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« Déploie ton jeune courage, enfant ; c'est ainsi qu'on s'élève vers les étoiles. » Virgile, l'Énéide, 9, 641. Paroles prophétiques qu'adresse Apollon au jeune Ascagne, fils d'Énée et petit-fils de Priam. Voir ici l'extrait du texte de Virgile. Voir aussi : Ad astra ainsi que Sic itur ad astra.
« Le maître l'a dit. » Dans les débats de scolastique médiévale, argument fondé sur l'affirmation : "Aristote lui-même l'a dit." Qualifie un argument d'autorité. Voir Ipse dixit.
« Avec grande louange. » Mention honorifique décernée dans le cursus universitaire. Supérieure à Cum laude et inférieure à Summa cum laude.
« Puissante est la force de l'habitude. ».
« La grande Europe est notre patrie ». Un des leitmotiv politique du mouvement paneuropéen.
« Avec grande joie. ».
« Grand Œuvre. » Chef-d'œuvre d'un artiste. En alchimie : transmutation du plomb en or.
« De loin, l'admiration est plus grande. » Tacite, Annales, 1, 47.
« La peine la plus grave absorbe la peine la moins grave. » Adage juridique.
« Déployer des ailes plus grandes que le nid natal. » Horace, Épîtres, 1, 20, 21.Voir ici un extrait du texte d'Horace.
« Un mauvais pommier donne de mauvaises pommes. » Jeu de mots : les mots latins mālus, « pommier » et mălus, « mal » s'écrivent identiquement mais le premier se prononce avec un "a" long et le second avec un "a" bref.
« Il ne faut montrer aucune indulgence envers ceux qui sont de mauvaise foi. » Adage juridique.
« Pomme de discorde. » Allusion à la pomme remise à Aphrodite par Pâris, ce qui provoquera la guerre de Troie. Association entre les mots mālus, « pommier » et mălus, « mal ».
« Par la main militaire. » C'est-à-dire à l'aide de la force armée".
« La main de Dieu. »
« Une main lave l'autre » : se dit de deux membres d’une même profession qui se blanchissent l’un et l’autre des torts qu’on peut leur imputer. Au sens figuré : "fais-moi une faveur et je te la rendrai" ou encore "passe-moi la rhubarbe, je te rendrai le séné".
« Notre mer. » La Méditerranée, considérée comme un lac intérieur par l'Empire romain.
« Jeter des perles aux cochons. » On dit aussi "donner de la confiture aux cochons".
« Mère de Dieu. » Dans la religion chrétienne : autre nom de Marie qui mit au monde Jésus de Nazareth.
« Le plus grand respect est dû à l'enfance. » Juvénal, Satires, 14, 47. Voir ici le texte de Juvénal.
« C'est ma faute. » Expression tirée de la prière chrétienne du Confiteor et fréquemment utilisée dans le langage courant.
« Le médecin soigne, la nature guérit. » Proverbe.
« Médecin, soigne-toi toi-même. » Bible, Nouveau Testament, Évangile de Luc, 4, 23. Parabole de Jésus Christ.
« Les remèdes de l'âme. » (en parlant des livres).
« L'excès est la nourrice des médecins. »
« Le médecin qui a prescrit à la maladie le soin du temps, a prescrit un remède meilleur que s'il avait utilisé les fers. »
« Souviens-toi que tu es mortel ; souviens-toi que tu mourras. » Voir aussi : Et in Arcadia Ego et Memento quia pulvis es.
« Souviens-toi de toujours oser. » Formule latine adoptée pour devise par l'écrivain et poète italien Gabriele D'Annunzio.
« Souviens-toi que tu es poussière. » Bible, Genèse, 3, 19 : "C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris ; car tu es poussière et tu retourneras dans la poussière. »
« Un esprit sain dans un corps sain. » Juvénal, Satires, 10, 356. Voir ici le texte de Juvénal.
« Moi, je m'occupe de l'avenir. » Ovide, Métamorphoses, 13, 363. Dans une joute oratoire opposant Ajax et Ulysse, réclamant tous deux la gloire d'Achille après le combat contre Troie, Ulysse reproche à Ajax de n'être qu'une force brute quand lui-même ménage l'avenir. Voir ici le texte d'Ovide.
