Goslin, Gauzlin ou GozlinGénéalogie de Gauzlin, cinquième enfant de Rorico, comte du Maine. (né en 834, mort le ) fut un membre de la famille des Rorgonides, évêque de Paris, défenseur de la Cité contre les Normands en 885.

Biographie Il est le fils de , comte du Maine. Devenu moine en 848, il entra à l'abbaye Saint-Remi de Reims, puis devint abbé successivement de Saint-Maur de Glanfeuil, de Jumièges, de Saint-Amand, de Saint-Germain-des-Prés et de Saint-Denis.

Comme beaucoup de prélats de son temps, il participa activement à la lutte contre les Vikings. Fait prisonnier avec son demi-frère Louis en 858, il fut libéré après le paiement d'une lourde rançonD'après Prudentii Trecensis episcopi Annales, ann. 858.. De 855 à 867, il travailla par intermittence, puis de 867 à 881 de façon plus régulière, comme chancelier de et de ses successeurs.

En 877, à la mort du roi, Gozlin prend la tête d’un parti contre le fils de et héritier légitime, et son fils . Il veut que ce soit Louis le Jeune, fils de Louis le Germanique qui prenne la succession, mais ses intrigues n’aboutissent pasDictionnaire de biographie française. tome 16. 96, Griveau-Guéroult Du Pas, Paris, Letouzey et Ané / 1985 (art. Gozlin de G. Michaux)..

En 883 ou 884, il fut élu évêque de Paris. Il fut chancelier de et contribua à la nomination d'Eudes, fils de Robert le Fort, comme comte de ParisPierre Riché, Patrick Périn, Dictionnaire des Francs. Les Mérovingiens et les Carolingiens, éd. Bartillat, 2013, ..

Percevant les dangers auxquels la cité pouvait être exposée en cas d'attaque des Vikings, il planifia et dirigea le renforcement des défenses, tout en s'en remettant à la protection des reliques de saint Germain et de sainte Geneviève. Lorsque l'attaque eut lieu, le , la défense de la cité contre le siège entrepris par les Vikings lui fut confiée, ainsi qu'à Eudes, Hugues et Ebble, neveu de GoslinSiège de Paris par les Normands par le moine Abbon. Là cependant se faisaient remarquer beaucoup de grands et d'hommes courageux : au-dessus de tous le prélat Gozlin brillait le premier ; ensuite venait son neveu, le vaillant abbé Ebble. et abbé de Saint-Germain d'Auxerre. La lutte pour le pont au Change (Grand-Pont) dura deux jours. Gozlin contraignit les Normands à renoncer à l'assaut en réparant la destruction de la tour en bois pendant la nuit. Le siège se poursuivit un peu plus d'un an, alors que l'empereur se trouvait en Italie.

Tandis que l'on négociait les prémices de la paix, Gozlin mourut le , tué par la peste qui faisait rage dans la citéSiège de Paris par les Normands, d'Abbon..

Une rue de Paris porte son nom.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Amaury Duval, L'Évêque Gozlin ou le Siège de Paris par les Normands. Chronique du , roman, 2 volumes, 1832. Philippe Le Bas, Dictionnaire encyclopédique de la France, tome 9, Paris, 1843.

Article connexe Siège de Paris (885-887)

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