Sophia Antipolis est une technopole située dans le département des Alpes-Maritimes, dans le Midi de la France. Elle a été fondée en comme la premiere technopole d'Europe, sous l'impulsion de Pierre Laffitte, sénateur des Alpes-Maritimes de 1985 à 2008.

En , la technopole regroupe , représentant de soixante-quatre nationalités en recherche scientifique de pointe dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC), du multimédia (cybersécurité, traveltech, IoT), des sciences de la vie (médecine, biochimie et agronomie), de l'énergie, de la gestion de l'eau, des risques et du développement durable. On y trouve également et chercheurs du secteur public.

Outre ses zones d'activités, "Sophia Antipolis" comporte des zones résidentielles, commerciales, des équipements publics et leurs services (médiathèque, gare routière, centre aquatique, écoles maternelles, collège, lycée, campus, centre œcuménique).

Comptant , elle s'étend sur , sur les communes d'Antibes, Biot, Mougins, Valbonne et Vallauris, et dispose de la proximité de l'aéroport international de Nice-Côte d'Azur à une vingtaine de kilomètres.

Deux parcs départementaux ceinturent la Zone : le parc de la Valmasque, d'une superficie de sur les communes de Mougins et Valbonne, et le parc de la Brague d'une superficie de sur les communes de Biot et de Valbonne.

Origine thumb|Pierre Laffitte, fondateur de Sophia Antipolis.

Sophia Antipolis a été fondée par Pierre Laffitte.

En 1960, il voulait créer un « Quartier Latin aux champs », une « Florence du »Pierre Laffitte « Le Quartier Latin aux Champs », Le journal "Le Monde" daté du 2 août 1960. dont la réussite serait fondée sur l'échange professionnel et sur la recherche scientifique, promus par l'échange culturel dans un environnement naturel — la mode était alors au dépeuplement des centres-villes vers les campagnes ; idée qu'il résumait en une formule : la « fertilisation croisée » recherches, entreprises et enseignements supérieurs.

C'est en 1969 que l'idée se concrétisa, en choisissant un lieu au milieu de la garrigue du plateau de Valbonne.

La première pierre fut posée en présence du peintre Pablo Picasso.

Le nom fut imaginé par son fondateur, Pierre Laffitte, alors directeur de l'école des Mines de Paris. Il ne sera toutefois déposé qu'en 1985base de données marques INPI : « Sophia Antipolis », déposée le 13 septembre 1985 dans toutes les classes, par l'Association Sophia Antipolis -Association loi de 1901, Place Sophie-Laffitte, 06904 Sophia Antipolis - Valbonne (dossier no 2294237), FR (SIREN 325663805), avec pour mandataire le sénateur Pierre Lafitte, président de l'association. La propriété de la marque a été transférée le 31 janvier 2007, à la Fondation "Sophia Antipolis".. Son épouse, prénommée Sophie, inspira la première partie du nom de la zone et donna son nom à la place Sophie-Laffitte. La seconde partie, , est le nom d'Antibes traduit en grec ancien.

En 1969, "Sophia Antipolis" était une simple zone d'activité ; elle sera, à la fin des années 1970, une technopôle. Avec la construction du quartier de Garbejaïre et la diversification des activités accueillies, "Sophia Antipolis" est devenue une technopoleUne technopole est un aménagement urbain (techno polis) vouée au développement d'activités économiques, techniques et scientifiques variées, alors qu'une technopôle - terme réfuté par l'Académie Française - est une ZA (zone d'activité inhabitée), une polarité industrielle et technique la plupart du temps de mono-activité. Annales du Bac..

Géographie Situation Le centre de "Sophia Antipolis" (approximativement positionné place Sophie-Lafitte) est distant du centre d'Antibes (approximativement place du Général de Gaulle), qui est au sud-est de la technopole, d'environ . Le centre de Cannes (approximativement le Palais des festivals sur la Croisette) qui est au sud-ouest de la technopole, est distant d'environ , tandis que celui de Nice (approximativement place Masséna), au nord-est de la technopole, est environ à Calcul des distances effectué sur le site Via Michelin : http://www.viamichelin.fr/..