« De deux maux [choisit] le moindre. » Phèdre ; de même, ex malis eligere minima oportet : de plusieurs maux, il faut choisir le moindre (Ciceron de Officiis, 3,3
« Le plus petit des plus petits. »
« Prenez pitié de nous. » Formule extraite de la prière chrétienne du Gloria et utilisée en divers moments de la liturgie.
« Envoyés du maître. »
« De la mesure en toute chose. » L'expression dérive de la formule Modus omnibus rebus, de même sens, que l'on trouve dans la comédie de Plaute Pœnulus, ou le jeune Carthaginois 1, 2, 238. Voir ici l'extrait de la comédie de Plaute.
« Mode opératoire ; manière d'agir. »
« Moyen de vivre. » Arrangement permettant de faire cohabiter, collaborer, des personnes, des organisations en désaccord sur certains points. Au Canada, le modus vivendi a pris la forme juridique de l’accommodement raisonnable.
« La loi doit avertir avant de frapper. » Adage juridique exprimant la prohibition des lois rétroactives. Voir : Lex moneat priusquam feriat.
« À la manière des bêtes. » Position sexuelle. Voir Position de la levrette.
Voir Ubi est, mors, victoria tua.
« Ceux qui s'attendent à mourir te saluent. » Cette expression, dont on a fait une sorte d'emblème des combats de gladiateurs, n'est citée qu'une seule fois par les historiographes : chez Suétone, Vie des douze Césars, Vie de Claude, 21, 13 et dans des circonstances très particulières. Voir ici le texte de Suétone. Comme l'indique la forme "morituri", les combats de gladiateurs n'étaient pas nécessairement mortels et bien moins sanglants que nous l'a transmis la tradition. Voir Ave Cæsar, morituri te salutant.
« De son propre chef. » Lorsque le Saint-Père de l'Église catholique romaine publie un texte de son propre chef, sans demande des évêques ou du peuple catholique, sans réponse à un jugement ou à une demande d'avis, il est dit motu proprio.
« Beaucoup de choses en peu de mots. » La concision, idéal du style latin, illustrée entre autres par Térence.
« Il lui est beaucoup pardonné car elle a beaucoup aimé. » Bible, Nouveau Testament, Évangile de Luc, 7, 47.
« Il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus. »
« En changeant ce qui doit l'être. » En politique, en économie, en histoire, certaines situations sont comparables et peuvent éclairer les processus, l'avenir, etc., à condition d'effectuer les changements nécessaires. Ainsi, les deux situations seront comparables mutatis mutandis – en ayant changé ce qui doit l'être. (Bien entendu, l'exercice ne relève pas de la science, mais de la rhétorique).
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Références Macte animo ! Generose puer, sic itur ad astra Virgile, l’Énéide, 1, 638-644. [Traduction : Université catholique de Louvain.]
{| class="wikitable" | |Alors précisément, dans un coin du ciel, Apollon chevelu voyait d'en haut les armées ausoniennes et la ville ; assis sur un nuage, il s'adresse ainsi au victorieux Iule : " ; tu es né de dieux et tu engendreras des dieux. En toute justice, les guerres à venir sous la race d'Assaracus s'arrêteront, par la volonté du destin ; et Troie ne te suffit plus." |} Retour à la liste des locutions latines.
Majores pennas nido Horace, Épîtres, 1, 20, 18-22. [Traduction : Ch.-M. Leconte de Lisle (1818-1894). Horace, traduction nouvelle ; Paris, A. Lemerre, 1911.]
{| class="wikitable" | |Quand le tiède soleil ouvrira beaucoup d'oreilles autour de toi, dis-leur que, né d'un père affranchi et n'ayant qu'un petit bien, j'ai étendu , et ajoute autant à mes vertus que tu ôteras à ma naissance. |} Retour à la liste des locutions latines.
Maxima debetur puero reverentia Juvénal, Satires, 14, 44-49. [Traduction : Henri Clouard, Juvénal et Perse. Garnier, Paris, 1934.]
{| class="wikitable" | |Que tout ce qui peut salir les oreilles et les yeux soit écarté des murs qui abritent un enfant ; loin de cette maison, bien loin, les courtisanes et les chansons d'un parasite noctambule ! ; songes-y, en cas de perverse tentation ; et ne crois pas qu'il ne faille tenir compte d'un enfant très jeune : au contraire, au moment de mal faire, pense à ton fils au berceau et que cette pensée te retienne. |} Retour à la liste des locutions latines.
