Prilly ( ) est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de l'Ouest lausannois. Au , la Ville de Prilly compte habitants.
Géographie Situation Prilly se trouve dans l'ouest lausannois dans le canton de Vaud. La commune fait partie de l'agglomération lausannoise.
Le territoire de Prilly s'étend sur . Lors du relevé de , les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient de sa superficie, les surfaces agricoles , les surfaces boisées et les surfaces improductives .
Un cours d'eau traverse la commune, le ruisseau de Broye. Il prend sa source au-dessus de l'hôpital de Cery et coule à l'air libre. Il traverse la route de Neuchâtel et la ligne de chemin de fer Lausanne – Bercher à la hauteur de l'auberge de La Fleur-de-Lys puis descend le long de la piscine et du cimetière avant de passer sous terre. Il entre alors sur la commune de Renens où il conflue dans la Mèbre. Il donne son nom à une route, qui suit son tracé et au temple, situé à proximité..
Transports publics La commune de Prilly est desservie par la ligne de train régionale du chemin de fer Lausanne-Échallens-Bercher qui s'arrête à la gare d'Union-Prilly et aux haltes de Prilly-Chasseur et Cery − Fleur-de-Lys ainsi que par les lignes régionales du réseau express régional vaudois des CFF qui s'arrêtent à la halte de Prilly-Malley.
Les Transports publics de la région lausannoise desservent aussi la commune avec notamment les lignes de trolleybus 4 et 9 ainsi que les lignes de bus 17, 18, 33 et 38.
Toponymie En 976, Prilly est mentionné sous le nom latin Presliacus. Ce toponyme est formé du nom de personne latin Praecilius et du suffixe toponymique celtique -akos/-acum. Par la suite on trouve Prillie (avant 1185), Prilie en 1202, Prilliez en 1453. Il y eut aussi Preilly (1577) et Prillier (1628).
Histoire En 1765, lors de la construction du temple de Broye, on a découvert une exceptionnelle et aujourd'hui célèbre tête de jeune homme en bronze, aujourd'hui conservée à Berne. Cette information n'est pas entièrement sûre, car il existe au minimum deux sources différentes concernant le lieu de découverte de cette tête en bronze : l'une rapporte que cette tête viendrait de Prilly. L'autre estime qu'elle aurait été trouvée à Vidy, sur l’ancien vicus de Lousonna par le pasteur de Prilly Samuel du Til, au début du .
Prilly est mentionnée pour la première fois en 976 : l'archevêque de Lyon Burcardus cède alors à l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune, en Valais, une campagne située « in fine runingorum in villa que vocatur presliacus ».
Période savoyarde En 1244, l'évêque de Sion, Henri de Rarogne, donne ses propriétés de Prilly au Chapitre de Lausanne. Mais en 1389, l'évêque Guillaume de Menthonay cède les terres de Prilly à Jacques de Penthéréaz. En 1482, Prilly devient la propriété de la famille noble de Gimel.
Période bernoise La période bernoise a débuté en 1536 et s'est achevée en 1798. Lors de cette période, Prilly faisait partie du bailliage de Lausanne. « Entre 1558 et 1559, à la suite de la Conjuration de Lausanne qui éclate en contre les Bernois, les droits de la seigneurie de Prilly sont repris par Isbrand de Crousaz. » Isbrand de Crousaz, le nouveau seigneur de Prilly était aussi lieutenant baillival, juge à la cour des fiefs, procureur patrimonial, châtelain d'Ouchy. Il n'était pas seulement seigneur de Prilly mais aussi de Crissier, Corcelles et Mex.
Lorsque Isbrand de Crousaz meurt en 1619, son fils Claude de Crousaz hérite des droits de seigneurie de Prilly. Puis Suzanne Rosset, fille de feu de Claude de Crousaz succède à son père et devient Dame de Prilly. La famille Rosset possède la seigneurie de Prilly jusqu'en 1729 : Elizabeth Rosset, veuve, est obligée de vendre le château à la Ville de Lausanne. La Ville de Lausanne acquiert le château et la seigneurie de Prilly le .