Environnement thumb|Le Quartier Garbejaïre, avec les collines des caussols au fond. Sur les de la technopole, de forêts, clairières et garrigues sont protégés, conformément au modèle de développement imaginé par Pierre Laffitte. Se plaçant dans cette perspective préservatrice, la Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis, a signé une profession de foi en finalisant en 2007 l'élaboration d'une Charte de l'environnement initiée dès sa création en 2002Charte citée sur le site de la CASA http://www.casa-infos.fr/content/dix-ans-ensemble.

Institutions Originalité institutionnelle La technopole est imaginée par Pierre Laffitte.

Elle s'étend sur le territoire de cinq communes :

Valbonne ; Antibes ; Biot ; Mougins ; Vallauris.

En l'absence de reconnaissance légale, le développement de "Sophia Antipolis", mené par une multiplicité d'entités institutionnelles publiques et privées, est assuré par des partenariats public/privé depuis 1969.

Historique institutionnel C'est initialement sous la forme d'un groupement d'intérêt économique privé sans but lucratif, le GIE Sophia Antipolis Valorisation — SAVALOR - créé entre diverses associations, dont l'Association Sophia Antipolis présidée par Pierre Laffitte, qu'est née Sophia Antipolis. Au départ, de terrains seront aménagés et viabilisés.

Pour éviter toute spéculation sur le développement de Sophia Antipolis, l'État créé une zone d'aménagement différé de .

À ce GIE s'est substitué en 1972 un syndicat mixte, le syndicat mixte pour l'aménagement du plateau de Valbonne (SYMIVAL) réunissant les collectivités locales concernées (communes, département), pour développer et assurer la gestion de la maîtrise d'ouvrage de Sophia Antipolis au-delà des premiers aménagés par le GIE SAVALOR ; le SYMIVAL achète les terrains (il bénéficie d'un droit de préemption), les aménage (viabilisation) et les cède aux entreprises qui s'installent. Le SYMIVAL a accueilli en 1986 les communes de Villeneuve-Loubet et Roquefort-les-Pins, puis en 1990 les communes d'Opio et de la Colle-sur-Loup. En 1997 le SYMIVAL change de nom pour s'appeler le SYMISA (Syndicat Mixte de Sophia Antipolis).

Il est soutenu par une fondation, la Fondation Sophia AntipolisSophia Antipolis et sa Fondation Site officiel pour promouvoir le projet auprès des investisseurs et entreprises, et pour assurer l'émulation scientifique, culturelle et humaniste de la technopole.

À partir de 1988, une société d'économie mixte, la Société anonyme d'économie mixte de Sophia Antipolis, est créée pour réaliser l'équipement et la promotion du parc, avec la chambre de commerce et d'industrie de Nice et le Conseil général des Alpes-Maritimes.

Une présentation rétrospective de Sophia Antipolis a été réalisée à l'occasion de ses 40 ans en 2009Sophia Antipolis : Rétrospective 1969 - 2009 Fondation Sophia Antipolis.

Acteurs institutionnels actuels Le modèle de développement a évolué de facto avec la création de la communauté d'agglomération de Sophia Antipolis et la nécessité de gérer les déchets.

En effet, il faut dorénavant distinguer cinq acteurs principaux : la communauté d'agglomération de Sophia Antipolis (CASA) ; le Syndicat Mixte de Sophia Antipolis (SYMISA) ; la Fondation Sophia Antipolis ; le Syndicat Mixte pour la Valorisation des Déchets Ménagers (UNIVALOM) ; la Société anonyme d'économie mixte Sophia Antipolis Côte d'Azur (SAEM SACA).

