Henri Guisan est un officier suisse, né le à Mézières (VD) et mort le à Pully (VD). Durant la Seconde Guerre mondiale, il est nommé général commandant en chef de l'Armée suisse.
Biographie Son père Charles-Ernest Guisan est médecin à Mézières. Sa mère Louise, née Bérengier, est originaire de Vevey.
En 1893, Henri Guisan obtient une maturité en lettres après avoir fréquenté le collège classique cantonal et le gymnase à Lausanne. Henri Guisan tâte d'abord de la théologie et du droit à l'Université de Lausanne avant d'opter pour l'agronomie, qu'il étudie à Hohenheim, en Allemagne, et à Lyon. Pendant ses études, il est membre de la société suisse des étudiants de Zofingue. En 1896, il achète le domaine de Bellevue, à Chesalles-sur-Oron. Il fait son école de recrues d'artillerie à Bière. Promu lieutenant en 1894, il accède successivement à tous les grades militaires pour devenir commandant de corps en 1932.
Le , l'Assemblée fédérale le désigne comme Général de l'armée suisse (grade existant uniquement en cas de mobilisation), soit commandant en chef de l'armée suisse par contre 21201, responsabilité qu'il assume durant toute la Seconde Guerre mondiale (1939-1945). Le même jour, il rencontre secrètement un agent de liaison français, initiant la collaboration officieuse entre la France et la Suisse dans le cadre de la Manœuvre H.
Il est l'auteur du concept du Réduit national, visant à replier l'armée dans l'arc alpin suisse en cas d'invasion. Le , il tient au Grütli un rapport d'armée qui eut un grand retentissement tant dans le pays qu'à l'étranger. Henri Guisan est aussi aimé et respecté en Suisse alémanique, où il s'exprime autant en suisse allemand qu'en français.
Le , le général Guisan demande au Conseil fédéral de le décharger de ses responsabilités militaires. Entré dans la vie civile, il s'installe au domaine de Verte-Rive, à Pully, aux portes de Lausanne.
Au lendemain de sa mort, survenue le , plusieurs quotidiens lui rendent hommage. La Suisse écrit : Dans La Liberté, on peut lire : Quant au quotidien socialiste La Sentinelle, il note : . vignette|Statue de Guisan sur la place du Général Guisan à Ouchy (Lausanne), par Otto Bänninger. Ses funérailles ont donné lieu à un cortège suivi par plus de , ce qui en fait le défilé le plus suivi en Suisse. Lors de l'office funèbre célébré en la cathédrale de Lausanne, le président de la Confédération, Max Petitpierre, s'exprime en ces mots :
Il était marié à Mary Doelker (1875-1964), dont il a deux enfants : Henri né le et Myriam née le .
Armes Le général et sa famille portent d'azur au chevron d'argent accompagné de trois étoiles du second....
Centre Général Guisan En 1971, la Confédération acquiert la villa Verte-Rive, l'ancienne demeure du Général Guisan sise à Pully. Elle abrite un musée, le Centre Général Guisan, et différentes salles de réunion ainsi que diverses institutions : La Fondation Général Henri Guisan, que le Général avait créée à la fin de la guerre pour venir en aide aux militaires malades ou blessés en service et qui gère aujourd'hui la propriété ; L'Association Verte Rive Centre Général Guisan, qui a pour but d'animer et de gérer le Centre Général Guisan ; Le Centre d'histoire et de prospective militaires ; ainsi que la section vaudoise de la fondation Pro Patria, qui soutient des projets de sauvegarde du patrimoine ainsi que des actions sociales et culturelles
Dans les arts et la culture populaire
Éponyme Un astéroïde (1960) Guisan est nommé en honneur de Henri Guisan.
Sculpture 1958 - Buste du général Guisan, bronze, par Casimir Reymond au Centre Général Guisan (Pully), 1967 - Statue équestre d'Henri Guisan, bronze, par Otto Bänninger à Ouchy (Lausanne),
Œuvres En toute confiance… : correspondance du Général et de Madame Henri Guisan avec le Major Albert R. Mayer, adjudant du commandant en chef de 1939 à 1941 : 1940-1959, Brugg, 1995. Entretiens accordés à Raymond Gafner à l'intention des auditeurs de Radio-Lausanne / Préf. de Otto Treyvaud, Lausanne, 1953.
Documentaires
1985 : Quelques retouches au portait du Général Guisan de Frank Pichard 1995 : Le Général Guisan et son temps de Claude Champion 2010 : Le Général de Felice Zenoni
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie
Généraux suisses, Yens-sur-Morges, 1990
Henri Guisan et les Jurassiens, Porrentruy, 1995
Fonds d'archives Fonds=Fondation pour la jeunesse suisse Général Guisan (1954-2004) [1.00 ml] Section : Archives privées ; Cote CH-000053-1 PP 1026. Archives cantonales vaudoises (présentation en ligne= https://davel.vd.ch/detail.aspx?ID=720091].
Articles connexes Armorial vaudois
Liens externes
Vidéos: Henri Guisan un dossier des archives de la Télévision suisse romande.
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