La Révolution industrielle vignette|Photo aérienne (1960). L'industrie de Prilly a débuté dans le quartier de Malley. Avant 1840, il n'y avait là que des prairies. Ce secteur était délimité à l'ouest par le chemin qui lie Prilly au Bois-de-Vaux, au sud par le chemin de Malley et à l'est par le cours d'eau du Galicien. Dès 1899, le secteur était desservi par le tramway Lausanne-Renens. Attirée par cette voie de transport, une première entreprise s'installa en 1902 : la fabrique de coffres-forts Tauxe, encore présente aujourd'hui. Elle a été suivie par les ateliers Zwahlen et Mayr (1906-1966), spécialisés dans la serrurerie artisanale et industrielle. À la fin des années 1930, deux autres grandes entreprises s'installent dans le quartier : la fabrique d'encre Sicpa et l'entreprise Bobst, en 1937.
La Première Guerre mondiale Prilly est sous le choc le lendemain de l'annonce de la Première Guerre mondiale. Pour assurer la protection du village, le président du Conseil Ravey et ses deux scrutateurs décident de créer une garde civique et tous les citoyens ayant au moins 17 ans y sont acceptés. Cette garde est sous le commandement de Frédéric Mayor. Le , ces mesures sont rapportées, alors que vient de s'achever la bataille de la Marne.
Mais le plus grand problème est le ravitaillement. En mars et , la municipalité importe des pommes de terre de Hollande. En 1917, on distribue les premières cartes de rationnement pour le riz et le sucre.
Politique Vie politique Le premier procès-verbal indique l’élection du premier Conseil communal, le .
À partir de cette date, le Conseil communal remplace le Conseil général.
Pour le pouvoir exécutif, depuis 1922, 8 syndics du parti radical-démocratique ont été élus, un du parti socialiste suisse, et du parti libéral Suisse. Le syndic actuel Alain Gilliéron est du parti libéral radical.
Liste des syndics de Prilly 1918-1921 : Henri Martin. 1922-1925 : Gustave Emery, Parti radical-démocratique (PRD). 1926-1933 : Louis Vuagniaux, Parti radical-démocratique (PRD). 1934-1937 : Julien Magnin, Parti radical-démocratique (PRD). 1938-1945 : Jules Ravey, Parti radical-démocratique (PRD). 1946-1953 : Armand Chabanel, Parti radical-démocratique (PRD). 1954-1961 : Fernand Bauverd, Parti radical-démocratique (PRD). 1962-1980 : Jean Riesenmey, Parti libéral suisse (PLS). 1980-1983 : Jean-Claude Pithon, Parti radical-démocratique (PRD). 1984-1997 : Daniel Burnand, Parti radical-démocratique (PRD). 1998-2004 : Patrice Bocquet, Parti socialiste suisse (PSS). 2004-2026 : Alain Gilliéron, Parti radical-démocratique (PRD), puis Parti libéral-radical (PLR). 2026 - actuellement : Luigi Sartorelli, Parti Le Centre (PLC).
Jumelage La commune est jumelée avec Giubiasco dans le canton du Tessin.
Population et société Gentilé et surnom Les habitants de la commune se nomment les Prillérans (variations : Prilliérans et Prillérains).
Ils sont surnommés lè Dèfreguelyi (les déguenillés en patois vaudois, les villages de l'agglomération lausannoise étant autrefois pauvres).
Démographie Évolution de la population
Pyramide des âges
Activités Sports Prilly offre plusieurs activités spécifiques, tel que le football, le tennis, la gymnastique, et deux piscines publiques : la Fleur-de-Lys (en plein air) et la piscine de Fontadel (couverte). La patinoire de Malley est également située à Prilly, et la halle d'escrime et de tir de Malley est partagée entre les communes de Prilly et de Renens. Dans le même quartier se trouve le centre de loisirs de Malley Lumières d'une superficie de .
Piscine Fleur-de-Lys Elle a été construite entre 1968 et 1969. L'architecte est Jean Daniel Urech. Le mandataire est Paul Mermoud. Les travaux ont commencé en 2013 et avant ça le restaurant a été rénové en 2012. Les travaux ont duré deux ans, la piscine a fermé pour une saison complète en 2014.
