appartient à l'arrondissement de Dinan et au canton de Lanvallay depuis le redécoupage cantonal de 2014 et en est le bureau centralisateur. Avant cette date, la commune était rattachée au canton de Dinan-Est.

De 1790 à 1795, Lanvallay fait partie du district et du canton de Dinan, alors composé des communes de Dinan, Lanvallay, Léhon, Quévert, Trelivan et Tressaint.

En ce qui concerne l'élection des députés, Lanvallay fait partie de la deuxième circonscription des Côtes-d'Armor, représentée depuis par Hervé Berville (RE-EPR). Sous la République, la commune appartenait à la deuxième circonscription de Dinan.

Intercommunalité Depuis le , date de sa création, la commune appartient à la communauté d'agglomération Dinan Agglomération et en est la troisième ville la plus importante démographiquement. Cette intercommunalité a succédé au District urbain de Dinan, un district créé le , puis à la Communauté de communes de Dinan, fondée le , et devenue Dinan communauté en 2014.

Lanvallay fait aussi partie du Pays de Dinan.

Institutions judiciaires