Mea culpa Confiteor, prière de la liturgie de l'Église catholique. [Traduction : version tridentine.]
{| class="wikitable" | |Je confesse à Dieu Tout-Puissant, à la Bienheureuse Marie toujours vierge, à Saint Michel Archange, à Saint Jean-Baptiste, aux Saints Apôtres Pierre et Paul, à tous les Saints, et à vous, mon Père, que j’ai beaucoup péché, par pensées, par paroles et par actions.
C’est pourquoi je supplie la Bienheureuse Marie toujours vierge, Saint Michel Archange, Saint Jean-Baptiste, les Saints Apôtres Pierre et Paul, tous les Saints et vous mon Père, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu. |} Retour à la liste des locutions latines.
Mens sana in corpore sano Juvénal, Satires, X, 350-364. [Traduction : Henri Clouard, Juvénal et Perse. Classiques Garnier, Paris, 1934.]
{| class="wikitable" | |L'élan du cœur et la force aveugle du désir nous font souhaiter une épouse et des enfants : mais les dieux savent ce que seront ces enfants et ce que sera l'épouse. Tient-on néanmoins à faire des prières, à aller devant les autels, à offrir les entrailles et les boudins sacrés d'un cochon de sacrifice ? Ce qu'il faut alors implorer, c'est . Demande une âme énergique, affranchie des terreurs de la mort et qui compte le terme de la vie au nombre des bienfaits naturels ; une âme qui ait la force de supporter toute peine, qui ignore la colère, qui n'ait point de passions, qui mette les travaux et les épreuves d'Hercule au-dessus des amours de Sardanapale, de ses festins et de ses lits moelleux. Je désigne là ce que chacun peut se donner à lui-même ; une vie tranquille n'a qu'un sentier, celui qui passe par la vertu. |} Retour à la liste des locutions latines.
Mihi cura futuri Ovide, Métamorphoses, 13, 362-369. [Traduction : G.T. Villenave ; Paris, 1806.]
Ajax et Ulysse s'affrontent dans une joute oratoire devant les vainqueurs grecs de Troie. Ajax accuse Ulysse de pusillanimité ; Ulysse rétorque qu'Ajax n'est qu'une force brute quand lui-même ménage l'avenir.
{| class="wikitable" | |Ton bras peut servir dans les combats, mais il a besoin que mes conseils le dirigent. Tu n'as qu'une force aveugle, . Tu peux combattre, mais le fils d'Atrée choisit avec moi le temps du combat. Le corps seul agit en toi, dans Ulysse c'est la sagesse ; et autant le pilote qui gouverne le vaisseau est au-dessus du rameur, et le chef d'armée au-dessus du soldat, autant je l'emporte sur toi. |} Retour à la liste des locutions latines.
Modus omnibus rebus Plaute, Pœnulus, ou le jeune Carthaginois, 1, 2, 217-239. [Traduction : Faute de version française complète, cet extrait est issu de la traduction en français de la version anglaise publiée par la Perseus Digital Library (Tuft University).]
Deux jeunes sœurs, Adelphasium et Anterastilis s'entretiennent des hommes, des soins de la maison et de leur mise.
{| class="wikitable" | |ADELPHASIUM : Nous deux, depuis l'aube jusqu'à cette heure, n'avons cessé de laver, récurer, frotter ; de nous habiller, de lisser, polisser, peindre, découper de toutes nos forces ; en même temps, les deux servantes procurées à chacune de nous n'ont cessé de nous assister dans le lavage et le nettoyage ; dans l'eau avec deux hommes d'appoint, elles se sont bien fatiguées. Crois-le! Une seule femme est une plaie ; mais s'il y a deux, elles sont en mesure de donner à la plus puissante nation plus de problèmes qu'il n'en faut ; d'être nuit et jour, toujours, à toute heure, à s'habiller, se laver, frotter, polir. Finalement, il n'y a pas de modération chez les femmes ; nous ne savons jamais mettre une limite au lavage et au nettoyage. Mais celle qui s'est lavée, sauf si elle est bien habillée, dans ma notion du moins, c'est comme si elle était sale. ANTERASTYLIS : Je m’étonne, ma sœur, que vous parliez de cette façon, vous qui êtes si savante, discrète et habile ; car, malgré tout le soin que nous portons à notre travail, à peine trouvons-nous quelques admirateurs pitoyables.