Depuis la construction en 1968, la piscine est restée en état d'origine. La petite piscine à côté du bassin olympique a été démolie. Un mur entre les plongeoirs et le bassin olympique a été construit pour garantir une bonne circulation de l'eau. Les vestiaires ont été détruits puis reconstruits de manière plus écologique et contemporaine. Les vestiaires, à l'époque entièrement en béton, sont désormais en bois. Écologiques, ils répondent aux normes actuelles. La construction d'un bâtiment administratif : bureaux, locaux techniques et dépôts, buanderie, vestiaires, salle de repos. Le restaurant a également subi de grosses rénovations. Actuellement, la piscine est chauffée grâce à son sol en inox et sa couverture thermique. Médias Le studio de la webradio en langue arpitane, Radiô Arpitania se situe à Prilly.
Culture et patrimoine Patrimoine bâti Le château Le « château » (route de Cossonay 40) est en fait une maison de maîtres remontant au , flanquée d'une tour rectangulaire ajourée de baies jumelées et en triplet. Aujourd'hui propriété communale, l'édifice, très transformé, a été rénové en 2011.
Propriété de la ville de Lausanne, le château est vendu à Louis-François Emery, puis Gustave Emery qui lui a succédé jusqu’en 1895. Ses héritiers ont vendu le château à un consortium formé de Léon-Henry Pinard, médecin et sous-directeur à l’hôpital de Cery, Frédéric Mayor, chef de gare du LEB au Chasseur et conseiller communal, puis municipal (1893), et Charles Strudel, directeur du LEB. Ils le transforment en clinique pour le traitement des affections nerveuses. À la suite du décès du Dr Pinard, le château est loué à une dame Rayola qui en fait une pension et héberge, entre autres, des internés français jusqu’en 1918. Il est vendu à Jules Jacot-Guillarmod en 1920, qui l'utilise à nouveau comme clinique.
Malgré son décès en 1925 lors d'un de ses nombreux voyages, sa famille reste propriétaire du château jusqu'en 1946 : le château passe alors en mains communales.
Dès les années 1950-60, les autorités prilléranes y aménagent progressivement des bureaux de l'administration communale.
Le château est entièrement transformé dès 2009 par l'architecte Ferrari (Jean-Baptiste) et inauguré en 2011.
Le four à pain du château Nous ne connaissons pas la date exacte du four à pain, mais sa plus vieille mention date de 1775. Il faisait partie des dépendances du château. Il s'agit d'un four à pain communal, situé à proximité d'un point d'eau, comme la plupart des fours à pain. Au début du , le four disparaît pour laisser place à la chambre à lessive de l'hôpital.
De 1920 à 1946, le château restera la propriété du Dr Jacot-Guillarmod et sa femme avant de redevenir la propriété de la commune. À partir de ce moment-là, le four à pain servira de dépôt aux jardiniers communaux.
Dans les années 1970-1980, la population porte de plus en plus d'intérêt aux fours à pain, ce qui convainquit Victor Fer de proposer une rénovation du bâtiment annexe du château afin d'en faire à nouveau un véritable four à pain communal. En 1979, Pierre Delacrétaz, spécialiste des fours à pain, confirme à la Municipalité que le four à pain mériterait d'être rénové. Les travaux ont été entrepris en 1981 avec, par exemple, la construction d'un four à pain circulaire de 140 centimètres de diamètre inauguré le lors de la première fête d'automne. Il est maintenant utilisé lors des différentes fêtes et animations de la ville.
Le temple réformé de Broye Dès le milieu du se développe l’idée de construire un temple commun entre trois communes dans le secteur dit de Broye, à peu près à égale distance entre Renens, Prilly et Jouxtens-Mézery, afin de remplacer d’anciens lieux de culte délabrés et trop exigus. Mais un ordre ferme des autorités bernoises ne date que de 1759 et il faut attendre 1765 pour voir l'idée se concrétiser, après de nouvelles discussions et une aide financière massive de Leurs Excellences de Berne, en tant que propriétaires du chœur de l’ancienne église médiévale de Prilly.