Daude de Pradas est un troubadour originaire (Il s'agit de Prades-Salars, première sauveté du Rouergue créée par les moines de l'abbaye de Conques en 1110).).
Il vécut dans les trois premiers quarts du . Il est auteur d'une vingtaine de poésies lyriques et de deux poèmes didactiques, l'un, sur les quatre vertus cardinales () et l'autre sur la fauconnerie ()..
Biographie Deodatus de Pradas, comme il est appelé dans les archives de Rodez, semble avoir eu une vie exceptionnellement longue, comme Peire Cardenal.. Il est signalé dans les archives à partir de 1214 jusqu'en 1282..
Si l'on en croit sa , ., qui fut chanoine de la cathédrale de Maguelonne, mais rien n'est moins sûr. En revanche, il est mentionné comme chanoine à Sainte-Marie de Rodez en 1214, puis vicaire général en 1266. Il est protégé successivement par Guillaume IV d'Orange (mort en 1218) puis par Estève de Chalançon, évêque du Puy-en-Velay de 1220 à 1231. Sur une miniature, il est représenté vêtu d'un long surcot mais tonsuré.. Œuvres
Ce poème sur les quatre vertus cardinales, écrit entre 1220 et 1231 et composé de octosyllabiques à rimes plates, est une traduction/adaptation en occitan de la de Martin de Braga, dédicacée à Estève de Chalançon..
Il s'agit d'un traité de fauconnerie, activité aristocratique, en vers, inspiré du d'Adélard de Bath et sans doute de divers traités en latin du siècle précédent. Il en existe quatre manuscrits complets dont deux à la BnF et un à la Bibliothèque vaticane..
Les chansons Daude de Pradas a chanté l'amour divin, , strophe 1 vers 10-11, cité dans ., mais sa qualité de chanoine ne l'a pas empêché d'écrire aussi des chansons d'amour profanes. Ses cansos, au nombre d'une vingtaine, décrivent comment (Amour, Joie, Mercy et Désir) déterminent l'état d'esprit de l'amoureux.. Il n'existe plus la mélodie que d'une seule.
Il a composé, vers 1220, un à l'occasion de la mort d'Uc Brunenc, son compatriote.. Il est aussi auteur d'une tenso dans laquelle il mentionne Gui d'Ussel. Dans Le Roman de la Rose, écrit dans le premier tiers du , un de ses poèmes () est cité (v. 4652-4659), traduit en langue d'oïl, , et présenté comme , ce qui semble indiquer que, de son vivant, ses chansons étaient connues au-delà de la sphère occitane.
Notes et références
Annexes
Bibliographie
Jean-Pierre Chambon,
Liens externes
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