La Communauté d'agglomération Sophia Antipolis (CASA) Regroupant 24 communes depuis le La CASA comptait en 2001 à sa création 14 communes (Antibes Juan-les-Pins, Vallauris Golfe-Juan, Villeneuve-Loubet, Biot, Valbonne, Roquefort-les-Pins, Le Rouret, Opio, Saint-Paul de Vence, La Colle-sur-Loup, Tourrettes-sur-Loup, Le Bar-sur-Loup, Châteauneuf-Grasse, Gourdon), et a accueilli début 2002 les communes de Caussols et Courmes. Depuis le janvier 2012, sur décision préfectorale, la CASA compte dorénavant 8 communes supplémentaires (Cipières, Coursegoules, Gréolières, Bézaudun-les-Alpes, Bouyon, Les Ferres, Conségudes, Roquesteron-Grasse) totalisant ainsi 24 communes., la CASA est compétente en matière d'urbanisation, de développement économique, culturel et sportif, de transport et d'environnement. Disposant de moyens financiers puissants, la CASA a naturellement un poids institutionnel lourd pour le développement de la technopole. Il faut souligner que la ville de Mougins n'est pas membre de la Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis.

La CASA est membre du syndicat mixte UNIVALOM (constitué avec Mougins, Mandelieu, Le Cannet et Théoule-sur-Mer).

En matière de développement économique, aux côtés de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Nice Côte d'Azur et de 14 autres partenaires de 9 pays différents, la CASA est partie prenante depuis 2009 au projet européen ERMIS, sélectionné dans le cadre du Programme de Coopération Interrégionale INTERREG IVC, et bénéficiant d'un financement par le Fonds Régional de Développement de l'Union Européenne. Il s'agit d'identifier, échanger et favoriser les transferts de bonnes pratiques européennes pour améliorer les politiques publiques de support à l'innovation, dans une optique de développement durable..

Le Syndicat mixte de Sophia Antipolis (SYMISA)

Cette structure est chargée de l'administration, de la gestion financière et du développement du projet sophipolitain ; ainsi, le SYMISA détermine la politique de développement de Sophia Antipolis.

Le SYMISA compte parmi ses membres la CASA, la Ville de Mougins, le Conseil Général, la Chambre de Commerce et d'Industrie et la région PACA.

Le siège du SYMISA, situé à Nice jusqu'en 2011, vient d'être installé au cœur de Sophia Antipolis. Sa présidence, jusqu'à présent assurée par le Conseil Général des Alpes Maritimes, est dorénavant placée sous la férule du président de la CASA.

La Fondation Sophia Antipolis

La Fondation Sophia Antipolis est créée en 1984 par Pierre Laffitte et déclarée d'utilité publique.

La Fondation Sophia Antipolis s'est positionnée en Europe sur tout ce qui touche la politique des pôles de compétitivité, l'internationalisation des pôles de compétitivité..

La fondation a eu pour dirigeante Roselyne Koskas, ancienne journaliste à France 2 et au Matin de Paris, de 2004 au ..

Le Sénateur Pierre Lafitte, démissionnaire de ses fonctions de Président de la Fondation, est devenu coprésident de la Fondation le aux côtés de Monsieur Dominique Fache, par ailleurs Président d'Enel Russie. En , il retrouve ses fonctions de Président afin d'amorcer la mise en place de nouveaux statuts de la Fondation. Une nouvelle gouvernance se met en place sous l'impulsion de Jean Pierre Mascarelli, vice-Président de la Communauté d’agglomération de Sophia Antipolis. Pierre Laffitte devient président d'honneur.

Le Syndicat mixte pour la valorisation des déchets ménagers (UNIVALOM) La problématique de la gestion des déchets a justifié la création d'un syndicat, appelé UNIVALOM, . La de ce syndicat, en matière de recyclage des déchets, est de s'être doté d'une usine d'incinération de toute dernière génération, non polluante, à proximité immédiate de Sophia Antipolis, qui est en autosuffisance électrique et revend à EDF les surplus d'électricité. En 2021, le montant de cette revente s'élevait à , en augmentation de 4,9% par rapport à l'année précédente.

Une C.L.I.S. (Commission Locale d'Information et de Surveillance) réunis au sein du CADIS (Comité d'Animation et de Défense des Intérêts des Semboules). Elle assure le suivi des nuisances et de la pollution générée par l'incinérateur d'Antibes.

La Société anonyme d'économie mixte Sophia Antipolis Côte d'Azur (SAEM SACA)